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À l’automne 2002, la Commissaire aux langues officielles a entrepris le suivi d’une étude publiée en juin 2000, Les langues officielles dans le système sportif canadien, dans laquelle nous examinions le bien-fondé d’allégations selon lesquelles les athlètes francophones ne pouvaient pleinement développer leur talent dans le cadre des programmes sportifs en place. Le suivi visait à évaluer dans quelle mesure Sport Canada a mis en œuvre les recommandations que nous avions formulées suite à cette étude.

Selon le suivi, Sport Canada a mis en œuvre trois des 15 recommandations et neuf autres partiellement. Trois recommandations n’ont pas été mises en œuvre. De plus, une recommandation qui était adressée au Conseil du Trésor a été partiellement mise en œuvre.

Dans le cadre du suivi, les enquêteurs ont rencontré plus d’une cinquantaine de personnes impliquées dans le développement de l’athlète de haut niveau et de la formation des entraîneurs, tant à Sport Canada que dans les organismes qu’il finance. Depuis l’étude de juin 2000, nous avons constaté que Sport Canada a pris certaines mesures pour intégrer la dualité linguistique au sein du système sportif canadien. Il a publié la Politique canadienne sur le sport et a établi des normes en matière de langues officielles, pour les centres d’entraînement de haut niveau. Il a aussi mené un sondage auprès des organismes nationaux de sport (ONS) pour examiner dans quelle mesure leurs services étaient disponibles dans les deux langues officielles. Mais malgré les progrès réalisés, le français ne jouit toujours pas du même statut que l’anglais. Dans bien des cas, l’échéance fixée pour donner suite à nos recommandations n’a pas été respectée.

Parmi les améliorations, on note que Sport Canada s’assure que dans le cadre des grands jeux tenus au Canada, des dispositions plus claires relatives à la prestation de services dans les deux langues officielles, sont intégrées dans les conventions multipartites qu’il signe avec ses partenaires. Certains ONS déploient des efforts importants pour rendre leur site Web bilingue, traduire des documents et améliorer la capacité linguistique de leur personnel. En 2002, Sport Canada et la Direction générale du programme des langues officielles de Patrimoine canadien, ont accordé un montant supplémentaire de 100 000$ afin que les ONS puissent traduire des documents techniques servant à l’entraînement (coaching).

Les progrès sont toutefois lents et il ne semble pas avoir d’approche cohérente en matière de mise en œuvre des recommandations. Par exemple, Sport Canada n’a pas entièrement mis en œuvre les recommandations qui le concernent directement, telles que celles reliées aux exigences linguistiques des postes de sa direction générale.

La capacité bilingue des ONS n’est pas encore à la hauteur des attentes tant au niveau de services offerts par les bureaux nationaux qu’au niveau de la formation linguistique des entraîneurs, ce qui a des répercussions sur le développement global des athlètes francophones, dont plusieurs sont encore encadrés par des entraîneurs unilingues dans les équipes nationales. Dans les deux centres nationaux de sport que nous avons visités, beaucoup des services offerts aux équipes nationales ne sont disponibles qu’en anglais, notamment au niveau des services médicaux. Les athlètes brevetés dont la langue de préférence est le français, étaient déjà sous-représentés en l'an 2000 dans l’ensemble des disciplines sportives proportionnellement à la représentation des deux groupes de langue officielle au pays. Ils le sont encore un peu plus aujourd’hui, à 17,3 p. 100. Une nouvelle recommandation a d’ailleurs été formulée à Sport Canada afin qu’il examine cette situation.

En somme, le suivi nous a permis de reconnaître les progrès accomplis mais Sport Canada et ses partenaires doivent clairement redoubler d’ardeur pour relever le défi d’intégrer pleinement la dualité linguistique au sein du système sportif canadien. Nous maintenons nos recommandations qui ont été partiellement mises en œuvre et non mises en œuvre et nous continuerons de suivre l’évolution de ce dossier au cours des mois et des années à venir.



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