ARCHIVÉE - Chapitre 2 – L’étape de l’adaptation : Planifier l’avenir

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L'adaptation passe par une plus grande autonomie. Lorsque les immigrants cessent de vivre le stress lié aux premiers temps de l'établissement et commencent à planifier leur avenir de façon plus active et plus éclairée, ils ont le sentiment de contrôler leur situation. Par exemple, si un immigrant doit suivre des cours de langue additionnels pour répondre à des exigences professionnelles précises, il devrait maintenant savoir à qui s'adresser pour s'inscrire à ces cours et ce qu'il devra faire pour acquérir les compétences linguistiques nécessaires. Les immigrants doivent par ailleurs décider s'ils vont ou non mettre à exécution leur plan de carrière initial ou, si ce plan se révèle irréaliste, quelle autre stratégie de carrière ils vont adopter. Il leur faut alors passer en revue les emplois professionnels qui s'offrent à eux avec l'aide d'un conseiller d'orientation professionnelle, de préférence membre de la communauté minoritaire. Ils doivent définir clairement les obstacles et les possibilités, et aboutir à un plan d'intégration réaliste. Si un immigrant cherche à faire reconnaître ses qualifications, il faut qu'il détermine auparavant les éventuels cours de recyclage qu'il devra suivre pour pouvoir exercer la profession de son choix, ainsi que les échéanciers connexes. Si l'immigrant accepte un poste pour lequel il est surqualifié, il faut qu'il sache toutefois clairement quel objectif il vise à long terme, par exemple l'obtention d'une lettre de recommandation de son employeur ou la possibilité d'établir des contacts au sein d'un réseau de professionnels.

 

Notez bien

Une communauté minoritaire qui surveille de près les progrès que fait un immigrant durant sa phase d'adaptation peut s'attendre à gagner un nouveau membre.

À ce stade, il faut que les immigrants puissent se faire eux-mêmes une place au sein de la communauté, plutôt que de dépendre de celle-ci. Lorsqu'on voit l'immigrant commencer à assister aux réunions de parents à l'école de son quartier, c'est l'un des signes qu'il est en train d'acquérir davantage d'autonomie et de s'intégrer à la vie communautaire.

Quant à la communauté, c'est durant cette étape qu'elle doit veiller à ce que l'immigrant ne « passe pas à travers les mailles du filet », mais plutôt à ce qu'il maîtrise assez bien la langue parlée par la majorité, commence à accumuler une expérience de travail au Canada et poursuive un plan de carrière stratégique. L'immigrant qui, rendu au début de l'étape de l'adaptation, s'accroche au contraire toujours à des objectifs de carrière irréalistes (parce que mal définis), risque davantage de ne pas réussir son intégration. Le fossé se creusera entre ses attentes et la réalité du marché du travail, et il pourrait se sentir rapidement en détresse. Le tableau 6 résume les scénarios le plus optimiste et le plus pessimiste à propos d'immigrants sur le point de passer à l'étape de la contribution. À gauche, vous pourrez voir facilement pourquoi un immigrant qui passe avec succès de l'étape de la sélection à l'étape de l'adaptation sera en mesure de contribuer à la communauté, tandis qu'à droite, vous verrez que des échecs à répétition rendent peu probable toute contribution de sa part.

Tableau 6 : Succès ou échec? Deux cheminements pour les immigrants et les communautés