ARCHIVÉE - Montréal, le 6 octobre 2009

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Notes pour une présentation au Salon de l’emploi
de la fonction publique du Canada


Graham Fraser – Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

Bonjour tout le monde et merci d’être venu en si grand nombre aujourd’hui.

D’abord, un mot à propos de mon rôle : je suis l’ombudsman des langues officielles du Canada, indépendant du gouvernement. Les Canadiens peuvent s’adresser à moi lorsqu’ils estiment que leurs droits linguistiques ne sont pas respectés par une des institutions fédérales. Les fonctionnaires fédéraux font également appel à mes services lorsqu’ils estiment qu’il y a des manquements quant à leurs droits de travailler dans leur langue, là où ce droit existe.

De façon générale, je travaille avec tous ceux et celles qui tiennent à cœur la dualité linguistique : les groupes d’enseignement en langue seconde, les communautés de langue anglaise au Québec et les francophones ailleurs au pays, mais aussi un grand nombre de personnes au sein de la fonction publique fédérale qui ont choisi de faire de leur langue seconde une partie importante de leur vie.

On vous l’a peut-être dit d’ailleurs, la fonction publique fédérale traverse une période de grande transformation. Le plus gros employeur du pays a besoin de milliers de nouveaux employés chaque année pour remplacer la génération qui part à la retraite.

Plus précisément, la fonction publique embauchera chaque année entre 12 000 et 15 000 nouveaux employés, dont environ 5 000 dans des postes désignés bilingues. Au total, cela représente un nombre plus élevé que l’ensemble du personnel de General Motors au Canada en 2008. C’est l’occasion pour beaucoup de gens de commencer une nouvelle carrière, mais aussi de changer la fonction publique à l’image du Canada d’aujourd’hui.

Une fonction publique de plus en plus bilingue est l’une des transformations importantes des dernières décennies et le mouvement se poursuit.

Depuis 1969, la Loi sur les langues officielles prévoit que les institutions fédérales doivent communiquer avec les citoyens dans la langue officielle de leur choix – français ou anglais. Cette exigence n’est pas universelle.

Pour le service en personne, seul un certain nombre de points de service doivent donner un service bilingue, leur nombre dépendant de la proportion de francophones ou, au Québec, d’anglophones. Dans la région d’Ottawa-Gatineau, tout le Nouveau-Brunswick, certaines régions du Québec et de l’Ontario, les superviseurs doivent être bilingues, car leurs employés ont le droit de travailler dans l’une ou l’autre langue.

Le résultat : 40 p. cent des postes de la fonction publique fédérale doivent être occupés par des gens qui parlent les deux langues officielles. Dans la région d’Ottawa-Gatineau, le montant s’élève à 65 p. cent. Ailleurs au Québec, 61 p. cent des postes sont bilingues.

Cela ne veut pas dire que le gouvernement fédéral embauche seulement des candidats bilingues, même à Ottawa ou au Québec. Chaque année, la fonction publique embauche de nombreux Canadiens unilingues. Cependant, ceux qui voudront devenir superviseurs devront maîtriser leur langue seconde pour y arriver.

En effet, les compétences linguistiques sont également des compétences de leadership, puisqu’elles permettent de mieux servir le public. Il est donc recommandé à chacun d’apprendre sa langue seconde dès que possible.

À cet effet, la population québécoise est une excellente ressource en matière de recrutement; il s’agit du groupe ayant le taux le plus élevé de bilinguisme au pays. Au Québec, plus d’un tiers des francophones et deux tiers des anglophones sont bilingues. Les proportions sont encore plus élevées auprès de la jeune génération. Ici, à Montréal, il vous est possible d’atteindre un niveau de compétence très élevé dans les deux langues officielles en raison des ressources qui y sont offertes. Cela vous donnera un avantage considérable au sein de la fonction publique.

Puisque vous envisagez une carrière dans la fonction publique fédérale, je vous invite donc à considérer le bilinguisme comme un élément important. Cela vous aidera à mieux servir le public, exercer des rôles de leadership, quel que soit le niveau où vous travaillez et mieux connaître le pays.

Merci. J’aimerais prendre le temps qu’il nous reste pour répondre à vos questions.