ARCHIVÉE - Résumé

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La connaissance de nos deux langues officielles est importante pour les jeunes Canadiens qui préparent leur avenir.

La mondialisation et l’économie fondée sur le savoir privilégient des nouvelles compétences, y compris les compétences linguistiques et l’ouverture à d’autres cultures. La capacité de parler les deux langues officielles du Canada, et même d’autres langues, a de plus en plus de valeur pour ce qui est des possibilités d’emploi et de carrière ainsi que du développement et de l’enrichissement personnels.

L’apprentissage de la seconde langue officielle est également essentiel pour la citoyenneté et l’identité canadiennes, et pour favoriser une meilleure compréhension entre les Canadiens. Par ailleurs, dans le contexte du renouvellement de la fonction publique, le gouvernement du Canada doit avoir accès à un bassin plus considérable de candidats bilingues afin de veiller à ce que la fonction publique reflète la diversité linguistique et régionale du Canada.

Le Canada doit fournir un véritable continuum de possibilités d’apprentissage en langue seconde à tous les Canadiens et les Canadiennes, de l’école primaire au marché du travail. Il s’agit là d’un élément intégral de la préparation de nos jeunes pour qu’ils deviennent, dans l’avenir, des citoyens productifs de leur propre pays et des citoyens du monde.

Bien que nous ayons une connaissance approfondie de l’apprentissage en langue seconde aux niveaux primaire et secondaire au Canada, nous en savons moins en ce qui concerne l’apprentissage en langue seconde au niveau universitaire : l’étendue des actuelles possibilités d’apprentissage en langue seconde, les principaux enjeux et les défis, sans oublier ce qui est efficace.

Ces considérations ont incité le Commissariat aux langues officielles à entreprendre une étude d’envergure sur l’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes. L’étude comportait un sondage approfondi mené auprès des établissements; des groupes de discussion avec des étudiants, des professeurs et des administrateurs; des interviews avec des cadres supérieurs d’universités, des spécialistes de l’apprentissage linguistique, des représentants des gouvernements ainsi que du secteur privé, de l’éducation et d’autres organismes. Un comité consultatif a également été mis sur pied dans le cadre de l’étude et regroupait des représentants d’universités, de gouvernements et d’autres organisations intéressées.

L’étude a permis de déterminer que, même si bon nombre d’universités au Canada offrent une gamme de programmes et de cours d’apprentissage en langue seconde, il y a de sérieuses lacunes et des besoins non comblés.

Notamment, les possibilités d’étudier en langue seconde de façon intensive sont limitées – par exemple, s’inscrire à des programmes d’immersion, suivre des cours dans son domaine dans sa langue seconde ou suivre des cours de langue seconde adaptés à diverses disciplines universitaires.

En outre, l’étude a révélé que la collaboration entre les établissements de langue française et de langue anglaise au Canada, visant à promouvoir l’apprentissage en langue seconde, y compris les possibilités d’échanges entre les établissements, est faible. Elle a également montré que les politiques et les exigences en langue seconde sont généralement minimales ou inexistantes à l’université.

Selon l’étude, les étudiants jugent que l’apprentissage en langue seconde est important pour eux, et ce, pour diverses raisons – pour la carrière et l’emploi, certainement, mais également pour le perfectionnement personnel – et ils cherchent des possibilités intensives et plus diversifiées pour perfectionner leurs compétences en langue seconde.

Parmi les principales constatations portant sur ce qui fonctionne et ce qui est efficace en matière d’apprentissage en langue seconde, mentionnons ce qui suit :

  • L’apprentissage fondé sur le contenu peut être très efficace et donner de bons résultats.
  • Les possibilités d’utiliser et de pratiquer la langue seconde à l’extérieur de la salle de classe et d’interagir avec des personnes de l’autre groupe linguistique sont indispensables.
  • Il importe de compter sur de bons professeurs, des classes plus petites et des appuis à l’apprentissage comme des tuteurs et de l’aide en grammaire et en rédaction.
  • Les principaux facteurs de réussite permettant de structurer des programmes en langue seconde efficaces comprennent les enjeux liés aux finances et au financement; le leadership et l’engagement des plus hauts niveaux de l’administration universitaire; ainsi que la planification, l’organisation et la coordination.

Les résultats de l’étude ciblent diverses orientations générales et des domaines auxquels il faut porter attention.

Premièrement, les universités doivent améliorer les possibilités d’apprentissage intensif en langue seconde.

Deuxièmement, les établissements de langue officielle minoritaire – les établissements de langue française dans les autres provinces et les établissements de langue anglaise au Québec – présentent un grand potentiel pour offrir aux jeunes Canadiens de telles possibilités, et ce potentiel doit être mieux exploité.

Troisièmement, les partenariats et la collaboration entre les établissements, et le recours à la technologie, permettent d’envisager de faire davantage, et ce, de façon plus efficace.

Quatrièmement, on devrait donner la priorité à l’augmentation des échanges et des possibilités concrètes pour permettre aux étudiants d’utiliser leur langue seconde et d’interagir avec des personnes qui parlent cette langue.

Cinquièmement, dans les universités, des politiques et des exigences plus rigoureuses en matière de langue seconde devraient faire partie d’une stratégie globale visant à améliorer l’apprentissage en langue seconde au niveau universitaire au Canada.

Et finalement, davantage d’activités d’information, de promotion et de marketing sont nécessaires pour mieux faire connaître aux étudiants les avantages de l’apprentissage en langue seconde et les possibilités dont ils disposent.

Un certain nombre de modèles ou d’approches générales ont été ciblés durant l’étude du Commissariat, notamment l’étude dans un établissement qui offre un enseignement dans la langue seconde de l’étudiant et de l’immersion dans le milieu de la langue seconde; l’étude dans un établissement bilingue; le recours à des partenariats avec des établissements qui offrent de l’enseignement dans l’autre langue pour améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde; l’adaptation des cours de langue seconde aux disciplines universitaires en ayant recours au contenu et au vocabulaire d’une matière scolaire pour enseigner la langue seconde.

Le commissaire aux langues officielles formule certaines recommandations – aux établissements, aux gouvernements et autres parties intéressées – pour améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes.

Il faut espérer que les résultats de la présente étude encourageront les gouvernements, les établissements et toutes les parties intéressées à collaborer afin d’améliorer l’apprentissage en langue seconde au niveau universitaire au Canada et de mieux aider les jeunes Canadiens à se préparer pour l’avenir.



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