ARCHIVÉE - 2. Profil de la communauté anglophone de la Basse-Côte-Nord

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2.1 Population

2.1.1 Historique

La Basse-Côte-Nord fait face à la côte ouest de Terre-Neuve, là où le détroit de Belle-Isle se jette dans le golfe du Saint-Laurent. Elle s’étend de Blanc-Sablon (à la frontière du Labrador) à Kegaska (qui fait face à la pointe est de l’île d’Anticosti). Elle constitue une sous-région de la région administrative provinciale de la Côte-Nord. Elle abrite 14 communautés, réparties sur 400 kilomètres de littoral accidenté et, dans la plupart des cas, accessibles uniquement par traversier, avion ou motoneige, en hiver. Les deux municipalités à son extrémité est, Bonne-Espérance et Blanc-Sablon, sont reliées par une route au sud du Labrador, lequel est accessible par traversier depuis Terre-Neuve. La Basse- Côte-Nord compte deux grandes communautés innues, La Romaine et Pakuashipi.

Pendant des milliers d’années, les abondantes ressources de la Basse-Côte-Nord ont attiré différents peuples, intéressés par la pêche, les baleines, l’huile de phoque et la fourrure. Il y a environ 9 000 ans, le secteur était habité par les Inuits et les Innus, puis les colons basques, français et anglais y sont débarqués. En 1534, l’explorateur français Jacques Cartier, naviguant le long de la Basse-Côte-Nord, se serait écrié « Terre de Caïn ». Dans les années 1760, la Grande-Bretagne a pris le contrôle de l’Amérique du Nord, et les compagnies britanniques ont fait main basse sur bon nombre de postes de traite. Des marchands de pêche bilingues, venus de l’île de Jersey, sont arrivés dans la région pour y installer des usines de transformation de la morue, ce qui attira de nouvelles vagues de colons. La plus imposante – et la plus récente – vague d’immigrants est venue de Terre-Neuve, au XIXe siècle. Ces nouveaux arrivants ont introduit de nouvelles traditions et enrichi le creuset culturel unique de la Côte. La population est aujourd’hui principalement anglophone, et une proportion importante y aurait des racines métisses.

Jadis considérés comme illimités, les stocks de morue qui avaient attiré au départ tant de colons et de pêcheurs se sont effondrés dans les années 1990, ce qui a amené le gouvernement fédéral à décréter, en 2003, un moratoire sur la pêche de cette espèce. Bien que les stocks soient en train de se renouveler, l’effondrement de l’industrie de la pêche de la morue de l’Atlantique a entraîné un bouleversement socioéconomique dans la région. Les citoyens ont dû alors se lancer dans d’autres activités économiques (d’autres espèces de poisson, des ressources fauniques non ligneuses, telles que les baies sauvages, et l’écotourisme); bon nombre ont eu à migrer, de façon temporaire ou permanente, pour trouver de l’emploi ailleurs. La population de cette région éloignée a fortement diminué ces dernières décennies. Pour tout dire, on estime qu’environ la moitié de la population adulte de la région quitte la Côte à un moment ou à un autre, durant l’année, pour trouver du travail.10

L’effondrement de la principale activité économique de la région a également entraîné l’exode des jeunes, qui bénéficient de peu de possibilités d’emploi dans la région, ainsi qu’une multiplication des problèmes sociaux découlant de la situation économique instable, comme l’abus d’alcool et de drogues, et le poids que représentent les soins aux personnes âgées. La situation est aggravée par le manque de routes côtières, qui rend le transport coûteux et incertain en raison de la géographie de la région et des conditions météorologiques souvent rigoureuses. Les communautés de la Basse-Côte-Nord doivent donc relever un double défi en vue d’assurer leur développement durable et d’améliorer leur vitalité.

2.1.2 Démographie11

Le profil démographique a été établi à partir des données de la région métropolitaine de recensement de la Minganie-Basse-Côte-Nord.

Profil démographique
Selon le recensement de 2006, la population dont la première langue officielle parlée est l’anglais s’élève à 3 505 personnes, soit 82,5 p. 100 de la population totale de la région de la Basse-Côte-Nord (Blanc-Sablon, Bonne-Espérance, Saint-Augustin, Gros-Mécatina et la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint- Laurent).

Âge
Près d’un membre sur cinq de la communauté anglophone de la Basse-Côte-Nord a moins de 15 ans, tandis que 13 p. 100 ont plus de 65 ans, ce qui est comparable aux taux dans l’ensemble de la région (les anglophones composent la grande majorité de la population).

Origines et migration
On ne compte pratiquement pas d’immigrants mais, selon le recensement de 2001, quelque 18 p. 100 de la population d’expression anglaise de la Basse-Côte-Nord déclarent être nés dans une autre province du Canada.

