ARCHIVÉE - I Résultats du sondage auprès des fonctionanires fédéraux du Québec

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C. Langue officielle préférée : la satisfaction croît avec l’usage

Puisque la fonction publique fédérale au Québec compte un nombre important de postes bilingues15, les fonctionnaires qui y travaillent devraient donc être en mesure d’utiliser leur langue officielle préférée la plupart du temps (sauf lorsqu’ils fournissent un service au public ou à d’autres fonctionnaires). Nous leur avons donc demandé d’exprimer leur satisfaction réelle quant à l’usage de l’une ou l’autre langue officielle.

Comme nous le constatons dans les tableaux 2 et 3, les anglophones manifestent une nette préférence en faveur d’un usage accru de l’anglais au travail, sauf lors d’interactions avec des fonctionnaires de la RCN ou pendant des réunions nationales où l’anglais prédomine déjà. Les répondants anglophones étaient plus nombreux à indiquer qu’il y a davantage d’obstacles à l’usage de l’anglais que du français dans leur milieu de travail immédiat. Les francophones, quant à eux, sont en général satisfaits de l’usage qu’ils font de leur langue première à l’intérieur de leur région de travail et, dans certains cas, aimeraient utiliser davantage leur langue seconde lors des réunions avec leurs collègues. C’est lorsqu’ils traitent avec la RCN ou d’autres régions que les francophones aimeraient utiliser davantage le français.

Les réunions sont les occasions où le statut inégal des deux langues officielles est le plus évident et constituent la plupart du temps le miroir de la culture organisationnelle. Puisque le français prédomine dans la culture organisationnelle au Québec, il n’est donc pas surprenant que les anglophones veuillent se sentir plus à l’aise d’utiliser davantage l’anglais pendant les réunions et avec la haute gestion. Parmi une série d’énoncés sur lesquels ils devaient se prononcer, les répondants ont indiqué que le déroulement des réunions principalement dans une seule langue et la présence d’unilingues qui ne peuvent au moins lire ou comprendre leur seconde langue officielle étaient des défis d’importance.

Tableau 2
Préférence des répondants anglophones quant au taux d’utilisation des deux langues officielles

 

Anglophones (184)

 

Taux d’utilisation de l’anglais

Taux d’utilisation du français

  actuel souhaité actuel souhaité

Au cours de réunions au sein de l’unité de travail

18%

43%

82%

57%

Avec le superviseur

36%

57%

64%

43%

Avec la haute gestion

22%

49%

78%

51%

Avec des fonctionnaires de la même région bilingue

27%

47%

73%

53%

Avec les fonctionnaires de la RCN

62%

65%

38%

35%

Au cours de réunions nationales

65%

68%

35%

32%

 

Tableau 3
Préférence des répondants francophones quant au taux d’utilisation des deux langues officielles

 

Francophones (1,081)

 

Taux d’utilisation de l’anglais

Taux d’utilisation du français

 

actuel

souhaité

actuel

souhaité

Au cours de réunions au sein de l’unité de travail

6%

9%

94%

91%

Avec le superviseur

4%

6%

96%

94%

Avec la haute gestion

15%

14%

85%

86%

Avec des fonctionnaires de la même région bilingue

13%

17%

87%

83%

Avec les fonctionnaires de la RCN

48%

36%

52%

64%

Au cours de réunions nationales

68%

41%

32%

59%

D’ailleurs, parmi les solutions susceptibles d’améliorer l’usage des deux langues officielles, les répondants anglophones affirment que la haute gestion devrait toujours avoir une connaissance élevée des deux langues officielles et que tous les membres du personnel devraient au moins comprendre et lire dans leur langue seconde afin de permettre à tous de s’exprimer et d’être compris dans leur langue première. Ces mêmes solutions avaient obtenu la faveur des répondants lors de notre étude sur la langue de travail dans la RCN16.

Piste de solution
Les gestionnaires devraient encourager l’acquisition de connaissances réceptives17 en langue seconde auprès de leur personnel unilingue pour permettre un usage plus équilibré des deux langues officielles.

 

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