ARCHIVÉE - I Résultats du sondage auprès des fonctionanires fédéraux du Québec

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B. Le superviseur : un facteur déterminant

De même que les compétences en langue seconde des fonctionnaires, la première langue officielle des superviseurs14 a une incidence directe sur le comportement linguistique des membres du groupe linguistique en situation minoritaire. Ainsi, les anglophones semblent se sentir plus à l’aise d’utiliser l’anglais au travail lorsque leur superviseur fait partie du même groupe linguistique qu’eux. Par exemple, comme le démontre le graphique 5, les répondants anglophones ont tendance à utiliser plus souvent leur première langue officielle avec leurs collègues et au cours des réunions si leur superviseur est anglophone, que si le superviseur est un francophone bilingue.

Graphique 5 - Taux d'utilisation de l'anglais par les anglophones selon les compétences linguistiques du superviseur (%)

Selon ce même graphique, lorsque le superviseur est francophone, les compétences linguistiques de ce dernier ont en général peu d’influence sur le choix de la langue des anglophones. L’écart est quasi inexistant entre le temps utilisé à parler, écrire, lire ou écouter selon que le superviseur est un francophone bilingue ou un francophone unilingue, les anglophones du Québec étant très bilingues. Les compétences linguistiques du superviseur ont toutefois une influence sur l’usage de l’anglais par les anglophones lors des réunions ou pendant des rencontres individuelles. Selon nous, créer un climat où les anglophones se sentiront plus à l’aise d’utiliser leur première langue officielle nécessitera donc des efforts supplémentaires de la part des superviseurs francophones. Ces derniers doivent utiliser l’anglais plus souvent avec leur personnel anglophone pour favoriser l’usage des deux langues officielles au travail.

D’après le graphique 6, la première langue officielle du superviseur a aussi une influence sur le choix de la langue des répondants francophones. Malgré une culture organisationnelle où domine le français, les francophones utilisent leur première langue officielle dans une moindre mesure si leur superviseur est anglophone que s’il est francophone.

Graphique 6 - Taux d'utilisation du français par les francophones selon les compétences linguistiques du superviseur (%)

Piste de solution
Peu importe le groupe linguistique auquel il appartient, le superviseur doit créer un environnement de travail où les membres des deux groupes linguistiques se sentiront respectés et à l’aise d’utiliser leur première langue officielle, en utilisant lui-même les deux langues officielles lorsqu’il communique avec son personnel.

Ceci est tout particulièrement important, puisque bon nombre d’anglophones rapportent ne pas se sentir à l’aise d’utiliser quotidiennement l’anglais au travail et préfèrent travailler en français afin que leur travail soit reconnu à sa juste valeur. Il faut comprendre que les répondants œuvrent dans un milieu de travail où 97,5 p. 100 du personnel peut communiquer en français et où le quart des francophones sont unilingues. Les francophones ont rarement besoin d’interagir avec des collègues unilingues anglais (2,5 p. 100), sauf lorsqu’ils interagissent avec la RCN. Le Québec est l’un des endroits où les francophones se sentent tout à fait à l’aise d’utiliser le français au travail et le parlent donc allègrement.

Piste de solution
Les administrateurs généraux doivent mesurer le rendement des gestionnaires en élaborant des critères d’évaluation axés sur l’usage des deux langues et le respect des droits linguistiques du personnel des deux groupes linguistiques.

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