ARCHIVÉE - Avant-propos

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Chaque année, entre 200 000 et 250 000 étrangers choisissent de venir vivre au Canada. Ces nouveaux arrivants sont précieux pour le Canada, car ils contribuent à la prospérité économique et à la stabilité démographique du pays, et devraient renforcer son tissu social et linguistique dans le respect de ses valeurs fondamentales. Dans ce contexte, la politique d'immigration devrait être telle qu'elle favorise le maintien d'un équilibre entre les populations francophones et anglophones de tout le pays. Ce n'est malheureusement pas toujours le cas : aux fins de l'étude, nous avons ciblé les communautés où on parle une langue officielle dans un contexte minoritaire et où le nombre d'immigrants est trop faible par rapport à la moyenne nationale. À l'heure actuelle, le faible taux d'immigration est une préoccupation de taille pour les minorités francophones. En effet, toutes proportions gardées, les communautés francophones comptent moins du quart du volume d'immigrants que les communautés anglophones.

Si on parle toutefois d'immigration sous un angle strictement numérique, c'est comme si on regardait la terre du haut des airs : on a une belle vue d'ensemble, mais peu de détails. Bien entendu, la vue d'ensemble est utile, voire nécessaire, mais elle nous donne rarement de l'information sur les réalités du quotidien. Pensons-y, l'immigration, c'est des milliers de familles du monde entier qui foulent le sol canadien, nombre d'entre elles pour la première fois, et qui doivent s'adapter à un nouvel environnement, souvent très différent de ce qu'elles connaissent. Ces personnes doivent trouver un logement, une école, un emploi, un lieu de culte, un médecin. Souvent, elles doivent aussi s'adapter à un nouvel environnement linguistique.

Dans le cadre de la présente étude, nous examinons brièvement les politiques d'immigration et les aspects démographiques de l'immigration, mais nous nous intéressons surtout au vécu des immigrants. L'étude renferme certes des données statistiques et des analyses des changements apportés récemment à la législation sur l'immigration, mais elle porte avant tout sur l'expérience des nouveaux arrivants et des communautés dans lesquelles ils s'établissent. L'auteur de l'étude a rencontré une soixantaine d'immigrants, de membres des communautés, de dirigeants communautaires et de fonctionnaires1. Certaines entrevues n'ont duré qu'une heure, mais un grand nombre ont été beaucoup plus longues. En effet, il peut arriver que la brève rencontre qu'on avait prévue avec un immigrant dure toute une soirée, d'autres membres de sa famille voulant donner leur point de vue. Une telle approche permet non seulement d'obtenir de l'information, mais également de se faire une idée objective de ce que l'immigrant a vécu avant et après son arrivée au Canada.

Il est ainsi possible de brosser un tableau des expériences vécues par l'immigrant et la communauté. Aussi, malgré certaines particularités régionales et locales, nous avons pu définir les principaux obstacles auxquels sont confrontés la majorité des immigrants qui s'établissent dans une communauté minoritaire de langue officielle. D'autres données obtenues de sources gouvernementales et d'organismes communautaires ont permis de confirmer que les étapes et les dimensions de l'immigration qui sont décrites dans le présent document illustrent bien l'expérience de nombreux immigrants au Canada.

L'étude s'adresse aux trois groupes suivants :

  • les immigrants, qui pourront s'identifier aux immigrants dont les expériences personnelles sont relatées ici;

  • les communautés minoritaires de langue officielle, qui devraient être mieux en mesure de reconnaître les défis et les possibilités que présente l'immigration pour elles;

  • les fonctionnaires, qui pourront mieux comprendre le phénomène de l'immigration au sein des communautés minoritaires de langue officielle.

L'étude vise deux objectifs : sensibiliser aux réalités de la vie des immigrants dans les communautés minoritaires et proposer aux gouvernements et aux communautés des mesures concrètes pour attirer et retenir davantage d'immigrants. Une meilleure compréhension des réalités des immigrants devrait susciter le degré d'engagement personnel et de mobilisation de la part des institutions qui est nécessaire pour amener les immigrants et les communautés à devenir de vrais alliés. C'est en dialoguant et en travaillant ensemble dans le respect de l'autre que les immigrants, les communautés et les Canadiens et Canadiennes en général pourront atteindre l'objectif que nous visons tous : des communautés de langue officielle dynamiques, fortes et diversifiées où la dualité linguistique du Canada est bien vivante et s'exprime au quotidien.


1 Des entrevues en profondeur ont été menées au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique pour illustrer la situation dans les grandes régions du Canada, mais ont dû être limitées selon les ressources disponibles. Par ailleurs, le présent rapport ne recense pas de façon exhaustive tous les services qui sont à la disposition des immigrants, mais vise plutôt à faire ressortir des initiatives encourageantes. Les tendances générales et les observations indiquées sont néanmoins importantes pour la majorité des communautés de langue officielle en situation minoritaire.



 

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