Communiquer avec le public dans les deux langues officielles

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Les événements sportifs de grande envergure impliquent une quantité énorme de communications avec le public. Parmi les services à fournir dans les deux langues officielles figurent :

  • la signalisation et l’affichage,
  • les documents d’information et de promotion,
  • les sites Web et les communications dans les médias sociaux,
  • l’information transmise verbalement ou à l’aide de tableaux indicateurs pendant l’événement.


Lorsque le comité organisateur communique avec le public par l’entremise des médias, il est essentiel qu’il le fasse aussi dans les médias de langue officielle minoritaire afin de joindre les deux communautés de langue officielle.

Par ailleurs, rappelons l’importance de sensibiliser les commanditaires à la dualité linguistique canadienne et de susciter la collaboration des provinces et des municipalités pour qu’elles veillent à créer une ambiance bilingue grâce à des services, de la documentation et de la signalisation dans les deux langues officielles.

La traduction et l’interprétation

Comme la traduction des documents et l’interprétation au cours d’événements publics constituent des tâches considérables, il faut s’assurer de disposer de ressources humaines et financières suffisantes pour répondre à tous les besoins. Il arrive que l’on sousestime les besoins dans ces domaines, qui tendent à augmenter de façon significative à l’approche de l’événement. Aussi est-il judicieux de solliciter, dès l’amorce du projet, la collaboration de professionnels de la langue habitués à répondre à une forte demande.

Recourir à des logiciels de traduction automatique ou à de la main-d’œuvre sans expérience donne de piètres résultats au chapitre de la qualité de la langue. Une traduction de mauvaise qualité nuit grandement à la communication du message et risque de ternir la réputation de l’organisme qui l’a transmis. De même, compte tenu de l’obligation d’informer la population des deux groupes de langue officielle au même moment, la publication de la traduction d’un document plusieurs heures ou plusieurs jours après l’original n’est pas une pratique acceptable.

En tenant compte dans la planification du temps nécessaire à la traduction et en établissant un plan de contingence, il sera plus facile de répondre aux demandes imprévues. Dans le cas de renseignements qui doivent être diffusés à court préavis (par exemple, le report d’une épreuve ou la fermeture d’une rue) ou d’information liée aux urgences et à la sécurité, le défi à relever est de taille, mais le respect des langues officielles demeure crucial.

QUESTIONS À SE POSER

Comité organisateur et institutions fédérales

  • Comment vérifierons-nous que les ressources humaines et financières seront suffisantes pour faire la traduction et fournir l’interprétation?
  • Quels défis techniques aurons-nous à relever?
  • Comment garantirons-nous la qualité de la traduction?
  • Quelles mesures prendrons-nous pour que des services d’interprétation soient offerts aux activités publiques liées à l’événement?
  • Comment arriverons-nous à publier simultanément dans le Web du contenu équivalent dans les deux langues officielles?
  • De quelle façon nous assurerons-nous de disposer des ressources nécessaires pour respecter nos obligations linguistiques en cas d’imprévus ou de situations d’urgence?
  • Comment ferons-nous en sorte que les fournisseurs de services agissant en notre nom servent le public dans les deux langues officielles?
  • De quelle manière sensibiliserons-nous les commanditaires ainsi que les partenaires provinciaux et municipaux à la nécessité de mettre en place des mesures pour servir le public dans les deux langues officielles?
  • Comment utiliserons-nous les médias de langue officielle minoritaire?


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