ARCHIVÉE - II Résultats du sondage auprès de huit sociétés d'État

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D. L’usage de la langue officielle de choix : satisfaction réelle?

De façon générale, les anglophones sont plus satisfaits de l’usage de leur première langue officielle au travail que les francophones. Comme on pouvait s’y attendre, puisque les francophones parlent moins souvent dans leur première langue officielle que les anglophones lors des réunions, ils sont donc nettement plus nombreux à vouloir utiliser plus souvent leur première langue dans ces occasions. À l’écrit, la situation est passablement la même.

Tableau 7
Proportion du personnel qui désire utiliser sa première langue officielle
(à l’oral)

Situation

Francophones (496)

Anglophones (518)

 

Plus souvent

Moins souvent

Plus souvent

Moins souvent

Avec le superviseur

28%

1%

10%

6%

Avec les collègues immédiats

29%

2%

11%

14%

Avec les subordonnés

31%

1%

10%

12%

Au cours de réunions entre collègues

41%

2%

12%

15%

Au cours de réunions à grande échelle

51%

2%

13%

13%

Au cours de réunions avec la direction ou haute direction

47%

3%

11%

10%

 

Tableau 8
Proportion du personnel qui désire utiliser sa première langue officielle
(à l’écrit)

Situation

Francophones (496)

Anglophones (518)

 

Plus souvent

Moins souvent

Plus souvent

Moins souvent

Avec le superviseur

26%

1%

8%

7%

Avec les collègues immédiats

29%

1%

8%

12%

Avec les subordonnés

19%

1%

7%

6%

Avec la direction ou haute direction

35%

2%

5%

8%

Les répondants des deux groupes linguistiques confirment qu’il y a davantage de difficultés à utiliser le français que l’anglais dans leur milieu de travail. Pour y remédier, toutes les employées et tous les employés devraient, selon eux, comprendre et lire dans leur langue seconde afin de permettre à tous de s’exprimer et d’être compris dans leur première langue officielle.

Piste de solution
Les sociétés d’État devraient offrir des possibilités élargies de formation linguistique pour tout le personnel afin d’accroître le bilinguisme réceptif.

La satisfaction des employés face à leur travail est intimement liée à la langue de travail qu’ils utilisent. Plus des trois quarts des employés indiquent que le fait de travailler dans leur première langue officielle contribue positivement à la satisfaction de leur vie au travail. De la même façon, près de la moitié des employés indiquent que le fait de travailler dans leur deuxième langue officielle contribue positivement à la satisfaction de leur vie au travail.

E. Le bilinguisme au sein du gouvernement du Canada : un appui incontesté

Les répondants ont aussi donné leur opinion sur divers énoncés liés à la dualité linguistique. Dans l’ensemble, ils appuient les objectifs de la Loi sur les langues officielles. La quasi-totalité affirme que de communiquer dans les deux langues officielles est un atout et qu’il est important d’être capable de servir le public dans les deux langues officielles. En outre, les répondants (80 p. 100) s’accordent pour dire que le personnel travaillant au sein des régions désignées bilingues devrait avoir la possibilité de travailler dans la langue officielle de son choix, sentiment également partagé par les francophones et les anglophones. Une minorité – plus particulièrement les anglophones – juge toutefois que l’usage de deux langues au travail s’avère parfois inefficace (28 p. 100) et qu’elle a nui aux relations entre les employés francophones et anglophones (30 p. 100). La grande majorité du personnel (80 p. 100) est fière de pouvoir utiliser sa première langue officielle comme langue de travail et près de sept employés sur dix, de pouvoir utiliser leur deuxième langue officielle comme langue de travail.

Quatre employés sur cinq affirment que la dualité linguistique est une richesse pour l’ensemble de la société canadienne. Les francophones (75 p. 100) sont toutefois plus enclins que les anglophones (34 p. 100) à affirmer que le gouvernement fédéral doit en faire davantage pour accroître le bilinguisme de la population.

Nous notons que l’opinion des répondants sur certains énoncés a tendance à différer selon le groupe linguistique auquel ils appartiennent. Alors que les répondants appuient incontestablement les objectifs de la Loi, les francophones ont, en général, une opinion plus favorable que les anglophones sur la mise en œuvre de ces objectifs. Effectivement, 44 p. 100 des anglophones croient qu’il y a trop de postes nécessitant la connaissance des deux langues officielles au sein de leur organisme, comparativement à 14 p. 100 pour les francophones. Par contre, 27 p. 100 des francophones et 12 p. 100 des anglophones croient qu’il n’y a pas assez de postes bilingues au sein de leur organisation respective pour permettre au personnel de travailler dans la langue officielle de son choix. Près de six anglophones sur dix affirment que la politique de bilinguisme ne sera jamais pleinement respectée car elle est trop exigeante, alors qu’un peu plus de trois francophones sur dix partagent cette opinion. Enfin, un peu plus de la moitié des francophones jugent que le bilinguisme officiel a contribué à l’égalité des chances entre les employés francophones et anglophones comparativement à près du tiers des anglophones.

En conclusion, la dualité linguistique jouit de l’appui incontesté des répondants. Ces derniers s’entendent pour dire que l’usage des deux langues démontre un respect de l’autre. Par contre, les francophones sont plus favorables aux mesures mises en place pour atteindre les objectifs de la Loi sur les langues officielles.

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