ARCHIVÉE - I Résultats du sondage auprès des fonctionanires fédéraux du Québec

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D. Les communications avec l’administration centrale : l’influence de la prédominance de l’anglais dans la RCN

« Quand un anglophone [de l’administration centrale] vient ici, on fait des courbettes. Quand on va à Ottawa, on sait ce que c’est que d’être une minorité. Ils vont jamais faire l’effort. »
– Agent ou personnel de soutien francophone, Montréal

« Quand ça sort de Montréal, c’est bilingue. Ce qu’on reçoit [de la RCN] c’est unilingue. »
– Agent ou personnel de soutien francophone, Montréal

« Quand on pose une question en français par courriel à Ottawa, ça arrive souvent que la réponse revienne en anglais. »
– Gestionnaire francophone, Montréal

« Si tu t’adresses en français, ils arrêtent de prendre des notes ou ils te demandent de répéter. »
– Gestionnaire francophone, Montréal

Comme nous l’avons mentionné plus haut et comme l’illustre le graphique 7, la langue de travail des fonctionnaires fédéraux au Québec est fortement influencée par la nature du mandat du bureau, à savoir s’il s’agit de fournir des services à l’échelle locale ou nationale. Nous avons inclus quelques citations des participants aux groupes de discussion de Montréal pour illustrer davantage la frustration que ressentent les fonctionnaires travaillant au Québec par rapport à leur interaction avec l’administration centrale dans la RCN.

Graphique 7 - Taux d'utilisation des deux langues officielles par les répondants francophones (%)

Alors que le français domine les communications locales ou régionales, dès que les fonctionnaires interagissent avec la RCN, la pression qu’y exerce l’anglais se fait fortement sentir. Par exemple, alors que les francophones communiquent en français au cours de réunions dans leur unité de travail plus de neuf fois sur dix, ils communiquent en français au cours de réunions nationales moins d’un tiers du temps.

Même si le français domine comme langue de travail au Québec, les francophones font quand même face à des obstacles importants qui entravent l’usage de leur première langue officielle. Voici les obstacles soulevés le plus fréquemment par les répondants francophones : les réunions nationales ou les réunions avec des fonctionnaires de la RCN se déroulent principalement en anglais, les instruments de travail (manuels, directives, logiciels) sont d’abord disponibles en anglais seulement et les courriels entre francophones et anglophones s’échangent principalement en anglais. Comme nous le mentionnons dans l’étude De la parole aux gestes, la culture organisationnelle de la RCN favorise le recours à l’anglais. Puisque la dualité linguistique n’en fait pas partie intégrante, bon nombre de documents, de formations et d’outils de travail ne sont disponibles en français qu’après coup, et sont parfois de piètre qualité.

Piste de solution
Les administrateurs généraux doivent mettre en place des mécanismes de suivi rigoureux qui permettront d’assurer le respect intégral des droits linguistiques des fonctionnaires travaillant dans leurs bureaux régionaux situés au Québec.

Il ne fait aucun doute que la prédominance de l’anglais comme langue de travail dans la RCN influence fortement les échanges entre l’administration centrale et les bureaux régionaux situés au Québec. Ces derniers sont pourtant en droit de s’attendre à ce que leur administration centrale communique avec eux dans la langue officielle de leur choix, surtout que la RCN compte le plus gros bassin de postes bilingues dans la fonction publique fédérale et qu’il s’agit de la région d’où émanent les politiques gouvernementales.

« Ottawa est la capitale nationale. Ottawa est la ville où le français et l’anglais devraient être sur un pied d’égalité. Ce n’est pas vraiment le cas quand on essaie parfois de faire du rattrapage en tenant une partie de la réunion en français.»
– [traduction] Gestionnaire anglophone, Montréal

Il s’agit pour eux d’une source de frustration importante, sentiment clairement exprimé lors des groupes de discussion. Dans la partie III du présent rapport, nous examinons davantage les effets négatifs qu’entraîne le non-respect des droits linguistiques au travail.

Piste de solution
La haute gestion et les fonctionnaires de la RCN doivent être les premiers à mettre en pratique les politiques et directives linguistiques, en respectant le choix linguistique de leurs interlocuteurs des bureaux régionaux.

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