ARCHIVÉE - Ottawa, le 21 avril 2005

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Canada and the Challenge of Diversity

Notes pour une allocution au Congrès national de l’Alliance canadienne des responsables, des enseignantes et des enseignants en français langue maternelle


Dyane Adam - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

 

Mesdames, Messieurs,

Merci de m’avoir invitée à me joindre à vous pour votre 7e Congrès national. C’est très énergisant de venir rencontrer un groupe qui a tant à cœur la promotion de la langue française en milieu minoritaire. Il est particulièrement important pour moi d’assister à ce type d’événement car, après tout, mon travail de surveillance de la Loi sur les langues officielles vise notamment à appuyer le développement des communautés de langue officielle, dont vous êtes l’un des principaux maîtres d’œuvre.

Trente-cinq ans après sa création, il existe encore une certaine méprise sur le rôle du commissaire aux langues officielles. Quand je participe à des réceptions ou à des cocktails, on me prend souvent pour un dictionnaire anglais-français ambulant. Lorsqu’une personne butte sur un mot, on me demande quel est l’équivalent dans l’autre langue officielle. On me prend souvent pour une spécialiste des langues, ou encore une police de la langue.

Certes, la commissaire s’occupe indirectement de questions touchant la qualité de la langue, mais mon rôle – et c’est un privilège – est beaucoup plus de promouvoir et de défendre une vision d’un pays, une façon de vivre ensemble. Il s’agit du contrat social canadien entre nos deux communautés de langues officielles, basé sur le respect et la valorisation des différences. Un pays idéel que les institutions fédérales doivent s’efforcer de matérialiser, mais aussi une composante importante d’un débat plus large sur la personnalité canadienne, qui continue de faire progresser le Canada vers des valeurs d’ouverture et d’accueil de la diversité.

Les enseignants, les traducteurs, les terminologues et les spécialistes des langues sont parmi les artisans de cette vision. Vous êtes les artisans de cette vision. Sans les enseignantes et les enseignants, elle resterait lettre morte.

Les langues officielles du Canada, et les individus de diverses origines qui parlent ces langues, sont les fils qui forment le tissu social de notre pays. Cette représentation du tissu social canadien constitue l’épinglette du Commissariat. L’étoffe dorée, au centre, symbolise le point de rencontre de nos deux communautés linguistiques et évoque la richesse de leur dialogue, la richesse de leur diversité.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de l’enjeu de positionner le français dans un contexte de diversité mondiale, de la valeur de cette diversité, ainsi que du rôle que la langue française et l’enseignement du français peuvent jouer dans la promotion d’une vision de l’humanité à l’échelle mondiale. Essentiellement, il s’agit de la promotion du respect de la diversité humaine.

J’illustrerai ces propos en passant par l’expérience canadienne en matière de multiculturalisme et de bilinguisme, que l’ONU a reconnu en 2004 comme exemplaire dans son Rapport du Programme des Nations Unies pour le développement1. Ce rapport insiste sur la nécessité d’intégrer la diversité culturelle dans un monde où les migrations explosent et donne notamment en modèle le Canada.

Introduction : positionner le français dans un contexte de diversité mondiale

Le monde d’aujourd’hui est caractérisé par deux courants contraires, tous deux tributaires de ce que l’on nomme communément la mondialisation. On observe à la fois une affirmation de la diversité culturelle comme héritage humain et une tendance à l’uniformisation, à la standardisation des cultures et des langues.

On prend conscience de l’immense capital culturel de l’humanité au moment où émerge une sorte de monoculture, qui tend à niveler et à laminer les expressions culturelles et linguistiques.

Comme le disait M. Rénato Ruggiero, ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : « Gérer un environnement mondial dans lequel les économies, les peuples et les civilisations convergent, tout en préservant leur identité et leur culture spécifiques, est le grand défi et la grande promesse de notre temps2. »

La seule réponse à apporter à la possible asphyxie des cultures dans un contexte de mondialisation, c’est la diversité.

