ARCHIVÉE - 9. Recommandations

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La section suivante présente les recommandations du commissaire aux langues officielles à l’intention des gouvernements, des universités et des autres partenaires clés.

9.1 Les premières étapes

Recommandation 1 : Adoption réelle de mesures

Afin d’assurer le suivi des conclusions et des recommandations énoncées dans le présent rapport, le commissaire aux langues officielles recommande au ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, compte tenu de son mandat qui consiste à favoriser et à soutenir l’apprentissage du français et de l’anglais au Canada, de convoquer une réunion des parties intéressées, y compris les universités, les organisations à caractère éducatif, les spécialistes de l’apprentissage linguistique et les gouvernements, afin de discuter des moyens d’améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes ainsi que de déterminer les éventuelles prochaines étapes et les mesures à prendre.

9.2 Des recommandations à l’intention des gouvernements

Les gouvernements, c’est-à-dire le gouvernement du Canada ainsi que les gouvernements provinciaux et territoriaux, ont un intérêt essentiel et un rôle important à jouer dans la promotion et le soutien de l’amélioration des possibilités d’apprentissage en langue seconde au sein des universités canadiennes.

À cette fin, les gouvernements devraient prendre des mesures dans leurs champs de compétences respectifs et travailler conjointement ainsi qu’en collaboration avec les universités et d’autres parties intéressées.

Notamment, les gouvernements devraient faire preuve de leadership, élaborer des politiques appropriées en matière d’apprentissage en langue seconde et en faire la promotion, réunir différents partenaires en vue de prendre des mesures et mettre une aide financière adéquate à la disposition des établissements.

Recommandation 2 : Inscription de l’apprentissage en langue seconde parmi les priorités

Le commissaire aux langues officielles recommande au ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles ainsi qu’aux gouvernements provinciaux et territoriaux, par l’entremise du Conseil des ministres de l’Éducation (Canada), d’élaborer un énoncé global de politique reconnaissant l’apprentissage en langue seconde en tant qu’élément intégral de l’enseignement universitaire au Canada, et d’inciter les universités à offrir des possibilités améliorées d’apprentissage en langue seconde. Cette politique devrait définir l’amélioration des possibilités d’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes comme un domaine d’action prioritaire conjoint, et les gouvernements devraient entamer des discussions sur les meilleurs moyens de travailler en collaboration avec les universités et d’autres parties intéressées à cette fin.

 

Recommandation 3 : Création d’un nouveau fonds

Le commissaire aux langues officielles recommande au gouvernement du Canada ainsi qu’aux gouvernements provinciaux et territoriaux de créer un nouveau fonds visant à offrir une aide financière aux universités afin que celles-ci élaborent et mettent en œuvre de nouvelles initiatives destinées à améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde. Cependant, ce fonds ne devrait pas avoir pour effet de diminuer le soutien actuel ni le besoin de soutien supplémentaire des établissements de langue minoritaire et des établissements bilingues.

Ce fonds devrait fournir un financement supplémentaire s’ajoutant aux ressources déjà octroyées dans le cadre des ententes en matière d’enseignement des langues officielles, et il devrait comprendre des mécanismes de responsabilisation axés sur les résultats et de production de rapports à l’intention du public, y compris des indicateurs de rendement convenus ainsi que des dispositions visant à promouvoir la mobilité des étudiants au pays.

La priorité devrait être accordée aux initiatives prévoyant la collaboration entre les établissements de langue française et de langue anglaise, particulièrement ceux qui se trouvent en situation linguistique minoritaire de même que les établissements bilingues ainsi qu’aux initiatives augmentant les occasions offertes aux étudiants de vivre et d’étudier dans le contexte de leur langue seconde. Il faudrait également accorder du soutien aux projets pilotes et à la diffusion de renseignements sur les résultats et les pratiques efficaces.

Dans le contexte de ce fonds, le commissaire aux langues officielles recommande au gouvernement du Canada ainsi qu’aux gouvernements provinciaux et territoriaux de créer un nouveau programme visant à promouvoir les occasions offertes aux étudiants d’étudier de façon intensive dans leur langue seconde au sein d’un autre établissement canadien. Ce programme serait l’équivalent canadien des programmes Erasmus et Erasmus Mundus, couronnés de succès, qui ont été conçus pour favoriser la coopération entre les universités européennes, l’échange et le dialogue entre les cultures de même que la mobilité des étudiants et des universitaires, dans le but de préparer les participants à vivre dans une société mondiale axée sur les connaissances.

La recommandation suivante, qui s’adresse au gouvernement du Canada, concerne l’apprentissage en langue seconde et la fonction publique.

Recommandation 4 : La fonction publique et les universités

Le commissaire aux langues officielles recommande au gouvernement du Canada, dans le cadre du renouvellement de la fonction publique, d’inscrire parmi ses priorités la collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’avec les universités afin d’augmenter le bassin de candidats bilingues capables de pourvoir des postes au sein de la fonction publique et de veiller à ce que ces possibilités soient accessibles à tous les Canadiens.

