ARCHIVÉE - Regina, le 18 novembre 2003

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Remise du Prix Léon du Leadership

Notes pour une allocution au Forum 4-2-1


Madame Dyane Adam - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

Mesdames, Messieurs,

Aujourd'hui, vous avez exploré le thème du leadership et son importance dans l'atteinte d'un changement de culture organisationnelle en ce qui a trait aux langues officielles. Comme vous l'avez vu, la tâche d'initier les changements de coutumes, de proposer de nouvelles façons de faire, de transmettre des valeurs et de susciter la mobilisation du personnel, revient particulièrement aux cadres. Ils doivent faire preuve d'un leadership exemplaire pour transmettre les changements et les valeurs qu'ils soutiennent à tous les paliers de l'organisation.

Vous avez ici un exemple concret de ce leadership exemplaire. En effet, c'est avec un grand plaisir que je rends aujourd'hui hommage à monsieur John Ryan, président-directeur général de Financement agricole Canada (FAC) et à toute son équipe. Je lui remets le Prix Léon du Leadership 2002-2003 pour souligner le leadership extraordinaire dont il a fait preuve dans ses efforts visant à intégrer les langues officielles dans la culture et les activités quotidiennes de son organisation, surpassant ainsi de beaucoup les exigences de base du Programme des langues officielles.

Ce prix est symbolisé par une mascotte représentant un cheminot aux commandes du train des langues officielles : Léon. Les conseils fédéraux des provinces atlantiques m'ont fait cadeau de cette mascotte en 2001 à l'occasion du Symposium de l'Atlantique sur les langues officielles. Léon nous rappelle que nous ne pouvons arriver à notre destination - l'égalité de nos deux langues partenaires nationales - sans l'aide de conducteurs, de leaders dévoués et talentueux, comme monsieur Ryan. Le fait que le responsable d'un organisme de l'Ouest canadien ait remporté ce prix montre que le train des langues officielles parcourt toutes les régions du pays.

Monsieur Ryan a su conduire FAC vers une mise en œuvre aboutie de la Loi sur les langues officielles, au plan des services, de la langue de travail et de la culture institutionnelle, et vers une participation active à la promotion des communautés de langue officielle au Canada.

Tout d'abord, à FAC, l'offre de services dans les deux langues officielles est plus qu'une obligation légale. Il s'agit d'une question de respect et de bonne pratique d'affaires. Aussi, pour assurer un service exceptionnel dans les deux langues officielles et en maintenir l'excellence, FAC effectue périodiquement des suivis téléphoniques, des visites aux bureaux désignés bilingues et une évaluation des communications écrites et des publications. Le respect de l'offre active bilingue et des politiques concernant l'interaction des fonctionnaires avec les citoyens et les citoyennes est vérifié à tous les niveaux.

Ensuite, dans les bureaux de FAC, le bilinguisme fait partie du mode de vie, de la culture institutionnelle de l'organisation. En effet, on y parle français couramment dans les réunions, les corridors, au cours de téléconférences et à l'heure du dîner, et ce, tant au Centre d'administration des prêts de Moncton, au Centre de gestion du risque de Kanata qu'au siège social de Regina. Partout au pays, les francophones, les francophiles, les employés et les employées en formation linguistique parlent français régulièrement, puisqu'ils sont activement encouragés à converser dans la langue de leur choix.

Ce changement de culture est en grande partie dû aux efforts de l'équipe de gestion de FAC. Elle a décidé de contribuer à la création d'un milieu de travail propice à l'utilisation des deux langues officielles, notamment en désignant bilingues tous les postes supérieurs, même si les gestionnaires principaux travaillent à Regina, une région qui n'est pas désignée bilingue aux fins de la langue de travail.

FAC a également lancé à l'échelle nationale les « vendredis français », qui, une fois par semaine, invitent les employés et les employées à parfaire leurs connaissances du français en échangeant sur des termes et des expressions choisies ou simplement en dialoguant. Les employés et les employées en formation linguistique ont ainsi l'occasion d'échanger dans leur deuxième langue et de l'améliorer.

Enfin, pour rehausser la vitalité des communautés de langue officielle en situation minoritaire, FAC fait activement la promotion des événements communautaires francophones auprès de son personnel. FAC commandite d'ailleurs de nombreux projets dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire et a établi un comité national comprenant un employé ou une employée de chacune des régions pour assurer une liaison permanente avec les groupes linguistiques. Ce comité détermine les partenariats potentiels et les commandites, en espèce ou en contribution, dont ces communautés pourraient bénéficier.

Ainsi, je félicite monsieur Ryan et tous les membres de FAC pour leur leadership exemplaire à l'égard de la promotion de la dualité linguistique, aussi bien dans leur organisation qu'auprès du public. Et surtout, je les encourage à continuer à nous inspirer par des initiatives comme celles-ci, qui, je l'espère, se répandront aux quatre coins du pays.

Ils méritent nos applaudissements les plus chaleureux!