C’est l’affirmation de la valeur de chaque peuple et de chaque culture. C’est la reconnaissance du caractère unique de chaque individu et de la richesse de ses appartenances culturelles singulières.

Aujourd’hui, la langue française joue un rôle déterminant pour la diversité. L’enseignement en français peut être un facteur capital dans la préservation de la diversité, tant au Canada que dans le monde.

Les francophones sont appelés à prendre le leadership de la diversité non pas que leurs motivations soient plus élevées, mais simplement parce que, dans le contexte mondial actuel, ils veulent et peuvent le faire, et parce qu’ils disposent de la structure internationale nécessaire. Au Canada, ce leadership ne s’exprime nulle part avec plus de force qu’à l’intérieur de nos écoles et de nos conseils scolaires.

Diversité et Francophonie : prendre le leadership ensemble

Le français : chef de file de la diversité

Il y a 56 États et gouvernements membres de la Francophonie. Langue officielle partagée par plusieurs pays, le français est la langue maternelle de plus de 110 millions de personnes et la langue seconde de 65 millions de francophiles3. C’est une langue aux accents changeants, véhicule de cultures locales et point de rencontre international. Toutes les communautés francophones partagent le français, mais se l’approprient, le nourrissent et le parlent différemment.

C’est la diversité du monde qui s’exprime en français et c’est la diversité du français qui est l’achèvement de cette expression.

Fait rare parmi les langues du monde, le français est aussi un trait d’union entre tous les continents. Parlé dans plusieurs régions du Nord et du Sud, enseigné, à divers degrés, dans tous les pays du monde, il offre une réelle solution de rechange à l’anglais, la seule autre langue à partager ces spécificités4.

La valeur de la diversité

J’aimerais partager avec vous quelques chiffres, même s’ils peuvent vous sembler familiers.

Le Canada regroupe 30 millions d’habitants, dont plus de 9 millions de locuteurs de langue française parmi lesquels 6,7 millions vivent au Québec. Le nombre de locuteurs de langue française vivant à l’extérieur du Québec – près de 2 millions et demi – est néanmoins plus important que la population francophone que l’on retrouve dans 40 États membres de la Francophonie. Le Canada est l’un des pays où le français est le plus parlé dans le monde après la France.

Terre d’immigration, le Canada est aussi un des pays du monde qui, toute proportion gardée, accueille le plus d’immigrants. Entre 1996 et 2001, le Canada a accueilli près de 100 000 immigrants parlant français5. Dans une enquête menée dans 44 pays, les Canadiens se sont avérés le seul groupe ayant majoritairement, avec 77 p. 100, une opinion positive des immigrants. Tous les autres pays étaient en dessous des 50 p. 1006.

Cette affluence de nouveaux arrivants, plusieurs d’entre vous la vivent dans vos classes. Par conséquent, vous avez pour défi supplémentaire de contribuer à accueillir ces représentants de différentes cultures. Le milieu scolaire est pour ces enfants et leurs familles le ciment qui les fait adhérer à la culture de leur nouvelle société d’accueil. L’éclat de leur différence rayonne dans nos vies, dans nos écoles et dans nos communautés.

En somme, la valorisation de la diversité fait en sorte que des personnes provenant de tous les continents, parlant des langues et pratiquant des religions diverses, cohabitent pacifiquement7. Rappelons à ce propos que la diversité, un état de fait, ne peut être un facteur de stabilité que si des ponts existent entre les différentes cultures, que si un dialogue s’établit. D’où l’importance du travail des enseignantes et des enseignants. Votre contribution est ainsi au cœur de la démocratie et de la stabilité d’une société.

Multiplicité des cultures

La diversité est un principe intrinsèque à toute vie. Quand il n’y a qu’un type de cellule dans un organisme, on se trouve au niveau le moins évolué de la vie. L’évolution se manifeste à travers une complexification inhérente grandissante. C’est la même chose dans le domaine intellectuel.

