Un journaliste d’Ottawa tisse des liens entre les francophones et les anglophones

(EN)—Sur la colline du Parlement, les personnes bilingues ne sont pas rares du tout – mais personne ne prend le bilinguisme aussi au sérieux que le correspondant du Globe and Mail Daniel Leblanc.

« Les nouveaux journalistes, en général, cherchent à faire leur marque. Nous voulons apporter quelque chose de nouveau à la profession. Je me suis dit que je pourrais bien faire ma marque en tissant des liens entre les francophones et les anglophones du Canada. »

Daniel Leblanc est capable de comprendre et d’expliquer la politique canadienne dans les deux langues officielles et il a toujours voulu combler le fossé qui sépare les deux cultures. C’est peut-être parce qu’il est né à Ottawa, mais qu’il a été élevé de l’autre côté de la rivière, à Gatineau (Québec), qu’il a acquis ce point de vue particulier. Sa famille a fait plusieurs voyages au Canada, son frère insistait pour regarder les dessins animés en anglais, le samedi matin, et il a lui-même étudié l’anglais au Collège Saint-Alexandre, à Gatineau. C’est ce qui l’a amené à prendre de plein gré la décision de devenir vraiment bilingue.

Aujourd’hui, ses compétences linguistiques sont pour lui un véritable atout. Il peut converser sans problème avec n’importe qui, dans l’une ou l’autre langue. Il a ainsi pu se faire une bonne idée des deux collectivités de langue officielle qui, à son avis, sont à la fois semblables et différentes. Semblables, parce qu’elles s’appuient toutes deux sur des valeurs sociales, différentes, parce qu’elles ont aussi chacune des valeurs qui leur sont propres.

Daniel Leblanc n’a pas renié ses racines : il a rédigé son ouvrage sur le scandale des commandites, Nom de code : MaChouette, en français. Sa famille et sa ville restent cependant son véritable refuge. Son épouse et lui vivent à Gatineau, et ils veillent à ce que leurs trois enfants puissent vivre et grandir en français.

L’année 2009 marque le 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles. « Reconnaître la valeur des deux langues officielles du Canada est un investissement dans l’avenir, d’un point de vue tant professionnel que personnel et culturel », déclare le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.

Vous trouverez plus d’information sur les langues officielles dans le site Web du Commissariat aux langues officielles, à www.languesofficielles.gc.ca

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