ARCHIVÉE - 4.4 L'entraînement des athlètes et la formation des entraîneurs

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ÉTUDE

  • Les athlètes avaient identifié la qualité du programme d’entraînement (coaching) comme l’élément le plus important dans le développement de leur sport.
  • Les athlètes avaient indiqué que les rapports avec leurs entraîneurs étaient souvent compliqués par des difficultés d’ordre linguistique.
  • Les organismes nationaux de sport sont essentiellement responsables de l’élaboration des programmes des entraîneurs ainsi que de l’embauche d’entraîneurs pour les équipes nationales.
  • Peu d’entraîneurs francophones au niveau des équipes nationales.
  • Absence de documents pédagogiques et techniques en français.

Recommandation 12
Sport Canada travaille avec les organismes nationaux de sport afin de déterminer la première langue officielle des entraîneurs des équipes nationales d’ici le 1er avril 2001 et, au besoin, de prendre des mesures pour s’assurer que les entraîneurs des deux groupes de langue officielle aient accès à des postes à ce niveau.

SUIVI

Comme suite au sondage sur les langues officielles, Sport Canada a modifié ses exigences auprès des ONS, dans le cadre de leur demande de financement annuel (hiver et printemps 2003.) Les ONS devront soumettre une liste complète des entraîneurs des équipes nationales en y incluant des données sur la première langue officielle de l’entraîneur ainsi que les langues officielles parlées. Cette information permettra à Sport Canada d’avoir une vue d’ensemble de la capacité bilingue des entraîneurs d’équipes nationales dans tous les sports et de prendre les mesures de redressement qui s’imposent dans certains sports.

Pour donner suite à la seconde partie de la recommandation 12, Sport Canada prévoit demander aux ONS, dans son prochain sondage triennal (2004-2005), s’ils annoncent leurs concours pour combler les postes d’entraîneurs, dans les médias francophones et anglophones. Par la même occasion, il entend inviter les ONS à inclure dans leur plan d’action, des objectifs susceptibles de redresser la situation observée lors de notre étude. L’échéance fixée par Sport Canada pour se conformer à la recommandation semble lointaine (2004-2005), compte tenu que notre recommandation remonte à près de trois ans déjà.

Nous avons recueilli un commentaire intéressant de l’Institut national de formation des entraîneurs (INFE), qui relève du Centre national multisports - Montréal. La formation offerte par l’INFE en français faciliterait l’accès des entraîneurs francophones aux postes nationaux. À Montréal, des candidats francophones de l’INFE se sont prévalus du programme de formation linguistique de l’Association canadienne des entraîneurs professionnels pour parfaire leur connaissance de l’anglais. L’INFE finance le déplacement de certains candidats francophones, qui agissent comme entraîneur stagiaire auprès d’équipes nationales, leur permettant ainsi de se faire connaître et d’augmenter leurs chances d’être intégrés au réseau.

Statut de la recommandation 12 : partiellement mise en œuvre.

Nouvelle échéance : 31 décembre 2003

Recommandation 13
et que Sport Canada travaille avec l’Association canadienne des entraîneurs et les organismes nationaux de sport afin de s’assurer que les guides techniques destinés à la formation des entraîneurs soient offerts dans les deux langues officielles au cours de l’année suivant la publication du présent rapport.

SUIVI

À la recommandation 13, Sport Canada affirme que les résultats du sondage auprès des ONS sont assez positifs car les documents techniques importants pour la carrière d’un athlète « étaient disponibles neuf fois sur dix en 2001 et disponibles simultanément sept fois sur dix, avec une moyenne d’attente de trois mois pour les documents non disponibles immédiatement. » Nous avons des réserves sur la précision de cette évaluation puisqu’elle se fonde sur une moyenne générale.

Mais la mise en œuvre de la recommandation 13 fait par ailleurs l’objet de mesures intéressantes, notamment dans le cadre de la refonte progressive du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE 3M). L’Association canadienne des entraîneurs nous a fourni d’excellents renseignements à cet égard. Les niveaux I à III du Programme visent le travail auprès des équipes sportives et des athlètes aux échelons municipal, scolaire ou provincial. Les niveaux IV et V sont axés sur le travail auprès des athlètes de haut niveau.

Des modifications ont été apportées au PNCE 3M afin que les entraîneurs disposent d’une vaste gamme de programmes reliés à la réalité et aux défis particuliers des divers environnements sportifs. La transition consiste à passer d’un système basé sur des cours et des connaissances (la structure précédente du PNCE 3M) à un système d’éducation et de formation axé sur les compétences (ÉFAC). La nouvelle orientation sera progressivement mise en œuvre par les ONS au cours des prochaines années.

La nouvelle structure du PNCE 3M reconnaît trois types d’entraîneurs, soit ceux qui interviennent (1) en milieu communautaire, (2) dans un environnement compétitif, et (3) dans des programmes où l’accent est mis sur l’instruction des techniques du sport. La transition vers l’ÉFAC implique la production d’un nombre important de documents écrits. L’ACE accorde un soutien financier aux ONS pour la traduction du matériel et les lignes directrices à ce sujet énoncent clairement l’obligation des organismes de rendre disponible la documentation technique simultanément dans les deux langues officielles. Les ONS sont tenus de s’assurer de la qualité des traductions en collaborant avec les associations provinciales sportives du Québec. Avant de passer à une prochaine étape de production de documents écrits, l’ONS doit voir à ce que les documents publiés dans le cadre de l’étape précédente, soient dans les deux langues officielles.