Langue
D’après le recensement de 2006, la communauté anglophone de la Basse-Côte-Nord présente un taux relativement bas de transfert linguistique. Quatre anglophones sur cinq de la Basse-Côte-Nord déclarent ne comprendre que l’anglais, et le taux de bilinguisme est de 20 p. 100, comparativement à 69 p. 100 pour la population d’expression anglaise de la province.

Conditions socioéconomiques
Les taux de chômage sont plutôt élevés dans les secteurs de la Basse-Côte-Nord où se trouvent des concentrations d’anglophones. En 2001, le taux était bien supérieur à 30 p. 100 pour l’ensemble de la population anglophone de la Basse-Côte-Nord et il atteignait une crête de 60 p. 100 à Bonne-Espérance. Par conséquent, le taux d’anglophones de la Basse-Côte-Nord recevant des paiements de transfert gouvernementaux dépassait les 30 p. 100, taux de loin supérieur à celui pour les anglophones d’autres régions de la province et à la moyenne provinciale. Ces statistiques s’expliquent par une dépendance élevée à l’égard des emplois saisonniers de la pêche et des emplois hors de la région – construction, chasse et camps de pêche.

2.1.3 Sommaire

De façon générale, les communautés d’expression anglaise de la Basse-Côte-Nord ont connu une diminution lente, mais soutenue de leur population. Trois caractéristiques prédominantes (comparativement à la population globale de la région) se dégagent de ce profil démographique : une proportion supérieure d’aînés, un niveau de bilinguisme plus faible que dans les autres communautés d’expression anglaise (découlant de la nature isolée de bon nombre des collectivités de la Basse-Côte-Nord), et un taux de chômage élevé, qui engendre une migration saisonnière et temporaire de citoyens en quête de travail.

2.2 Ressources communautaires

En tant que membres d’une communauté historique, les citoyens anglophones de la Basse-Côte-Nord ont créé de nombreuses ressources communautaires. La vie culturelle y est active et variée, et englobe, entre autres volets, le théâtre, les arts visuels, la musique, les attractions patrimoniales et les musées, les médias d’information, les sports et les établissements d’enseignement.

Arts et culture

  • Museum Centre, St-Paul’s River
  • Michael Osborne (artiste)

Éducation

  • Littoral School Board
  • Une école secondaire (St-Paul’s River)
  • Sept écoles primaires et secondaires combinées
  • Une école primaire (Old Fort Bay)
  • Deux centres d’apprentissage communautaires
  • Deux centres d’éducation des adultes
  • Une garderie, six services substituts de garderie

Services de santé et services sociaux

  • Lower North Shore Coalition for Health (LNSCH)
  • Sept centres locaux de services communautaires (CLSC)
  • Table régionale intersectorielle sur la promotion, la prévention et les services en milieu scolaire (TRIPP)
  • Centre de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes (CANAL)

Communications

  • Télévision – deux coopératives de télévision communautaire (Chevery, Blanc-Sablon)
  • Radio – trois stations de radio communautaire (CFTH Harrington Harbour; CJAS St Augustin; CFBS Blanc-Sablon); CBC, Quebec Community Network
  • Imprimés – Coastar (trimestriel), Chevery News, Mecatina News, Coastal Breeze (trimestriel)

Développement économique

  • Lower North Shore Fisherman’s Association
  • Multi-species Fisherman’s Association
  • Inshore Traditional Fisherman’s Association
  • Harrington Harbour Fish Co-op
  • Centre aquacole de la Côte Nord (La Tabatière)
  • Tourisme Base-Côte-Nord
  • Trois comités touristiques locaux
  • Centre local de développement (CLD)
  • Société d’aide au développement de la collectivité (SADC)
  • Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ)
  • Ministère des Pêches et des Océans (MPO)

Jeunes

  • Rangers juniors
  • Un club des 4-H
  • Carrefour Jeunesse
  • Deux centres jeunesse (La Tabatière, Blanc-Sablon)
  • Camps d’été pour jeunes (5)
  • Scouts du Canada (Chevery, Harrington Harbour)

Patrimoine

  • Musée Whiteley, à St-Paul’s River
  • Centre d’interprétation de Middle Bay
  • Centre d’interprétation Roswell, à Harrington Harbour
  • Centre d’interprétation de Providence Island
  • Musée Jos-Hébert, à Tête-à-la-Baleine
  • Musée Monseigneur-Scheffer, à Blanc-Sablon
  • Traditional Skills Network, Quebec Labrador Foundation
  • Projet d’histoire orale, Commission scolaire du Littoral, Coasters Association