Tout comme un écosystème a besoin de biodiversité, nos savoirs, nos créations intellectuelles et artistiques, tirent leur substance de la diversité humaine.

Chercher l’homogénéité, c’est aller à l’encontre de la vie, dans le domaine culturel comme en biologie.

Camus disait que le démocrate est modeste. Il sait qu’il ne détient pas la vérité et qu’il a besoin d’une pluralité d’opinions pour trouver la meilleure solution possible à un problème8. De même, le partisan de la diversité s’appuie sur une même modestie. Il sait qu’une culture aux multiples sources, que la pluri-identité, est un vecteur de dynamisme faisant progresser une société pour la rendre plus innovatrice et ouverte sur le monde.

Enjeux et pistes d’action communes

La diversité au quotidien

Plusieurs pays font face à des enjeux communs dans la promotion de la diversité et du français, notamment l’enjeu de la réduction des sphères d’influence du français.

Au Canada, pour perpétuer notre patrimoine linguistique, notre identité, nous avons notamment misé à la fois :

  • sur l’élargissement de l’accès à l’éducation en français, pour promouvoir la vitalité des communautés francophones ; et
  • sur l’enseignement du français langue seconde, pour associer les non-francophones au projet canadien de la dualité linguistique et de la diversité culturelle.

De grands progrès ont été accomplis, progrès dont vous avez été des artisans indispensables.

Alors qu’il y a 20 ans, on ne trouvait pas d’école de langue française dans la moitié des provinces. Aujourd’hui, des structures de gestion scolaire et des écoles sont en place dans toutes les provinces et tous les territoires. On compte au sein de ces communautés quelque 675 écoles de langue française gérées par 30 conseils scolaires ayant une population étudiante qui s’approche des 150 000. Au niveau postsecondaire, les francophones en milieu minoritaire peuvent choisir parmi les formations offertes par plus de 20 établissements collégiaux ou universitaires.

Pour franchir une nouvelle étape dans la réalisation du projet linguistique canadien, le gouvernement a lancé en 2003 le Plan d’action pour les langues officielles9. Un objectif majeur de ce plan est d’augmenter la proportion d’élèves admissibles inscrits dans les écoles de la minorité francophone du pays. Autre objectif ambitieux mais impératif : doubler d’ici 10 ans le pourcentage de jeunes Canadiens bilingues, de façon à ce qu’un jeune sur deux maîtrise les deux langues officielles.

L’année dernière, en partenariat avec Canadian Parents for French10, le ministère des Affaires intergouvernementales et le ministère du Patrimoine canadien, nous avons organisé un symposium11 afin d’identifier des moyens pour atteindre les objectifs du Plan. Nous avons invité des enseignants et des représentants de tous les secteurs-clés de la société – l’éducation, l’économie, la culture, les sports et l’administration gouvernementale, tant fédérale que provinciale – à discuter ensemble des enjeux et à proposer des stratégies pour amener les jeunes à embrasser la dualité linguistique et à s’inscrire à des cours de français.

Les participants au symposium ont proposé quatre axes principaux d’intervention.

Axes d’intervention

1. Premier axe, la promotion du bilinguisme.

En effet, il est important que l’ensemble de la société valorise les compétences linguistiques et soit ouvert à la découverte d’autres cultures. Il s’agit de rendre le français attirant, pour les francophones comme pour les francophiles et les nouveaux arrivants. Le français doit pouvoir être la langue de la réussite, la langue de travail, la langue de l’éducation, la langue de la recherche et de la science, la langue de l’innovation, la langue d’Internet et, bien sûr, la langue du plaisir.

Les participants au symposium ont ainsi proposé d’élaborer un argumentaire sur les avantages de notre diversité ; de favoriser les échanges entre les élèves de nos deux communautés linguistiques et de mettre en place un programme national de reconnaissance des compétences linguistiques.

2. Deuxième axe, la mise en place de structures permettant de valoriser et de faciliter l’acquisition des compétences linguistiques.

