ARCHIVÉE - II Résultats du sondage auprès de huit sociétés d'État

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C. Les superviseurs : un rôle catalyseur

Il ne fait aucun doute que les superviseurs24 jouent un rôle catalyseur dans la création d’un milieu de travail où le personnel des deux groupes linguistiques se sent à l’aise de communiquer dans l’une ou l’autre langue officielle. Comme nous l’avions relevé dans nos études menées au Québec et dans la RCN, en raison de leur poste d’autorité, leur comportement a une incidence directe sur la culture organisationnelle de l’environnement de travail immédiat. D’ailleurs, le tiers des répondants soulignent qu’ils préfèrent utiliser la langue officielle de leur superviseur au travail. Or, lorsque le superviseur utilise couramment les deux langues officielles, les subalternes se sentent beaucoup plus à l’aise d’utiliser la langue officielle de leur choix.

Les compétences linguistiques du superviseur ont donc une incidence sur l’usage du français par les francophones. En effet, les francophones parlent français 35 p. 100 du temps lorsque leur superviseur est un anglophone unilingue; cette proportion augmente à 46 p. 100 lorsqu’il est bilingue. Lorsque le superviseur est un francophone bilingue, l’usage du français augmente davantage, puisque les francophones utilisent alors le français 60 p. 100 du temps.

Graphique 16 - Taux d'usage du français selon les compétences linguistiques du superviseur (%)

Piste de solution
Étant donné le rôle catalyseur que jouent les superviseurs, les postes ayant des fonctions de supervision doivent être dotés par des candidats ayant des connaissances supérieures en langue seconde. En outre, l’institution doit offrir aux cadres et aux superviseurs des cours de formation afin qu’ils puissent mieux comprendre les effets du statut inégal des deux langues officielles en milieux de travail bilingues et qu’ils mettent en place les mesures nécessaires à l’atteinte d’un milieu de travail respectueux des droits linguistiques de leur personnel.

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