Social et religieux

  • Lower North Shore Women’s Coalition
  • Quatorze groupes confessionnels
  • Chevery Women’s Group
  • Diocèse anglican
  • Diocèse catholique
  • Doyenné de North Shore

Aînés

  • Résidence pour aînés Harrington Harbour
  • Popote roulante (Chevery)
  • Table locale pour aînés
  • Comité de solidarité de services adaptés (Chevery)
  • Domestic Aid Co-op

Communauté

  • Coasters Association
  • Comité d’employabilité et de développement économique communautaire
  • Quebec Labrador Foundation
  • Rangers
  • Regional Development Council

Sports

  • Tournois de hockey intercommunautaires
  • Comités locaux des sports et des loisirs
  • Deux arénas couverts, à Blanc-Sablon et à St-Augustin

Transports

  • Nordik Express (traversier maritime)
  • Air Labrador
  • Lignes aériennes provinciales du Québec
  • Piste de motoneige de la route 138
  • Traversier Apollo (entre Blanc-Sablon et Ste-Barbe, à Terre-Neuve-et-Labrador)
  • Barge, hélicoptère, services de bateau taxi

2.3 Pratiques exemplaires par secteur ciblé

Aux fins de la présente étude, les participants anglophones de la Basse-Côte-Nord ont choisi quatre secteurs prioritaires. La présente section décrit les faits saillants d’initiatives considérées comme des pratiques exemplaires ou des cas de réussite pour ce qui a trait à l’accroissement de la vitalité communautaire.

2.3.1 Jeunesse

Camps d’été
Dans les années 1960, la Quebec-Labrador Foundation a installé des piscines communautaires afin que les enfants des familles de pêcheurs puissent apprendre à nager, l’eau froide de l’océan n’étant pas propice à la natation. Cette initiative a mené plusieurs organismes communautaires de la Basse-Côte-Nord à organiser des camps d’été pour accroître les activités récréatives et éducatives à l’intention des jeunes. Ces camps, dont les premiers ont été créés il y a environ 20 ans, ont permis d’offrir des activités qui, autrement, n’auraient pu avoir lieu dans les petits villages isolés. De plus, ils répondaient à un besoin puisque de nombreux parents doivent quitter leur collectivité pendant l’été pour trouver un emploi saisonnier à l’extérieur de la Basse-Côte-Nord.

Rangers juniors
Les Rangers juniors canadiens font partie des Rangers canadiens, organisation qui assure une présence militaire dans les communautés situées dans des régions isolées, nordiques et côtières du pays où la population est faible. Les Rangers complètent certains volets des Forces canadiennes qui ne conviendraient pas ou ne seraient pas rentables dans des régions comme la Basse-Côte-Nord. Le programme des Rangers juniors vise à soutenir les communautés canadiennes éloignées et isolées au moyen d’un programme jeunesse. Ce programme est axé sur la culture et la tradition, et il favorise une image de soi positive et un style de vie sain par l’acquisition de connaissances traditionnelles et pratiques importantes pour ces communautés, en particulier les techniques de survie en plein air. Le programme des Rangers juniors est offert dans toute la Basse-Côte-Nord.

2.3.2 Santé et services sociaux

Coalition pour la santé de la Basse-Côte-Nord
La Coalition a été mise sur pied en 2005, dans le cadre de l’Initiative de réseautage et de partenariat pour les services de santé et les services sociaux (IRPSSS), parrainée par le Quebec Community Groups Network et gérée par le Réseau communautaire de santé et de services sociaux de la ville de Québec. L’organisme réunit les principaux intervenants communautaires et institutionnels s’intéressant aux services de santé offerts en anglais, y compris la Coasters Association et le Centre de services de santé et sociaux de la Basse-Côte-Nord (CSSSBCN). Il a pour rôle de dresser des profi ls de santé communautaires et de promouvoir des projets de partenariat, tels que le programme S’exprimer et s’engager, qui vise à encourager les adolescents à adopter un style de vie sain.

Télésanté
Le programme de Télésanté, qui découle aussi de l’IRPSSS, offre, à partir du centre de santé régional et des centres locaux de services communautaires (CLSC), des séances d’information et de formation par vidéoconférences aux professionnels de toute la Basse-Côte-Nord. Compte tenu de l’isolement géographique de la plupart des collectivités, le programme de Télésanté est un important service de communication entre ces dernières ainsi qu’avec des ressources externes.

Guide alimentaire de la Basse-Côte-Nord
Compte tenu de l’offre saisonnière de denrées fraîches et de leur qualité souvent médiocre, qui font l’un et l’autre obstacle à un régime alimentaire sain, la Coasters Association a publié, en 2006, un guide alimentaire visant à promouvoir un style de vie plus sain parmi la population de la Basse-Côte-Nord. Mettant à profit les recommandations du Guide alimentaire canadien, l’ouvrage contient des conseils utiles et des recettes qui tiennent compte des ressources alimentaires locales.