Plus précisément, le commissaire recommande que :

  • le gouvernement du Canada accélère l’exécution de l’engagement énoncé dans la Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne 2008-2013, qui consiste à mener un projet pilote avec l’École de la fonction publique du Canada, visant à offrir ses produits d’apprentissage aux universités canadiennes, et qu’il élargisse le projet pour englober d’autres universités;
  • la Commission de la fonction publique élabore, en collaboration avec les universités, un cadre de travail sur les aptitudes linguistiques, comme le Cadre européen commun de référence pour les langues, afin d’établir des équivalences entre les examens administrés par la fonction publique et ceux qu’emploient les universités, et d’envisager la possibilité de confier aux universités la tâche de qualifier préalablement les étudiants selon les différents niveaux de compétences linguistiques que doivent atteindre les candidats pour occuper un poste au sein de la fonction publique;
  • le gouvernement du Canada travaille en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’avec les universités pour améliorer le volet des langues officielles des programmes universitaires liés à l’administration publique du pays au sens large. Cette recommandation devrait tenir compte du fait que la dualité linguistique et la politique sur les langues officielles constituent des éléments fondamentaux de l’administration et de la politique publique au Canada; offrir aux étudiants qui suivent par exemple des programmes d’administration publique, de sciences politiques et de droit d’améliorer leurs compétences dans leur langue seconde; leur offrir la possibilité d’étudier dans ce domaine dans leur langue seconde; leur offrir la possibilité d’étudier et de travailler dans un environnement où se parle leur langue seconde.

9.3 Des recommandations à l’intention des universités

Une importante responsabilité des universités canadiennes consiste à prendre des mesures visant à améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde pour les jeunes. Elles doivent satisfaire davantage aux besoins des étudiants et les préparer à leur entrée sur le marché du travail. Les recommandations suivantes comprennent des mesures qui sont proposées aux universités, de façon individuelle et collective.

Recommandation 5 : Adoption de mesures

Le commissaire aux langues officielles recommande aux établissements individuels d’élaborer des stratégies et des plans d’action destinés à améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde, en fonction de leur propre situation et de leur propre contexte.

Plus précisément, le commissaire recommande aux établissements de créer plus de possibilités d’apprentissage intensif en langue seconde et de les offrir aux étudiants, notamment des cours de langue seconde se rapportant à leur domaine d’étude, des possibilités d’étudier dans leur langue seconde ainsi que des possibilités de vivre et d’étudier dans un environnement où se parle leur langue seconde et d’entrer en contact avec des personnes employant l’autre langue.

Le commissaire aux langues officielles recommande aux établissements de se concentrer particulièrement sur la collaboration avec les autres établissements et d’utiliser la technologie à cette fin.

 

Recommandation 6 : Examen de différentes approches

Le commissaire aux langues officielles recommande à l’Association des universités et collèges du Canada d’examiner, en collaboration avec les universités, différentes approches permettant d’améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde grâce à la promotion de la collaboration et de partenariats accrus entre les établissements.

Cette recommandation pourrait nécessiter la création d’un groupe de travail réunissant les établissements intéressés, dont le mandat consisterait à examiner les enjeux principaux et à formuler des propositions et des conseils à l’intention des recteurs et des gouvernements, y compris des propositions de projets pilotes en vue de mettre à l’essai une variété de modèles et d’approches.

Cette recommandation pourrait également nécessiter la création d’un groupe de travail réunissant des établissements de langue française situés à l’extérieur du Québec, dont le mandat consisterait à examiner les enjeux et à formuler des propositions concernant l’attraction et l’intégration des étudiants anglophones, ainsi qu’à améliorer la collaboration en matière d’apprentissage en langue seconde avec des établissements de langue anglaise.

 

Recommandation 7 : Obtention d’un plus grand nombre de renseignements

Le commissaire aux langues officielles recommande aux universités de recueillir davantage de renseignements sur la volonté et la capacité des professeurs de donner des cours dans l’autre langue de même que sur les objectifs d’apprentissage des étudiants en matière de langue seconde et le type de possibilités qu’ils aimeraient avoir.

Des sondages et des études à ce sujet pourraient être menés par les universités, de façon individuelle, ou encore collectivement par l’entremise de l’Association des universités et collèges du Canada et d’autres parties intéressées.

 

Recommandation 8 : Adoption de politiques en matière de langue seconde

Le commissaire aux langues officielles recommande aux universités d’adopter des politiques officielles en matière d’apprentissage en langue seconde dans le cadre d’une stratégie générale visant à améliorer cet apprentissage.

Le commissaire aux langues officielles recommande également aux universités de trouver d’autres moyens de reconnaître l’importance de l’apprentissage en langue seconde et de démontrer la valeur qu’elles y attachent.

Cette recommandation pourrait comprendre, par exemple, l’ajout d’exigences nouvelles ou renforcées aux exigences générales de l’université ou ciblant des disciplines précises, la reconnaissance des défis associés à l’apprentissage en langue seconde au moyen d’une immersion ou d’autres formes d’étude intensive dans la langue seconde, ainsi que la prise en considération de cette expérience dans l’évaluation des dossiers d’admission à l’université ou à des programmes en particulier.

9.4 Des recommandations relatives à la poursuite des études et des recherches

Recommandation 9 : Poursuite des études

Le commissaire aux langues officielles recommande aux gouvernements, aux universités, au secteur privé et aux autres organismes de mener d’autres recherches sur l’apprentissage en langue seconde à l’université. Ils pourraient entre autres s’intéresser aux sujets suivants :

  • la demande des employeurs et du marché du travail concernant la connaissance d’une langue seconde (gouvernements, organismes du secteur privé et autres parties intéressées);
  • des données et des renseignements supplémentaires sur l’apprentissage de la langue seconde à l’université, par exemple l’expérience d’apprentissage de la langue seconde et les compétences linguistiques des étudiants qui entrent à l’université, ainsi que les niveaux de compétences linguistiques au moment de l’obtention du diplôme universitaire (gouvernements, universités, Association des universités et collèges du Canada et autres parties intéressées);
  • l’expérience, les politiques, les modèles et les pratiques efficaces des autres pays en matière d’apprentissage en langue seconde à l’université (gouvernements, Association des universités et collèges du Canada et autres parties intéressées).


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