ARCHIVÉE - Chapitre 1 – Nouveaux pays sources : Qui est considéré comme francophone?

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Au Canada, c’est habituellement la langue maternelle qui détermine si une personne est francophone ou anglophone. Cela pose toutefois problème pour un nombre de plus en plus grand de nouveaux arrivants. En effet, de nombreux immigrants francophones ont comme langue maternelle l’arabe, le créole, le lingala, le somali ou le tchilouba, mais ont fait leurs études et travaillent en français. En réalité, la plupart de ces immigrants se considèrent francophones. Cela étant, si on définit les francophones uniquement sur la base de la langue maternelle, on ne tient pas compte de la complexité de la réalité linguistique actuelle.

Pour obtenir une idée plus précise du nombre de francophones, on devrait tenir compte des langues parlées par les immigrants. Une personne dont la langue maternelle est l’arabe mais qui parle le français à la maison serait donc considérée comme francophone. Le tableau 1 indique que le nombre de francophones provenant de pays d’Afrique et des Caraïbes serait largement sous-estimé si on ne tenait compte que de la langue maternelle des immigrants. Par exemple, au Maroc, en Algérie et en Haïti, très peu de gens ont le français comme langue maternelle, mais un grand nombre connaissent le français, voire les deux langues officielles.

Immigrants francophones selon la langue maternelle et la connaissance des langues officielles

Francophone par choix : Une immigrante en Colombie-Britannique

« Nous tous un soleil » est une petite troupe de théâtre de Vancouver qui se produit dans les écoles francophones de la ville dans le cadre d’un programme d’études interculturelles. Après chaque représentation, on discute de problèmes liés au multiculturalisme et de différences culturelles. Shiva, une immigrante du Moyen-Orient, fait partie de la troupe. Qu’est-ce qui pousse une jeune femme dont la langue maternelle est l’arabe à se joindre à une troupe de théâtre francophone? Shiva donne l’explication suivante : avant de quitter son pays d’origine, elle a étudié le français à l’université. Lorsqu’elle est arrivée à Vancouver, elle s’est informée au sujet des services et activités francophones, car elle voulait rencontrer des francophones.

C’est à ÉducacentreSite externe, un centre de formation francophone, que Shiva a établi ses premiers contacts avec la communauté francophone. Elle y a suivi un cours de perfectionnement professionnel et des cours d’anglais et utilisé la base de données sur les emplois. Peu de temps après, elle décrochait un emploi dans une entreprise du secteur des hautes technologies.

Même si elle regrette de ne pas pouvoir utiliser le français au travail, ses activités de loisirs et son réseau social lui permettent de vivre en français. En plus de son travail au sein de la troupe « Nous tous un soleil », elle est journaliste pigiste pour « The/La Source », une publication bimensuelle francophone qui traite du multiculturalisme à Vancouver, et elle participe aux activités de la « Maison de la francophonie » - des espaces francophones qui lui permettent d’exprimer son identité linguistique.

 

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