Il a notamment été proposé :

  • d’assurer une continuité de l’enseignement du français à partir de la petite enfance, en passant par le primaire et le secondaire et jusqu’à l’université ;
  • d’établir des normes de compétence langagière à tous les niveaux, tant pour les élèves et les enseignants que pour le marché du travail ; et
  • de donner à l’enseignement de la langue seconde un statut égal aux autres matières enseignées.

3. Troisième axe, la concertation entre les acteurs-clés et une société civile engagée.

Le français doit avoir une pertinence sociale au quotidien, et pas seulement dans les salles de classe.

Il y a le leadership politique, mais il y a aussi le leadership des acteurs impliqués au quotidien, des professeurs, des intervenants communautaires, qui donne force à cette volonté de changement.

Il est également nécessaire de bénéficier de l’appui du public et de l’engagement de la société civile à la défense de la langue française. Après 30 ans d’existence de notre régime linguistique, 77 p. 100 des Canadiennes et des Canadiens sont en faveur du bilinguisme12.

L’appui de la société civile se manifeste aussi par le travail d’associations vouées à la promotion de la langue française. En plus de l’ACREF, on compte par exemple le Conseil de la vie française en Amérique13, l’Association canadienne d’éducation de langue français14, l’Association canadienne des professeurs de langue seconde15, la Commission nationale des parents francophones16, French for the Future17 and Canadian Parents for French18.

4. Et enfin, le quatrième axe, la bonification et l’expansion des programmes d’éducation, afin que les écoles bénéficient de matériel didactique approprié, de contenus culturels motivants et d’enseignants qualifiés.

Les professeurs et les établissements d’enseignement jouent un rôle central dans la promotion du français et l’accueil de la diversité. Vous êtes les meilleurs ambassadeurs du français et de la culture francophone auprès des jeunes. À l’heure de la mondialisation, pour assurer la vitalité de notre langue, votre profession se prévaut d’une nouvelle mission : donner droit de cité à la diversité, l’étoffe de notre monde d’aujourd’hui.

Comment procéder pour valoriser le français dans nos communautés ?

Tout d’abord, il s’agit d’enseigner le français comme la langue d’une communauté de cultures.

Connaître le français, ce n’est pas simplement comprendre la langue, c’est de prendre conscience que l’on appartient à une francophonie qui dépasse celle de son village, de sa ville, de sa province et de son pays. C’est l’occasion de plonger dans les cultures, les pensées et les visions véhiculées par la langue française.

Sur cette base, il est possible de proposer des matériaux éducatifs qui reflètent la diversité avec laquelle le français est utilisé, la diversité des cultures qui s’expriment en français, une approche qui est déjà en cours dans bon nombre de vos conseils scolaires.

On peut également exploiter notre richesse culturelle commune pour diversifier les méthodes d’enseignement et rendre le français plus attirant, en se fondant par exemple sur les littératures, les contes, les films ou les chansons provenant de l’ensemble des pays de la Francophonie.

La diversité peut aussi nous aider à favoriser la modernisation du français. Il s’agit de faire connaître et d’adopter les mots, les images et les expressions venus d’ailleurs. C’est là que commence l’ouverture à la diversité, une ouverture qui enrichit notre langue et la régénère. Le français est une langue riche qui peut très bien se moderniser sans être dénaturée.

S’ouvrir à la diversité de la langue française, c’est enfin s’ouvrir aux autres langues parlées dans les espaces francophones. C’est traduire en français et traduire du français, afin que notre langue devienne un point de rencontre obligé, un catalyseur des cultures et un exemple vivant des bienfaits de la diversité.

Conclusion : le français, leader international de la diversité ?

Pour conclure, le français se parle et se vit à travers la diversité.

Et le français nous donne un nouveau défi : défendre une vision du monde qui valorise la diversité.

