ARCHIVÉE - Ottawa, le 4 décembre 2007

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Notes pour une allocution prononcée dans le cadre
de la Semaine de la dualité linguistique
de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada


Graham Fraser – Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

Mesdames et Messieurs,

C’est un immense plaisir d’être ici aujourd’hui à l’occasion de la Semaine de la dualité linguistique.

Je suis très heureux de constater que le ministre Michael Fortier est parmi nous. Son leadership et son engagement personnel ont contribué à faire progresser d’importants dossiers, en particulier la traduction du site Web emplois.gc.caSite du gouvernement. J’apprécie son engagement et son style direct et franc; ce fut un plaisir de collaborer avec lui. Également, je constate que François Guimond a poursuivi le travail que David Marshall avait entrepris, à l’époque où il était sous-ministre, relativement au programme des langues officielles. Je n’exagère pas en disant que vos efforts ont été remarqués.

Mon travail de commissaire me procure de grands plaisirs, dont celui d’apprendre de bonnes nouvelles rarement rapportées aux journalistes. Ou encore celui de rencontrer des gens qui, chacun à leur manière, célèbrent leur deuxième langue officielle. Un peu comme vous aujourd’hui.

Bon nombre de gens ne maîtrisent pas encore leur langue seconde. Le plaisir de la découverte s’accompagne presque toujours de timidité et de la crainte de faire des erreurs. J’ai moi-même compris qu’apprendre une deuxième ou une troisième langue constitue une expérience qui dure toute la vie. J’ai fait mon apprentissage du français sur le tard, mais avec conviction, et je pense pouvoir dire aujourd’hui que j’ai réussi. Mais, étant donné que la parole est un acte de nature physique et il faut donc s’entraîner sans cesse. 

Pour la population canadienne, le français est également un tremplin vers d’autres langues. Il y a quelques années, je couvrais une mission commerciale du Canada en Chine. Pour l’occasion, l’ambassade du Canada a proposé aux Canadiens vivant en Chine de servir de guides et d’interprètes aux politiciens, aux gens d’affaires et aux journalistes. J’ai été étonné de constater que ces Canadiens sinophones étaient parfaitement à l’aise de s’exprimer aussi bien en français qu’en anglais. Pour eux, la connaissance des deux langues leur permettait de communiquer avec le reste du pays, mais aussi de s’ouvrir au monde.

Dans la fonction publique, la relation avec l’autre langue officielle est aussi une question de respect. Respect à l’égard du public, de nos collègues, des parlementaires. Nous devrions voir la dualité linguistique comme un outil qui permet à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes de participer au gouvernement de leur pays.

Au cours des quatre dernières décennies, la fonction publique est devenue un lieu de rencontre des deux grandes communautés linguistiques canadiennes, une occasion de collaboration et d’échanges entre anglophones et francophones. Beaucoup de Canadiens et de Canadiennes ont appris par leurs collègues à découvrir l’autre communauté linguistique : les journaux qu’ils lisent, les émissions de télévision qu’ils regardent, les films qu’ils visionnent, les pièces de théâtre qu’ils vont voir. Un jour ou l’autre, ils arrivent même à comprendre leurs blagues.

La dualité linguistique est aussi une question de leadership. Pour être un dirigeant dans la fonction publique, il faut pouvoir influencer, persuader, motiver, stimuler et valoriser tous les employés, aussi bien en français qu’en anglais.

Le leadership en matière de langues officielles, c’est témoigner d'une vision de son milieu de travail, c’est témoigner d’une vision du pays. Le leadership en matière de langues officielles est l’expression de notre foi envers notre pays et sa dualité linguistique.

Il existe donc une différence entre la gestion de base et un véritable leadership. La gestion de base suit les règles à contrecœur. Le véritable leadership transforme les valeurs en occasions.

Mesdames et Messieurs, la dualité linguistique nous donne l’occasion parfaite de mettre en valeur tout le pouvoir d’action qui appartient au véritable leadership. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada fait déjà preuve d’un tel leadership, notamment en organisant cette semaine de la dualité linguistique. Je vous en félicite et je vous encourage à devenir un modèle à suivre pour les autres institutions fédérales. Vous faites de l’excellent travail et, à titre de commissaire, je suis heureux d’être à vos côtés et à votre service.  

Merci.