ARCHIVÉE - Vancouver, le 2 décembre 2008

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Notes pour une déclaration aux médias dans le cadre du lancement de l’étude
Vancouver 2010, une occasion en or : Viser un modèle canadien
de la dualité linguistique dans le sport international


Graham Fraser – Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

Bonjour,

Je suis heureux de lancer aujourd’hui l’étude Vancouver 2010, une occasion en or : Viser un modèle canadien de la dualité linguistique dans le sport international.

De par la nature même de mon travail de commissaire aux langues officielles, mes interventions sont souvent un constat après coup d’un problème survenu au gouvernement fédéral ou au sein des institutions fédérales.

Cette étude est différente. Elle examine les préparatifs des Jeux olympiques d’hiver qui auront lieu ici à Vancouver, sous l’angle des langues officielles. Elle a comme objectif de faire des recommandations au Comité organisateur des Jeux de 2010, à la Ville de Vancouver et à Patrimoine canadien, alors qu’il est encore temps d’apporter des correctifs. Je ne voulais pas simplement arriver sur la scène après les Jeux en affirmant : « Voici ce qu’ils auraient dû faire. »

Une telle étude aurait été impossible sans la collaboration du COVAN et de son directeur général, de même que Patrimoine canadien. L’engagement de Monsieur Furlong m’est apparu évident dès ma première rencontre avec lui, et la bonne volonté de son équipe de collaborateurs a été sans pareille. L’étude démontre d’ailleurs que le COVAN s’est doté d’une vision solide de la dualité linguistique qui reflète bien la nature du Canada.

Il doit maintenant mettre en place les ressources nécessaires pour que cette vision devienne réalité l’année prochaine : pour le public, les athlètes et les médias du monde entier. Ce n’est qu’en y mettant les efforts nécessaires et en assurant une préparation minutieuse que le COVAN réussira à offrir des Jeux véritablement bilingues.

Pourquoi donner autant d’importance à la question linguistique dans le cadre de ces Jeux olympiques?

Le français et l’anglais sont nos deux langues officielles, mais elles sont aussi les langues officielles du mouvement olympique. Ces deux langues sont parlées quotidiennement d’un bout à l’autre de notre pays, comme langues maternelles et comme langues secondes. Il n’en tient qu’à nous d’offrir aux visiteurs des Jeux olympiques d’hiver véritablement canadiens, rehaussés de la chaleur des habitants de la Colombie-Britannique, au cœur de l’une des régions les plus majestueuses de la planète.

Les Jeux de 2010 sont une occasion en or pour le Canada de montrer une image de notre dualité linguistique au monde entier, de souligner notre réussite et notre fierté en tant que pays avec deux langues officielles. Les attentes sont grandes, et nous voulons nous montrer sous notre meilleur jour, à tous points de vue.

Mon équipe et moi avons donc examiné l’état de préparation du COVAN sous plusieurs angles :

  • Les services bilingues au public;
  • Les services bilingues aux athlètes, entraîneurs, officiels et autres membres des délégations;
  • Le reflet de la dualité linguistique canadienne dans la présentation des Jeux. 

Le bilan que fait l’étude est encourageant. Des ententes de collaboration ont été établies avec des partenaires de la francophonie canadienne, soit la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique, la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures et les gouvernements du Québec et du Nouveau-Brunswick. Les relations avec les communautés francophones sont soutenues et fructueuses. Tout le processus de planification tient compte de l’aspect linguistique des Jeux.

Organiser des Jeux olympiques est une tâche colossale, et les défis sont considérables. L’étude met en lumière certains défis importants à surveiller avec attention et propose 18 mesures à prendre pour que le COVAN et Patrimoine canadien soient fin prêts lorsque le signal du départ retentira, le 12 février 2010. Ces recommandations concernent notamment le recrutement de bénévoles bilingues, les services d’interprétation simultanée et de traduction, et la signalisation.

Il est essentiel que les ressources affectées à la traduction et à l’interprétation simultanée soient suffisantes, d’autant plus que les besoins ne cesseront d’augmenter à l’approche des Jeux. Le COVAN doit aussi se doter d’une stratégie efficace qui lui permettra de recruter un grand nombre de bénévoles bilingues en Colombie-Britannique, mais aussi dans les autres régions du pays. L’atteinte d’une certaine masse critique est nécessaire pour assurer un service bilingue efficace, en plus des besoins linguistiques dans d’autres langues.

Ce rapport est un aperçu d’un projet en cours. Lors de la rédaction de ce dernier, j’ai eu l’occasion d’échanger des idées avec Monsieur Furlong sur les défis que mon bureau a recensés. Je laisserai Monsieur Furlong vous dire ce que son organisation a déjà entrepris pour donner suite aux discussions qui ont mené à la rédaction de ce rapport. Je tiens à reconnaître le travail qui a déjà été accompli et à souligner que les gestes posés à ce jour sont de bon augure pour l’avenir.

En plus du COVAN, d’autres organismes ont également des responsabilités pour faire des Jeux un succès au chapitre d’un service de qualité.

En tant que haut fonctionnaire du Parlement canadien, j’ai examiné les obligations du COVAN sous l’angle de l’Entente multipartite dont Patrimoine canadien, à titre de représentant du gouvernement fédéral, est signataire. C’est pourquoi certaines de mes recommandations s’adressent au Secrétariat des Jeux à Patrimoine canadien, qui doit travailler avec la fonction publique fédérale, mais aussi à ses partenaires au niveau provincial, municipal et communautaire. Je demande notamment au Secrétariat de faciliter l’accès du COVAN aux ressources du Bureau de la traduction du gouvernement fédéral.

Mon personnel continuera à surveiller l’évolution des préparatifs, afin de conseiller le Comité organisateur et le Secrétariat des Jeux. Je ferai rapport du résultat après les Jeux. Nous espérons tous que les Jeux de Vancouver en 2010 connaissent un tel succès que d’autres villes canadiennes seront bientôt sélectionnées pour d’autres Jeux dans les années à venir.

Au cours des prochains mois, le Commissariat entreprendra une campagne de sensibilisation des institutions fédérales pour les encourager à prendre les mesures nécessaires pour faire la promotion de la dualité linguistique. Cette dualité doit être perçue comme une valeur canadienne fondamentale dans le contexte des Jeux de 2010. Il est également primordial d’offrir à chacun – athlètes, leurs familles, visiteurs, journalistes, etc. – la chance de vivre les Jeux dans la langue officielle de son choix, particulièrement lors d’entretiens avec des institutions fédérales.

J’espère qu’avec ses partenaires gouvernementaux, communautaires et privés, le Comité organisateur arrivera à livrer des Jeux qui respectent pleinement les langues officielles du mouvement olympique et de notre pays. Les éloges qu’il recevra alors de la part des Canadiens et des nombreux visiteurs seront bien méritées.

Merci.