Pour dépasser le paradoxe de la mondialisation qui oppose ouverture culturelle et uniformisation, la diversité doit devenir un projet commun, partagé par un nombre grandissant de collectivités, y compris celles en milieu minoritaire qui ont déjà une grande sensibilité à l’égard de la diversité.

Ce projet commun passe par une volonté politique et une action pédagogique, que les États francophones et les professeurs de français commencent à démontrer depuis quelques années déjà, et par le soutien du public et de la société civile, le soutien d’organismes comme celui dans lequel vous militez.

Comme professionnels de l’enseignement engagés dans votre école et votre milieu, vous pouvez projeter votre influence, être un modèle pour les jeunes et influencer positivement l’image du français en tant qu’espace de rencontre des cultures.

Participer à ce projet commun, c’est endosser une responsabilité. C’est un engagement personnel de chacun à son niveau.

Cet engagement ne se limite pas à soutenir l’enseignement en français ; il s’étend en nous invitant à soutenir les politiques en faveur de l’enseignement des langues et du français, ainsi que les politiques d’accueil et de suivi des nouveaux arrivants désireux de participer à la Francophonie canadienne.

C’est la diversité dans la Francophonie qui peut renouveler le rayonnement international du français, et le multiculturalisme de la Francophonie qui en fait une solution de rechange à l’uniformité.

Le succès repose sur notre action : prenons le leadership ensemble !

Comme le disait Son Excellence John Ralston Saul : « En un quart de siècle, nous avons changé la face de l'éducation publique d'une manière qui reflète la réalité canadienne. La montée du français a été au centre de ce phénomène, tout comme la création d'une masse critique de canadiens bilingues hors Québec19.» Cette évolution, tant celle de la société canadienne que de l'enseignement en français, est loin d'être terminée.

Je vous remercie.


1 ONU, Rapport mondial sur le développement humain 2004, La liberté culturelle dans un monde diversifié, Programme des Nations Unies pour le développement, 2004, http://hdr.undp.org/en/media/hdr04_fr_summary.pdfSite externe.

2 Rénato Ruggiero, OMC Press, no 74, 19 juin 1997.

3 Organisation internationale de la Francophonie, Conseil consultatif, La Francophonie dans le monde, 2002-2003, Paris, Larousse, 2003, p. 19.

4 Haut Conseil de la Francophonie, État de la Francophonie dans le monde, Paris, La Documentation française, 1999, p. 349.

5 Statistique Canada, Recensement de 2001, Ottawa, 2001.

6 The Pew Research Center, What the world thinks in 2002, 4 décembre 2002, voir http://people-press.org/reports/display.php3?ReportID=165Site externe

7 Centre de recherche et d’information du Canada (CRIC), Un peuple qui évolue : être Canadien au XXIe siècle, 2003, Cahiers du CRIC, no 9, p. 5-6.

8 Cité par Alain Finkielkraut, « La catégorie de " réactionnaire " est fictive », Le Figaro, 14 novembre 2002.

9 Gouvernement du Canada, Le prochain acte : un nouvel élan pour la dualité linguistique canadienne. Le plan d’action pour les langues officielles. Ottawa, Bibliothèque nationale du Canada, 2003, http://www.pco-bcp.gc.ca/aia/default.asp?Language=F&Page=ActionPlanSite du gouvernement.

10 http://www.cpf.ca/Site externe

11 Le Symposium Vision et défis au XXIe siècle, 2-4 mars 2004, Toronto.

12 CRIC, Le bilinguisme appartient-il au passé ou à l'avenir ?, Cahier no 13, mars 2004.

13 http://www.cvfa.ca/Site externe

14 http://www.acelf.ca/Site externe

15 http://www.caslt.org/Site externe

16 http://www.cnpf.ca/Site externe

17 http://www.french-future.org/Site externe

18 http://www.cpf.ca/Site externe

19 Tiré du discours prononcé par Son Excellence John Ralston Saul, réunion de l'Association des universités et collèges du Canada, London (Ontario), le mercredi 9 avril 2003.