ARCHIVÉE - II Résultats du sondage auprès de huit sociétés d'État

AvertissementLa Norme sur la facilité d'emploi des sites Web remplace ce contenu. Cette page Web a été archivée parce que les Normes sur la normalisation des sites Internet 2.0 ont étés annulées.

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Page 12 de 27

A. Un environnement de travail où prédomine l’anglais

Soixante pour cent des employés indiquent occuper un poste dont les fonctions nécessitent l’usage de l’anglais et du français21. Les francophones sont deux fois plus nombreux que les anglophones à exercer des fonctions bilingues. En outre, les anglophones unilingues sont plus nombreux (15 p. 100) que les francophones unilingues (2 p. 100) à exercer les fonctions de supervision.

On note de plus un certain déséquilibre au niveau des catégories professionnelles dans le graphique 9. Les anglophones ont tendance à occuper les postes de niveau professionnel ou de gestion alors que les francophones occupent davantage les postes de spécialiste ou de technicien et de soutien administratif ou d’exploitation.

Graphique 9 - Répartition du personnel selon la catégorie professionnelle (%)

Même si la grande majorité des employés (84 p. 100) se rapportent à un superviseur bilingue, la langue de travail au sein de ces sociétés d’État demeure principalement l’anglais. Les employés rapportent parler et écrire majoritairement en anglais, comme le démontre le graphique 10. Les anglophones utilisent principalement leur première langue officielle, alors que les francophones utilisent l’anglais et le français de façon relativement égale.

Graphique 10 - Taux d'utilisation de l'anglais au travail (%)

Comme l’indique le tableau 4, le taux d’utilisation des deux langues officielles à Montréal est presque égal, comparativement à la RCN. On note toutefois, à la lumière de ces données, que l’anglais prédomine dans la documentation et les communications écrites.

Tableau 4
Usage des langues officielles dans diverses tâches

Lieu de travail

Lire

Écrire

Parler

Écouter

  Français Anglais Français Anglais Français Anglais Français Anglais

RCN (623)

19%

81%

18%

82%

28%

72%

29%

71%

Montréal (351)

45%

55%

44%

56%

52%

48%

51%

49%

Tous les répondants (1 014)

28%

72%

27%

73%

36%

64%

37%

63%

Jusqu’à présent, nous nous sommes attardés au taux d’utilisation du français et de l’anglais au travail. Nous examinons maintenant les données en fonction de la proportion d’anglophones et de francophones qui utilisent l’une ou l’autre langue officielle au travail.

Comme l’illustre le tableau 5 ci-dessous, nous remarquons qu’une plus grande proportion d’anglophones que de francophones communiquent dans leur première langue officielle toujours ou la plupart du temps au travail. Même si les superviseurs sont tenus de communiquer avec leurs subalternes dans la langue officielle préférée de ces derniers, les francophones éprouvent un peu plus de difficulté à cet égard.

Tableau 5
Proportion du personnel qui utilise sa première langue officielle la plupart du temps ou toujours dans diverses situations au travail (à l’oral)

Situation

Francophones
(496)

Anglophones
(518)

Tous les répondants
(1,014)

Avec le superviseur

68%

88%

78%

Avec les collègues immédiats

64%

75%

70%

Avec les subordonnés

62%

70%

67%

Au cours de réunions entre collègues

45%

73%

59%

Au cours de réunions à grande échelle

28%

75%

53%

Au cours de réunions avec la direction

30%

80%

56%

Avec des membres du public francophones

88%

32%

61%

Avec des membres du public anglophones

11%

93%

51%

Lorsqu’ils communiquent avec le public, les francophones semblent respecter davantage sa première langue officielle que les anglophones. Près de neuf employés sur dix indiquent respecter la première langue officielle du public anglophone alors qu’un peu moins de sept anglophones sur dix parlent en français avec les membres du public francophone. Ces données peuvent indiquer que le personnel ne fait pas d’offre active ou qu’il ne connaît pas suffisamment les obligations de la Loi sur les langues officielles. Selon la Loi sur les langues officielles, le public a le droit de communiquer avec les institutions fédérales et d’en recevoir les services dans la langue officielle de son choix.

Piste de solution La haute gestion et les superviseurs à divers échelons doivent valoriser le bilinguisme et encourager le personnel des deux groupes linguistiques à utiliser la langue officielle de son choix.

Les réunions sont, sans contredit, l’endroit où l’inégalité des deux langues est la plus évidente. Il n’est donc pas surprenant que, parmi les énoncés cités dans le questionnaire, les répondants indiquent le déroulement des réunions principalement dans une langue, le manque de connaissances en langue seconde des superviseurs et le nombre trop élevé de personnes unilingues dans des postes d’autorité comme étant les principaux obstacles à l’usage de la langue officielle de leur choix dans leur milieu de travail. Pour écarter ces obstacles, les répondants proposent de rendre la formation linguistique disponible pour tous, de combler tous les postes de supervision par des candidats bilingues et d’assurer que les responsables de réunions favorisent l’usage par chacun de sa première langue officielle.

Le déséquilibre au niveau du statut des deux langues officielles se reflète aussi dans les communications écrites, comme le démontre le tableau 6 ci-dessous. Les anglophones écrivent plus fréquemment dans leur première langue officielle que leurs collègues francophones, même lorsque ces communications sont destinées au public francophone. Selon les employés, le milieu de travail est composé d’un nombre insuffisant de personnes qui peuvent au moins lire et comprendre dans leur langue seconde, ce qui entrave l’usage de leur première langue officielle au travail. Par ailleurs, les francophones n’ont pas tous l’occasion d’écrire en français toujours ou la plupart du temps lorsqu’ils communiquent avec les membres de la gestion ou de la haute gestion ou avec leur superviseur. Or, la grande majorité des anglophones écrivent dans leur première langue officielle toujours ou la plupart du temps lorsqu’ils communiquent avec les membres de la gestion, de la haute gestion ou leur superviseur.

Tableau 6
Proportion du personnel qui utilise sa première langue officielle la plupart du temps ou toujours dans diverses situations au travail (à l’écrit)

Situation

Francophones
(496)

Anglophones
(518)

Tous les répondants
(1,014)

Avec le superviseur

55%

92%

74%

Avec les collègues immédiats

48%

86%

68%

Avec les subordonnés

50%

79%

66%

Avec la gestion ou la haute gestion

39%

68%

66%

Avec des membres du public francophones

83%

39%

63%

Avec des membres du public anglophones

14%

93%

53%

Piste de solution
Les responsables des réunions doivent s’assurer que les participantes et les participants se sentent à l’aise d’utiliser la langue officielle de leur choix, en utilisant eux-mêmes les deux langues et en fournissant un bref compte rendu des discussions au personnel unilingue.

Au niveau des communications électroniques, les trois quarts des membres du personnel indiquent prendre en considération la première langue officielle des destinataires toujours ou la plupart du temps lorsqu’ils rédigent des courriels. Les francophones (87 p. 100) sont toutefois plus nombreux à respecter la première langue officielle des destinataires que les anglophones (65 p. 100).

En général, les anglophones indiquent avoir aisément accès à leurs outils de travail et aux services internes dans leur première langue officielle. Les francophones, par contre, éprouvent des difficultés à cet égard. Un peu moins de la moitié des francophones indiquent que les cours de formation et de perfectionnement professionnel sont toujours offerts en français, la proportion chutant à deux sur cinq dans le cas des outils de travail. Par contre, la plupart des services internes sont offerts en français en anglais.

Page précédente | Table des matières | Page suivante