ARCHIVÉE - 4.2 Les organismes nationaux de sport

AvertissementLa Norme sur la facilité d'emploi des sites Web remplace ce contenu. Cette page Web a été archivée parce que les Normes sur la normalisation des sites Internet 2.0 ont étés annulées.

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Page 7 de 14

4.2.1 Les politiques relatives aux langues officielles

ÉTUDE

  • La capacité des organismes nationaux de sport à exécuter leurs programmes dans les deux langues officielles varie dans chacun des sports, selon les membres, le budget et les antécédents de l’organisme.
  • Un programme de langues officielles solide devrait débuter par une déclaration de principe qui énoncerait clairement que l’organisme reconnaît le français et l’anglais comme étant les langues de communication et de services.

Recommandation 8
d’ici le 31 décembre 2001, Sport Canada travaille avec les ONS pour s’assurer qu’ils adoptent des énoncés de politique pertinents sur les langues officielles.

SUIVI

Nous n’avons pas constaté d’éléments probants selon lesquels les ONS auraient élaboré des énoncés de politique qui tiendraient compte de tous les aspects de leurs services. Sport Canada admet que certains énoncés sont incomplets ou insatisfaisants. Afin de rectifier la situation, Sport Canada demande aux ONS ciblés d’adopter des énoncés de politique adéquats dans leurs plans d’action annuels.

Sport Canada a chargé une société d’experts-conseils de rédiger un rapport d’évaluation sur le cycle de responsabilité de 1996-2001. Selon le rapport, le leadership et l’engagement des bénévoles et du personnel sont les facteurs clés qui déterminent jusqu’à quel point un ONS adoptera des politiques et des pratiques qui débordent du cadre strict de responsabilité administrative et qui mettent l’accent sur la nécessité d’offrir des services bilingues. On invoque le plus souvent le manque de ressources comme étant la raison de ne pas accroître davantage la capacité linguistique, mais il n’incombe pas seulement aux organismes plus importants de consacrer plus de ressources aux langues officielles. Le rapport contient quelques exemples d’organismes plus petits qui ont intégré le bilinguisme dans leurs opérations quotidiennes. Les autres facteurs mentionnés sont le nombre de membres francophones et les coûts de traduction.

Statut de la recommandation 8 : partiellement mise en œuvre.

Nouvelle échéance : 31 décembre 2003

4.2.2 Les programmes des langues officielles

ÉTUDE

  • Les organismes nationaux de sport étaient souvent incapables d’offrir des services en français aux athlètes et aux entraîneurs.
  • Souvent, les athlètes ne pouvaient pas communiquer avec les entraîneurs dans la langue de leur choix.

Recommandation 9
Sport Canada demande aux organismes nationaux de sport de revoir la capacité linguistique du personnel, d’ici le 1er avril 2002, dans l’objectif de s’assurer que les athlètes et les entraîneurs puissent recevoir en tout temps les services appropriés dans la langue officielle de leur choix.

SUIVI

Sport Canada indique qu’il n’a pas l’autorité de s’immiscer dans la régie interne des ONS et qu’il agit par voie de persuasion. Il dit avoir d’abord mis l’accent sur la capacité linguistique du personnel des Centres d’entraînement de haut niveau (CEHN).

Dans le sommaire du sondage qu’il a mené, Sport Canada indique qu’il lui est difficile de bien cerner la capacité linguistique des ONS puisque les titres et les fonctions des titulaires varient d’un organisme à l’autre. Il conclut que les athlètes et le public avaient, en 2001, un accès facile à des services bilingues, verbaux ou écrits, qui étaient habituellement offerts simultanément. Comme cette évaluation est basée sur des moyennes, il nous paraît difficile de tirer ces conclusions. Sport Canada reconnaît qu’à travers le sondage, se dégagent les éléments suivants : peu de réunions sont bilingues, incluant les documents qui s’y rattachent, les services fournis aux membres des équipes nationales dans le cadre de compétitions tenues à l’étranger font défaut et les services offerts de vive voix par les ONS sont souvent limités.

