ARCHIVÉE - Toronto, le 8 octobre 2009

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Notes for une allocution aux participants de la
Conférence sur les chemins de la réussite bilingue et foire de carrières bilingues


Graham Fraser – Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

Bonjour. Good morning.

J’ai le grand plaisir d’être parmi vous aujourd’hui pour discuter de l’importance du bilinguisme dans votre cheminement scolaire et professionnel.

Je tiens particulièrement à remercier Canadian Parents for French de m’avoir invité à vous adresser la parole. Je n’ai pas eu les mêmes aventures à l’étranger qu’Alexandre Trudeau, qui vous parlera après moi, mais j’ai encore d’incroyables souvenirs de mon parcours pour devenir un Canadien bilingue.

À votre âge, vous n’avez jamais connu un pays qui n’était pas bilingue. Cette année, nous célébrons le 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles.

Quand j’avais votre âge, les programmes de français langue seconde, que ce soit d’immersion, intensifs ou de base, n’existaient pas. Je n’ai donc pas eu accès aux possibilités qui sont les vôtres aujourd’hui. C’était un peu plus tard, lorsque j’étais étudiant à l’Université de Toronto, que j’ai commencé à vraiment m’intéresser à la culture et à la langue françaises. À l’époque, j’ai alors eu la chance d’assister à un spectacle de Gilles Vigneault que j’ai beaucoup apprécié, même si je ne comprenais pas les paroles. Une corde sensible a vibré en moi.

Au cas où vous le ne sauriez pas, Gilles Vigneault figure parmi les plus grands auteurs-compositeurs-interprètes et poètes du Québec. Par son œuvre, il est devenu une icône de la province et du pays. De nos jours, de nombreux artistes, francophones et anglophones, contribuent à faire tomber les barrières et à se distinguer partout au Canada, aux États-Unis et dans le monde entier. Par exemple, Arcade Fire et Simple Plan sont tous deux des groupes bilingues de Montréal. Tricia Foster, Cindy Doire, Andrea Lindsay et Damien Robitaille, tous originaires de l’Ontario, sont également d’excellents exemples d’artistes bilingues.

Je vous invite à vous renseigner sur ces artistes, si vous ne les connaissez pas déjà, de même que sur les autres artistes francophones des différentes régions du Canada. Ils représentent la culture française de notre pays.

Mon apprentissage du français n’a pas toujours été facile. Encore à l’université, j’ai choisi d’aller travailler sur un site archéologique près de Montréal pendant un été, afin d’améliorer mes connaissances du français. Au début, je n’arrivais pas à comprendre quoi que ce soit. Je me sentais un peu nul; je n’arrivais pas à comprendre les blagues. Par contre, à la fin de l’été, j’étais en mesure de converser avec mes collègues, je pouvais rire avec eux et vraiment m’amuser et profiter pleinement de la culture.

C’est là que mon apprentissage a vraiment commencé, parce qu’il continue encore à ce jour. Pour vous, il sera très important de vous rappeler que cet apprentissage ne s’arrête pas à la fin de votre 12e année. Pour maintenir cette compétence, vous devez vous pratiquer et vous servir de ce que vous avez appris.

Vous êtes bien partis; déjà, à Toronto, vous êtes presque 4 000 à suivre des programmes de français langue seconde et vous êtes nombreux à fréquenter des écoles francophones. À la fin de vos études, vous aurez même l’occasion de poursuivre vos études entièrement en français ou en partie sans avoir à vous déplacer. Le Collège Glendon de l’Université York offre des programmes dans les deux langues officielles, le français et l’anglais, depuis de nombreuses années. Pour ceux qui veulent étudier ailleurs dans la province, l’Université d’Ottawa est officiellement bilingue; vous pouvez y étudier en anglais, en français ou dans les deux langues. Il y a aussi l’Université Carleton qui offre un programme de français adapté aux besoins des jeunes provenant de l’immersion. Quant à elle, l’Université de Western Ontario offre des programmes en français langue seconde en affaires et en droit.

Ce ne sont que quelques exemples. Il en existe d’autres, en Ontario, au Québec et partout ailleurs au pays.

Pour vous guider dans votre recherche sur ces établissements postsecondaires, le Commissariat lancera un outil très utile sur son site Web à la fin d’octobre. En quelques mots, il s’agit d’une carte interactive du Canada qui vous indiquera les divers programmes en langue seconde qui sont offert dans l’ensemble du pays. Plus précisément, grâce à cet outil, vous aurez accès à divers renseignements : les programmes offerts dans la langue seconde ou dans les deux langues, les cours enseignés dans la langue seconde, le type de soutien disponible, les occasions de réseautage ainsi que les programmes d’échanges qui vous permettent d’étudier dans votre langue seconde.

En travaillant de près sur cet enjeu, nous espérons que les établissements postsecondaires comme les universités et les collèges reconnaîtront l’importance de la connaissance de nos deux langues officielles pour l’avenir de leurs étudiants.

Par exemple, la fonction publique du Canada embauche déjà environ 12 000 à 15 000 nouveaux diplômés par année, afin de combler l’écart apporté par les employés qui prennent leur retraite. Et cette pénurie de personnel est loin de ralentir. Nous en avons encore pour près de 10 ans. Si vous désirez travailler dans la région de la capitale nationale, qui englobe Ottawa et Gatineau, il est d’autant plus important d’arriver avec les compétences linguistiques nécessaires, afin d’avoir accès au plus grand nombre de postes que possible.

Ici même, à Toronto, il existe de nombreux postes désignés bilingues au sein de la fonction publique du Canada, et auprès du gouvernement ontarien. Il existe aussi ici une communauté francophone importante qui est toujours à la recherche de services auprès de tous les ordres de gouvernement, et qui fait preuve de vitalité également dans la sphère privée.

Cette communauté constitue une ressource très importante pour vous appuyer dans votre cheminement. Déjà aujourd’hui, vous vous retrouvez entre jeunes francophones et francophiles de la région. Je vous encourage donc de faire des liens et d’établir des amitiés avec des jeunes d’autres écoles. Vous pourrez alors partager votre culture avec eux et vice versa. Il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant pour tout le monde. Ça fait également partie de l’apprentissage, connaître l’autre et sa culture.

Finalement, n’oubliez pas que l’apprentissage de nos deux langues officielles est absolument nécessaire si vous voulez réellement contribuer à la dualité linguistique du Canada, si vous voulez participer au dialogue national et si vous voulez réussir à bien comprendre notre pays dans son ensemble.

Vous êtes la relève de notre pays. D’ici à ce que vous soyez prêts à accéder au marché du travail, vos compétences seront en grande demande et vous devrez vous démarquer des autres. En connaissant nos deux langues officielles, et même bien d’autres langues, vous aurez un avantage sans pareil sur les autres.

N’oubliez pas qu’il suffit d’un coup de téléphone ou d’un clic de souris pour joindre le Commissariat, Canadian Parents for French et une multitude d’autres organismes. N’hésitez pas à profiter des ressources mises à votre disposition tout au long de votre cycle d’apprentissage et de votre cheminement de carrière.

Merci.