ARCHIVÉE - 4.5 Les centres nationaux du sport

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ÉTUDE

  • Il existe six centres nationaux du sport (appelés désormais centres canadiens du sport) au Canada atlantique, à Montréal, à Toronto, à Winnipeg, Calgary et Vancouver.
  • Ils offrent des services centralisés de soutien professionnel et personnel aux athlètes et aux entraîneurs de haut niveau.
  • L’objectif est d’entraîner des athlètes qui seront susceptibles de remporter des médailles olympiques, tout en veillant à ce qu’ils acquièrent les compétences et l’expérience qui seront nécessaires lorsque leur carrière de sportif aura pris fin.
  • On avait constaté l’absence de services médicaux et de services d’orientation en français offerts aux athlètes.

Recommandation 16
Sport Canada prenne les moyens pour que tous les centres nationaux du sport offrent les services médicaux essentiels dans les deux langues officielles d’ici le 1er avril 2001, et organisent des services d’orientation opportuns pour les athlètes francophones qui déménagent pour la première fois dans un milieu à dominante anglophone.

SUIVI

Tel que déjà mentionné, Sport Canada a publié en juin 2002, les Normes relatives aux langues officielles applicables aux centres d’entraînement de haut niveau (CEHN). Plusieurs d’entre eux sont exploités par des ONS, de façon autonome, ou en collaboration avec des CNS. Ces centres d’entraînement proposent aux entraîneurs et aux athlètes de haut niveau une formation et un environnment plus propice à l’entraînement intense et ciblé.

Sport Canada estime que les normes ont une portée qui va au-delà de la recommandation à l’égard des CNS, en ce sens qu’elles s’appliquent aussi à tous les CEHN qui doivent offrir des services bilingues en ce qui a trait à l’entraînement, au matériel technique et aux services administratifs. Les CEHN travaillent conjointement avec les ONS pour offrir des services dans les deux langues officielles. Les ONS qui sont responsables des nouveaux centres et de ceux qui existent déjà, doivent voir à ce qu’au moins un membre de l’effectif des entraîneurs soit à l’aise dans les deux langues officielles et que les athlètes reçoivent les services dans la langue officielle de leur choix, notamment les services de nature confidentielle (p. ex. médecins, psychologues sportifs), les services administratifs et l’information concernant les groupes de soutien locaux. Les centres nationaux du sport doivent conserver les mêmes critères que pour les CEHN, mais le délai d’application des normes peut varier : en avril 2005 dans les centres existants, et dès qu’elles seront établies dans les nouveaux centres.

Nous avons examiné les trois CNS qui ont fait l’objet de notre étude : Calgary, Winnipeg et Montréal.

4.5.1 Le centre national du sport de Calgary

Le centre national du sport de Calgary (CNSC) reçoit 600 000 $ (ce qui représente près du tiers de son budget global) de Sport Canada pour poursuivre ses programmes. La prestation de services médicaux et de soutien professionnel aux athlètes dans les deux langues officielles demeure difficile : les médecins, les physiothérapeutes, les massothérapeutes et les psychologues sportifs sont rarement bilingues. Cependant, le physiothérapeute de l’équipe nationale féminine de hockey est bilingue et, habituellement, l’équipe de ski alpin est accompagnée par un ou deux physiothérapeutes bilingues lorsqu’elle participe à des compétitions en Europe.

Nous avons appris que la prestation en français des services médicaux et de soutien professionnel progresse peu ou pas du tout, en partie, parce que presque toutes les ressources sont embauchées à contrat par le CNS de Calgary. Les services offerts par les psychologues sportifs (ou par d’autres fournisseurs de services professionnels ou médicaux embauchés à contrat par le CNS) sont payés par le centre. Si un sportif est contraint de se rendre à l’extérieur du centre pour obtenir des services bilingues, des frais supplémentaires sont engagés. De plus, même si le fournisseur du service à l’extérieur de centre parle français, il n’est pas nécessairement compétent pour traiter le problème précis de l’athlète. Des commentaires ont été recueillis sur l’importance d’avoir des psychologues sportifs qui non seulement parlent la langue, mais qui comprennent aussi la culture de l’athlète; ce facteur est d’une importance capitale lorsqu’il faut aider l’athlète à surmonter un blocage ou un problème psychologique qui peut l’empêcher de réaliser une performance exceptionnelle.

La transition des athlètes francophones en milieu anglophone, en particulier les jeunes athlètes qui ont grandi dans de petites communautés, demeure un enjeu de taille. Lorsqu’on leur a demandé ce qui pouvait être amélioré, les athlètes ont parlé de tout : de l’orientation au moment de l’accueil, jusqu’aux conditions de logement dans des familles francophones, aux études et à la façon dont les messages sont traduits sur le site Internet du Centre (à titre d’exemple, les règlements sur le dopage).

Bien que les séances soient présentées en anglais, la documentation relative aux trois ateliers obligatoires sur le harcèlement, les drogues, les suppléments et la réorientation professionnelle est disponible dans les deux langues. On nous a indiqué que les athlètes peuvent poser des questions en français. Puisque ces séances sont obligatoires et que l’information donnée est considérée comme prioritaire, celles-ci devraient être offertes en français et en anglais. Le formulaire d’inscription et certains dépliants de la trousse d’information de l’athlète sont disponibles dans les deux langues, mais le guide des services offerts aux athlètes ne l’est pas. Comme c’était le cas lors de l’étude, un employé bilingue du centre de ressources est en mesure d’offrir des services en français.