Nous avons constaté une amélioration quant à la disponibilité de la documentation dans les deux langues officielles et à la simultanéité de leur distribution, bien que la qualité des textes ne soit pas toujours égale. Un athlète a indiqué que son entente contractuelle avec l’ONS n’était pas disponible en français, à moins d’une attente d’une semaine; il a choisi la version anglaise. Dans un autre cas, une fédération nationale a demandé à un athlète francophone de signer aussi la version anglaise de son contrat (son choix étant le français), puisque l’anglais constituait la version officielle. La quantité et la qualité d’informations en français et en anglais paraissant sur les sites Web des organismes varient, mais on note des améliorations à ce chapitre pour plusieurs ONS. À titre d’exemples, les sites des fédérations nationales de taekwondo, de tennis de table et de surf des neiges sont entièrement bilingues et identifient au moyen d’un hyperlien que l’information est disponible dans l’autre langue.

On note des progrès dans la prestation de services de première ligne des ONS. Les connaissances linguistiques en français sont toutefois limitées dans certains cas, notamment celles des directeurs techniques. Des employés de quelques ONS suivent des cours de langue seconde. La Fédération canadienne de soccer, par exemple, rembourse les coûts liés aux cours de langue suivis par tout membre de son personnel qui a réussi sa formation.

Beaucoup de réunions générales des ONS se déroulent presqu’exclusivement en anglais, malgré la présence de francophones et d’anglophones lors de ces événements. En outre, la documentation et les compte-rendus sont souvent disponibles en anglais seulement. Certaines fédérations plus importantes et mieux nanties financièrement prennent des mesures pour assurer la distribution de matériel bilingue et la participation des deux groupes de langues officielles. Par exemple, la fédération nationale de ski alpin, dont le siège est situé à Calgary, mène toutes activités importantes dans les deux langues officielles et s'assure que le matériel est bilingue.

Par ailleurs, les agents de programme de Sport Canada examinent les résultats du sondage pour chaque organisme dont ils sont responsables. Une lettre est envoyée au début de l’année financière à chaque ONS qui reçoit des contributions. Les agents en profitent pour féliciter les organismes qui ont pris des initiatives intéressantes au cours de l’année et attirer leur attention sur les secteurs qui doivent être améliorés. Les ONS doivent inclure dans leur réponse un plan d’action pour améliorer les services dans les deux langues officielles. Le suivi des agents leur permet en outre d’obtenir plus de détails sur la capacité linguistique des ONS.

L’analyse de quelques plans d’action des ONS datant de 2002 révèle qu’il n’y a pas d’uniformité dans la présentation ni dans le contenu; on y retrouve des procès-verbaux, des rapports de progrès, des plans opérationnels et pluriannuels couvrant des périodes diverses. Sport Canada devrait fournir un cadre de rapport aux ONS, en leur spécifiant ce que doit contenir le plan d’action au chapitre des langues officielles. Sport Canada a donc pris certaines mesures pour connaître le profil linguistique du personnel des ONS et leur capacité d’assurer la prestation de services bilingues. Le portrait qui s’en dégage est toutefois imprécis et les services offerts, malgré des améliorations, continuent d’être insuffisants à plusieurs égards.

Statut de la recommandation 9 : partiellement mise en œuvre.

Rapport d’étape : 31 décembre 2003

ÉTUDE

  • Les organismes nationaux de sport estimaient ne pas recevoir suffisamment d’argent pour les coûts de traduction et d’interprétation, par rapport aux attentes du gouvernement fédéral.

Recommandation 10
d’ici le 1er avril 2002, Sport Canada et les organismes nationaux de sport procèdent à un examen conjoint des dépenses des organismes relatives aux langues officielles et établissent des budgets réalistes pour cette activité.

SUIVI

Sport Canada indique que les données du sondage auprès des ONS lui permettent de cerner des tendances en matière de dépenses touchant les langues officielles. En établissant des comparaisons entre ONS sur les dépenses engagées en matière de langues officielles, Sport Canada soutient que ces renseignements peuvent aider ceux-ci à établir des budgets plus réalistes. Mais il ajoute que l’établissement de budgets individuels des ONS n’est pas de son ressort et qu’il a des moyens limités pour intervenir. Sport Canada n’avait pourtant émis aucune réserve quant à la mise en œuvre de cette recommandation lorsque nous avions établi la version finale de notre étude. Nous concluons que l’examen conjoint des dépenses des ONS avec Sport Canada n’a pas été fait, tel que recommandé. Sport Canada doit donc rencontrer les ONS pour évaluer leurs besoins en matière de traduction et revoir avec eux les dépenses qu’ils consacrent à cette fin. L’exercice leur permettrait de voir quels seraient des budgets réalistes pouvant être consacrés à la traduction.

Statut de la recommandation 10 : non mise en œuvre.

Nouvelle échéance : 30 juin 2004



Previous Page | Table of Contents | Next Page