Dans le cadre de la transition à l’ÉFAC Sport Canada et la DGPALO de Patrimoine canadien accordaient à l’ACE une aide supplémentaire de 100 000$ pour 2002-2003. Tel que mentionné précédemment, l’ACE a octroyé ces fonds à 12 ONS pour la traduction de documents techniques. L’ACE estime que ce financement additionnel réservé strictement à la traduction est une stratégie efficace pour soutenir la transition dans son ensemble et s’assurer que les deux communautés linguistiques puissent être desservies convenablement. Compte tenu du volume important de matériel produit pour l’ÉFAC, l’ACE espère l’injection de sommes semblables au cours des trois prochaines années. L’ACE estime à environ 70 000$ les coûts de traduction pour compléter la première phase de la transition de 60 sports. Nous encourageons Sport Canada à accorder des fonds supplémentaires, au cours des prochaines années, pour accélérer la traduction de ces documents.

Statut de la recommandation 13 : partiellement mise en œuvre.

Mise en œuvre continue

4.4.1 L'éducation interculturelle

ÉTUDE

  • Certains entraîneurs étaient peu sensibles aux différences culturelles.
  • Dans certains cas, les entraîneurs ne consentaient pas toujours les efforts nécessaires pour comprendre les athlètes dont la langue était différente de la leur et de patience lors de l’entraînement.
  • Des athlètes ont dû jouer le rôle d’interprètes auprès de leur entraîneur.

Recommandation 14
dès maintenant, Sport Canada travaille avec les organismes nationaux de sport de manière à s’assurer que quelques membres du groupe d’entraîneurs responsables d’une équipe nationale connaissent les deux langues officielles.

SUIVI

En réponse à la recommandation 14, Sport Canada rappelle que le cadre de responsabilité pour les ONS (2001-2005) vise à ce que l’effectif d'entraîneurs puisse répondre aux besoins des athlètes dans la langue officielle de ceux-ci. L’analyse des plans d’action permettra d’assurer un suivi en ce sens. En juin 2002, Sport Canada a émis à l’intention des ONS qui exploitent des centres d’entraînement de haut niveau (CEHN) pour les athlètes, des Normes relatives aux langues officielles applicables aux centres d’entraînement de haut niveau. Le Commissariat aux langues officielles a été consulté dans l’établissement de ces normes qui prévoient notamment la présence d’au moins un entraîneur bilingue dans les CEHN pour répondre aux besoins de chaque équipe ou programme sportif de haut niveau. La mise en œuvre des normes devrait être complétée d’ici avril 2005. Nous y reviendrons plus loin.

Lors du suivi, Sport Canada ne possédait pas de données précises sur la première langue officielle des entraîneurs des équipes nationales mais nos observations confirment que certaines de ces équipes ne comptent aucun entraîneur bilingue, même celles regroupant des athlètes des deux groupes linguistiques. La capacité bilingue des entraîneurs n’est pas un problème dans certains sports, le patinage de vitesse par exemple, mais l’accès à des entraîneurs bilingues compétents au niveau national constituent un défi pour plusieurs disciplines sportives. Les ONS mettent d’abord l’accent sur les qualifications, l’expertise et l’expérience des entraîneurs. Les athlètes considèrent aussi ces éléments comme primordiaux, mais plusieurs sont d’avis que l’absence d’entraîneurs bilingues ajoute grandement à la complexité de l’apprentissage.

Souvent, malgré la présence d'un entraîneur bilingue dans une équipe mixte sur le plan linguistique, l’entraînement se fait souvent en anglais si certains des athlètes sont unilingues. En l’absence d’entraîneurs bilingues lors de compétitions internationales, certaines fédérations tentent d’inclure un membre bilingue pour répondre aux demandes. Bien qu’intéressante comme mesure d’appoint, elle ne saurait se substituer à la présence d’entraîneurs bilingues dans les équipes nationales.

L’Association canadienne des entraîneurs professionnels (division professionnelle de l’ACE) consacre des fonds à la formation linguistique des entraîneurs de haut niveau. Depuis l’an 2000, une dizaine se sont prévalus de ces fonds pour parfaire leur connaissance de la langue seconde, dont cinq en anglais et cinq en français. Les ONS devraient faire connaître davantage la disponibilité de ces programmes aux entraîneurs, étant donné qu’ils collaborent étroitement avec l’ACE dans le contexte de la formation. Certains entraîneurs considèrent que les ONS devraient couvrir les coûts de la formation linguistique si l’exigence du bilinguisme fait partie des normes établies.

Statut de la recommandation 14 : partiellement mise en œuvre.

Nouvelle échéance : dès maintenant

Recommandation 15
dès maintenant, Sport Canada collabore avec les organismes nationaux de sport et l’Association canadienne des entraîneurs afin d’élaborer du matériel pédagogique et des aides d’entraînement qui permettraient aux entraîneurs de travailler avec des équipes mixtes sur le plan linguistique.

SUIVI

Pour la recommandation 15, Sport Canada a affiché sur ses sites intranet et Internet, un lexique bilingue de 34 sports d’été. Il rappellera aux ONS la disponibilité de cette source terminologique. Sport Canada dit être également à la recherche d’autres lexiques sportifs pouvant servir à la clientèle des ONS et des entraîneurs. À part cette mesure, nous n’avons pas constaté que du matériel pédagogique ou des aides d’entraînement permettant aux entraîneurs de travailler avec des équipes linguistiques mixtes avaient été élaborés.

Statut de la recommandation 15 : non mise en œuvre.

Nouvelle échéance : 30 juin 2004



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