2.3.3 Renouvellement communautaire

Quebec Labrador Foundation (QLF)
Les premiers programmes de la QLF ont vu le jour en 1961, dans les collectivités le long de la Côte-Nord et de la côte du Labrador. Dans le cadre de ces programmes, des bénévoles se rendent dans des communautés éloignées pour aider les citoyens à protéger leur environnement, à préserver leur patrimoine naturel et culturel, à développer le leadership local et à établir ou dynamiser une économie durable. Les programmes portent sur la santé environnementale, la conservation de la biodiversité, l’éducation et la formation selon une approche locale, le développement culturel et patrimonial, l’intendance des rivières et des territoires, le développement du tourisme et la salubrité de l’eau. En outre, le fondateur de la QLF dirige un ministère rural et administre un programme de bourses pour les jeunes désirant poursuivre des études universitaires. Dans le cadre de cette initiative, des stagiaires et des associés de collèges et d’universités du Canada et des États-Unis travaillent maintenant avec le personnel local pour mettre en œuvre des programmes et mener des activités à l’échelon communautaire. La QLF est la pierre d’assise d’activités de développement dans la région depuis quatre décennies.

Centres d’apprentissage communautaires
S’inscrivant dans l’initiative de trois ans financée par l’entremise de l’entente conclue entre le Québec et le Canada en matière d’éducation, ce projet pilote vise à soutenir la création de centres d’apprentissage communautaires (CAC), lesquels deviendront des foyers d’éducation et de perfectionnement en anglais dans les communautés où ils se trouvent et qui serviront de modèles. On recense trois CAC dans des écoles le long de la Basse-Côte-Nord (Chevery, La Tabatière et St-Paul’s River). Ils offrent des services d’éducation et de soutien à l’ensemble de la communauté, en partenariat avec diverses agences qui regroupent leurs ressources et se partagent les responsabilités liées à la prestation des services. Étant donné l’absence d’une infrastructure de routes et de communications, ces établissements jouent un rôle de premier plan dans la prestation des services éducatifs et complémentaires, depuis le niveau préscolaire jusqu’à la formation professionnelle.

2.3.4 Développement économique

La Côte en fête 2008
Bien que les principales festivités de la fondation, par Samuel de Champlain, de la première colonie de peuplement permanente en Amérique du Nord se dérouleront à Québec durant l’été 2008, la Basse-Côte-Nord profite de ce vent promotionnel et touristique pour gonfler les voiles de son projet « La Côte en fête ». La Basse-Côte-Nord a accueilli des Vikings et des pêcheurs européens bien avant l’arrivée de Champlain, et elle revendique le titre de premier port d’escale de Jacques Cartier en 1534, durant son voyage épique. La région a investi beaucoup d’énergie dans les activités patrimoniales et écotouristiques, qui sont devenues un secteur économique de rechange, et les festivités du 400e de l’arrivée de Champlain sont l’occasion d’attirer une attention des plus nécessaires aux ressources naturelles de la région.

Développement des ressources forestières non ligneuses
Les principaux atouts de la Basse-Côte-Nord sont liés à ses ressources naturelles. Avec l’effondrement du secteur de la pêche, les organismes communautaires ont examiné d’autres voies pouvant mener au développement économique durable. L’une d’entre elles consiste à exploiter des ressources non ligneuses, comme les baies sauvages (qu’on trouve en abondance), les champignons exotiques et le goémon. Des études d’évaluation sont en cours pour déterminer le potentiel de ces ressources naturelles en tant qu’activités économiques de rechange.

Coopératives
Bien que les communautés anglophones aient joué un rôle de second plan dans le mouvement coopératif au Québec, qui a représenté un important moteur de développement rural et régional au cours du dernier siècle, les communautés de la Basse-Côte-Nord accordent une grande importance à ces structures socioéconomiques pour revitaliser l’activité économique. On a déjà créé une coopérative pour fournir une aide à domicile aux aînés, et on est à mener des études d’évaluation en vue de l’établissement d’une coopérative de serres dans le Nord (des retombées du projet du guide alimentaire) et, ainsi, accroître l’offre de légumes frais cultivés dans la région.

Notes

10 Coasters Association, 2007, renseignements non scientifiques provenant de membres des communautés.

11 Nous ne disposions pas de toutes les données du recensement de 2006 au moment de publier l’étude. Les données de la présente section proviennent de ce recensement, sauf indication contraire.



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