ARCHIVÉE - 1. Introduction

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Il n’y a pas de défi plus grand pour une société que l’éducation et la préparation des jeunes pour l’avenir – pour le travail et la carrière, pour l’interaction sociale, pour les activités culturelles et de loisirs, pour qu’ils deviennent des citoyens productifs de leur propre pays et des citoyens du monde.

Pour le Canada et les Canadiens, relever ce défi comporte une importante dimension linguistique : s’assurer que tous les Canadiens ont accès à une éducation de premier ordre dans leur langue maternelle officielle, qu’ils ont aussi la possibilité d’apprendre l’autre langue officielle et que les nouveaux arrivants ont la possibilité d’apprendre nos deux langues officielles.

Nous en savons beaucoup sur l’apprentissage en langue seconde aux niveaux primaire et secondaire au Canada, mais nous avons moins de connaissances en ce qui concerne l’apprentissage en langue seconde au niveau universitaire – l’étendue des possibilités actuelles, les principaux enjeux et les défis de même que les mesures qui sont efficaces.

Le présent rapport expose les constatations et les résultats d’une étude d’envergure sur les possibilités d’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes. Elle a été réalisée en 2008 et en 2009 par le Commissariat aux langues officielles.

L’étude a comme objectif d’approfondir notre connaissance des possibilités qui s’offrent aux étudiants de perfectionner leurs compétences dans la deuxième langue officielle tout en poursuivant des études supérieures et en se préparant à leur carrière.

Les objectifs connexes visent à dégager les défis et les obstacles, les modèles et les approches possibles ainsi que des idées pour améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde au niveau universitaire.

L’intérêt porté à cette question illustre les nouvelles réalités socioéconomiques de la mondialisation et les compétences qu’exige une économie fondée sur le savoir, dont des compétences linguistiques et l’ouverture à d’autres cultures.

Cet intérêt découle aussi en partie du grand nombre de diplômés de programmes d’immersion et d’autres programmes de langue seconde qui étudient présentement ou se préparent à étudier au niveau postsecondaire.

En outre, le gouvernement du Canada se doit, dans le cadre du renouvellement de la fonction publique, d’avoir accès à un bassin plus considérable de recrues bilingues.

Le Commissariat y trouve aussi un intérêt en raison des modifications apportées à la Loi sur les langues officielles par le Parlement en 2005, lesquelles renforcent l’engagement législatif du gouvernement du Canada de prendre des mesures positives et de travailler avec les autres parties intéressées afin de promouvoir la dualité linguistique du Canada. Ces mesures comprennent l’apprentissage de la langue seconde et visent une meilleure compréhension entre les deux communautés de langue officielle du pays.

Il importe également de noter que le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes a récemment déposé un rapport intitulé 5 000 postes bilingues à combler chaque année : Le rôle des institutions postsecondaires dans la promotion de la dualité linguistique canadienne, lequel traite de questions liées à l’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes et où sont formulées plusieurs recommandations1.

Cette étude porte sur le français en tant que langue seconde partout au Canada et également, au Québec, sur l’anglais en tant que langue seconde. C’est le sens donné à l’expression langue seconde dans le cadre du présent rapport.

Nous espérons que cette étude encouragera les établissements, les gouvernements et les autres parties intéressées à travailler ensemble pour améliorer l’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes.

Il y a plus de 40 ans, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme avait souligné, dans son rapport, l’importance de l’apprentissage de la langue seconde pour le Canada et les Canadiens.

L’année 2009 marque le 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles. Le temps est venu pour le Canada de veiller à ce qu’un véritable continuum de possibilités d’apprentissage en langue seconde soit mis à la disposition de tous les Canadiens de l’école primaire jusqu’au marché du travail en tant qu’élément essentiel pour relever le défi qu’est la préparation des jeunes pour l’avenir.

Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme

« […] la majorité des Canadiens estiment que l’école doit dispenser cet enseignement et optent en l’occurrence pour l’"autre" langue officielle de notre pays […].

Aujourd’hui, sur tous les continents, sauf en Amérique du Nord peut-être, l’étude d’une langue étrangère va de soi, tout comme celle de la géographie ou des mathématiques […].

Il [le jeune Canadien] est destiné à vivre dans un monde de mobilité et de haute concurrence. Quels parents peuvent prévoir en 1968 où leurs enfants seront établis en l’an 2000? Quelles carrières s’offriront à eux? On peut prédire toutefois de meilleures chances d’avenir aux enfants qui apprennent une langue seconde, l’anglais ou le français. […]

En outre, l’acquisition d’une deuxième langue est source d’enrichissement, car elle ouvre à une autre culture. Au Canada, cette autre culture est celle d’un grand nombre de Canadiens. […] En multipliant les bilingues, [l’]enseignement [de la langue seconde] réduira le fossé linguistique. Il peut jouer un rôle considérable aussi en favorisant au sein de chaque groupe la compréhension des attitudes et des aspirations de l’autre. […]

On ne saurait mettre en doute la nécessité d’enseigner une deuxième langue. La majorité des Canadiens, conscients de cet impératif, estiment que tous les écoliers doivent apprendre le français ou l’anglais, selon le cas, comme deuxième langue. De plus, il est conforme à l’intérêt du pays qu’ils apprennent l’autre langue officielle. Il ne s’agit donc pas de savoir si cet enseignement est opportun, mais comment l’améliorer. »

Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, Livre II : L’éducation

 

« En 40 ans, le Canada a fait des progrès marqués en matière de bilinguisme individuel […].

Cela dit, différents obstacles se dressent toujours devant une partie des Canadiens qui gagnerait à apprendre le français ou l’anglais langue seconde ou qui souhaiterait le faire. Cette situation doit être corrigée.

En effet, alors que le Canada affronte une crise économique et financière majeure qui touche toute la planète, il importe d’insister sur le fait que les enjeux économiques et linguistiques, contrairement à ce que certains pensent, sont liés. […]

Par conséquent, tout recul du gouvernement fédéral quant à ses engagements en matière de dualité linguistique ou tout ralentissement de la mise en œuvre des programmes d’appui à l’apprentissage du français ou de l’anglais langue seconde des provinces et territoires risqueraient d’avoir des répercussions importantes sur l’économie du pays. Il pourrait en fait s’agir d’une erreur grave que nous mettrions sans doute des années à corriger.

L’attitude des Canadiens face à l’apprentissage du français ou de l’anglais langue seconde n’a jamais été aussi favorable. […]

Le gouvernement fédéral et ses partenaires devraient tabler sur cet appui solide et intensifier de façon cohérente leur soutien à la mise en place d’un véritable continuum en matière d’apprentissage des langues officielles partout au Canada. »

Graham Fraser, commissaire aux langues officielles, Rapport annuel 2008-2009

« [A]ssurer que cet accès est possible partout au Canada [est] un investissement important dans l’avenir de notre pays qui permet aux jeunes Canadiens d’acquérir des compétences qui leur serviront sur les plans professionnel, personnel et culturel. Dans les circonstances économiques actuelles, les compétences linguistiques constituent un facteur important de mobilité professionnelle et un avantage concurrentiel. […]

Après 40 ans de politiques linguistiques, il est grand temps d’ouvrir les derniers tronçons de cette route. »

Graham Fraser, commissaire aux langues officielles, Déclaration aux médias à l’occasion du dépôt du Rapport annuel 2008-2009

Notes

1 Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes, 5 000 postes bilingues à combler chaque année : Le rôle des institutions postsecondaires dans la promotion de la dualité linguistique canadienne, http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=3999183&Mode=1&Parl=40&Ses=2&Language=FSite du gouvernement.



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