On observe une tendance à offrir des services bilingues, mais les progrès sont lents. Le centre du sport de Calgary devrait promouvoir et communiquer ses services dans les deux langues officielles d’une manière plus proactive. La déclaration suivante d’un athlète est peut-être celle qui explique le mieux la situation : « ce centre n’est pas le centre du sport de l’Alberta, mais bien un centre canadien du sport et, à ce titre, il devrait être en mesure d’offrir des services bilingues aux athlètes et aux entraîneurs. » (Notre traduction). Le centre doit mettre en place des mécanismes qui permettront d’offrir des services en français, à l’aide de d’autres moyens au besoin.

Lors de la séance de débreffage qui a eu lieu au centre, nous avons formulé les suggestions suivantes :

  • faire participer davantage les athlètes à l’élaboration d’une structure administrative pour améliorer les services en français;
  • s’assurer de la présence d’employés bilingues en première ligne bilingues lors de « l’admission » et à l’orientation pour que les athlètes soient capables de communiquer dans la langue de leur choix;
  • adopter une attitude de soutien des athlètes francophones, pour les aider à surmonter la barrière linguistique.
4.5.2 Le centre

Au moment de notre étude initiale, ni Volleyball Canada, (où résident les équipes nationales masculine et féminine) ni le centre du sport de Winnipeg, n’avaient pris des mesures pour s’assurer que les services médicaux et la consultation psychologique puissent être accessibles en français. Le suivi confirme que la physiothérapie, les services médicaux, la massothérapie et la psychologie du sport, notamment pour l’équipe masculine, sont encore fournis en anglais. Toutefois, le physiothérapeute et le thérapeute sportif de l’équipe nationale fémine sont bilingues. Le physiothérapeute affecté à l’équipe de volley-ball de plage est également bilingue.

Dès l’admission de l’athlète au centre, le gestionnaire des services de la performance prend part à la coordination des services médicaux et des sciences du sport tels que la thérapie sportive, la physiothérapie et la biomécanique. À cette étape, le gestionnaire devrait être plus conscient de l’obligation d’offrir aux athlètes francophones des services dans leur langue. Les fournisseurs de service sont, d’abord et avant tout, retenus selon leurs compétences et l’emplacement géographique; la langue n’est qu’un critère secondaire. Les entrevues ont révélé que les services d’orientation et la psychologie du sport sont deux secteurs à améliorer. Certains athlètes ont dit ne recevoir des services médicaux en français qu’au cours d’événements d’envergure internationale ou pendant les Coupes du monde. Le personnel du centre de Winnipeg a indiqué que les personnes qui demandent des services médicaux en français seraient référées à l’Hôpital général de Saint-Boniface.

Certaines lacunes persistent au niveau des services administratifs dans les deux langues officielles. Aucun nouvel athlète n’est admis en français sur une base individuelle, mais lorsqu’il s’agit d’une équipe, l’admission peut se faire dans les deux langues. Les trois ateliers obligatoires, portant sur l’usage des drogues et des suppléments, le harcèlement, ainsi que sur la carrière et la transition des athlètes, sont présentés en anglais seulement, en raison du petit nombre d’athlètes francophones. Vu l’importance des sujets traités, il conviendrait d’offrir certains ateliers dans les deux langues. Une partie de l’information « statique » est affichée en anglais et en français sur le site Web, mais l’information « interactive » est essentiellement en anglais. Les coûts de traduction du matériel sont en cause et, la plupart du temps, le centre fait appel à des bénévoles. Par ailleurs, le formulaire d’admission de l’athlète est affiché dans les deux langues.

Les athlètes qui font partie du conseil d’administration ont l’habitude de rencontrer le personnel pour déterminer leurs besoins, et le centre tient compte de ces commentaires lorsqu’il offre des services. Ces rencontres pourraient être l’occasion de discuter des besoins et des inquiétudes des athlètes en ce qui a trait aux questions de langues officielles.

Le directeur général du centre du sport de Winnipeg est en poste depuis peu, mais il reconnaît que le centre pourrait faire plus pour communiquer en français avec les athlètes francophones.

Notre compte rendu contenait les suggestions suivantes :

  • adopter une approche proactive à l’égard de la prestation de services et chercher d’autres solutions pratiques;
  • étudier des options pour venir en aide aux athlètes francophones en période de transition;
  • examiner de nouveau les secteurs des services d’orientation et de soutien professionnel qui doivent être améliorés.

L’étude et le suivi ont été l’occasion de nous pencher sur la situation, et nous en sommes venus à la conclusion que Sport Canada et les centres nationaux du sport doivent déployer des efforts concertés pour offrir des services bilingues adéquats. Le leadership et l’engagement sont essentiels à cet égard.

Statut de la recommandation 16 : partiellement mise en œuvre.

Rapport d’étape : 1er avril 2004

4.5.3 Le Centre national multisport - Montréal

Le Centre national multisport - Montréal n’était pas touché par la recommandation 16 puisque les fournisseurs de services du Centre offraient des services professionnels et médicaux dans les deux langues officielles. Aujourd’hui, le centre est toujours en mesure de fournir ces services, incluant la médecine, la psychologie du sport, la physiothérapie et la massothérapie. Environ le cinquième des athlètes brevetés s’entraînant à Montréal sont anglophones.

Les services administratifs, dont les services d’orientation, le matériel destiné aux athlètes ainsi que la plupart des renseignements affichés sur le site Web sont disponibles dans les deux langues. La langue des ateliers obligatoires, portant sur le harcèlement, l’usage de drogues et de suppléments, ainsi que sur la carrière et la transition des athlètes, dépend de l'auditoire. Dans le cadre de rencontres qu’ils tiennent deux fois l’an, les coordonnateurs des centres nationaux de sport responsables des services aux athlètes peuvent partager l’information dont ils disposent (politiques, documents) dans l’une et l’autre langue officielle bien que ce ne soit pas fait systématiquement.



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