ARCHIVÉE - Chapitre 2 – Conclusion

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Dans le présent chapitre, nous avons décrit les étapes que franchissent les immigrants pour s’intégrer à leur nouveau pays de résidence. Toutefois, à l’image d’une maison qui n’est jamais vraiment terminée, l’arrivée d’immigrants modifie sans cesse la perception qu’ont du Canada les Canadiens de souche et les néo-Canadiens. Les nouveaux espaces qu’occuperont les francophones au Canada ne seront pas les mêmes que ceux qu’ont occupés jadis les communautés de Canadiens-français. De plus en plus, la langue commune constitue le lien qui permet aux nouveaux arrivants francophones et aux francophones de souche de créer de nouvelles communautés. Ces communautés seront composées de francophones aux profils très différents; elles seront des groupes hétérogènes dont les membres auront la langue en commun. À mesure que ces changements surviendront, il ne faudra pas que les communautés établies disparaissent ou que les nouveaux arrivants sacrifient les aspects rattachés à leur propre bagage culturel francophone. Les deux peuvent coexister et se compléter, de façon à permettre à tous de trouver de nouvelles façons de vivre dans l’une ou l’autre des langues officielles du Canada. C’est toutefois grâce à cette langue comme dénominateur commun que les nouveaux arrivants francophones et leurs enfants pourront atteindre l’étape finale et ô combien cruciale de leur processus d’immigration, et être en mesure de contribuer eux aussi à la création d’un espace francophone partagé.

Centre des jeunes francophones de Toronto

Le Centre des jeunes francophones de Toronto (anciennement le Groupe jeunesse francophone de Toronto et le Regroupement des jeunes filles francophones de Toronto) occupe deux bureaux au deuxième étage d’un édifice du centre-ville, au coin des rues Yonge et College. La plupart des jeunes visés par les activités du Centre sont les enfants d’immigrants francophones membres d’une minorité visible. L’organisation cherche avant tout à créer des ouvertures économiques et à promouvoir l’intégration sociale. Il n’y a pas de frais d’adhésion, et le Centre reçoit un financement de tous les ordres de gouvernement ainsi que de fondations privées. Dans la mesure du possible, on demande aux jeunes de faire profiter l’organisation de leurs compétences. Les dépliants d’allure professionnelle reflètent parfaitement tout le talent de ces jeunes bénévoles. La directrice du Centre, Léonie Tchatat, est particulièrement fière de deux programmes. La Clé du succès : Programme d’excellence pour les jeunes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles est un programme extrascolaire lancé en janvier 2001 comme un projet pilote. Il vise principalement les étudiants noirs francophones de trois écoles secondaires publiques de Toronto. Des professionnels noirs qui ont réussi sont invités à s’exprimer devant ces étudiants, pour lesquels ils deviennent à la fois des mentors et des modèles. Lors de leurs présentations, ils expliquent ce qu’il faut faire pour réussir. Léonie Tchatat est convaincue que ces interventions ont été une source de motivation extraordinaire. Au sein du premier groupe de 71 étudiants et étudiantes, les enseignants ont observé un regain marqué de confiance en soi. La plupart de ces étudiants sont issus de familles défavorisées. Ce programme les a incités à voir leurs études sous un jour plus positif et à s’intéresser davantage au bénévolat. Les mentors les ont par la suite aidés à planifier leur carrière.

Le deuxième programme vise les jeunes femmes qui ont dépassé l’âge des étudiants de niveau secondaire et souhaitent travailler dans le secteur du service à la clientèle. Pas à pas - La clé de votre réussite est un programme d’alternance travail-études qui a été créé à l’automne de 2001. Les participantes passent 35 heures en classe et 45 heures en milieu de travail à titre de caissières ou autres employés du service à la clientèle dans des magasins de détail avec lesquels le Centre a conclu un partenariat. La formation porte sur les techniques de base du service à la clientèle, l’apprentissage de l’anglais des affaires, les calculs simples, l’acquisition de compétences de base en informatique et la rédaction d’un curriculum vitæ.

Entre 1999 et octobre 2002, le Centre (et ses prédécesseurs) a doublé le nombre de jeunes rejoints grâce à ses activités (leur nombre est passé de 3 000 à près de 6 000).