ARCHIVÉE - Déjà vu : 40 ans de langue et de rire en caricatures politiques

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Il y a quarante ans...

C’est en 1969 que le français et l’anglais deviennent les langues officielles du Canada, à la suite de l’adoption de la Loi sur les langues officielles, qui accorde au français et à l’anglais un statut égal.

En 2009, 40 ans après son adoption, la Loi continue à faire sentir ses effets en tant que politique publique et cadre juridique. Les débats politiques passionnés, les réactions et les défis engendrés par la dualité linguistique ont été le point de mire de grands caricaturistes canadiens. Tels des miroirs de notre société, les caricatures et les dessins politiques publiés dans les quotidiens jettent un regard incisif sur la facette amusante aussi bien que sur le côté sérieux des enjeux linguistiques.

Bilinguisme

Les deux solitudes

Dans les années précédant l’adoption de la Loi sur les langues officielles en 1969, le Canada peine à concilier ses « deux solitudes », un terme popularisé par un roman du même titre de Hugh MacLennan. Publié en 1945, le roman de cet auteur décrit les relations tendues entre francophones et anglophones au Québec à l’époque.

De nombreux francophones, qui constituent la majorité de la population au Québec mais une minorité ailleurs au Canada, ont le sentiment que leur langue est sur le déclin. En 1963, le premier ministre Lester B. Pearson met sur pied la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, connue sous le nom de Commission B.B., afin de remédier à cette situation.

« Philippe a marmonné : “On peut le jouer à deux ce jeu-là”, avant de déchirer les côtés en français de toutes les boîtes de céréales. »

Les répercussions régionales

Les enjeux touchant le bilinguisme et les droits linguistiques des communautés en situation minoritaire continuent à susciter des débats émotifs partout au pays après l’adoption de la Constitution et de la Charte canadienne des droits et libertés en 1982. La Charte confirme l’égalité de statut du français et de l’anglais et reconnaît aux parents des communautés de langue officielle en situation minoritaire le droit de faire instruire leurs enfants dans leur langue et de gérer leurs établissements d’enseignement.

Nombre de francophones et d’anglophones sont sceptiques quant à la pertinence du bilinguisme officiel pour assurer la cohésion du pays. Les événements qui surviennent aux échelles municipales et provinciales fournissent une matière fertile à la satire malicieuse des caricaturistes.

Sans titre

La soirée du hockey

Les tensions linguistiques occupent le centre de la patinoire, alors que la passion nationale, le hockey, devient le baromètre de l’intolérance. La vieille rivalité entre francophones et anglophones, telle que décrite en 1965 par Roch Carrier dans son célèbre roman Le chandail de hockey, se transforme en tenace rancoeur.

Eric Lindros, un joueur de la ligue junior, provoque un débat houleux après avoir été repêché dans la LNH par les Nordiques de Québec, en 1991. Il refuse de se joindre aux Nordiques, principalement parce qu’il ne veut ni vivre ni travailler dans une communauté francophone.

Veux pas l’aller…

Air Canada

La dualité linguistique dans le domaine du transport aérien crée des remous en 2000 lorsque le Parlement modifie la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada. Cette nouvelle loi mène à la privatisation d’Air Canada et de ses filiales, dont les transporteurs régionaux Jazz et Zip, et les oblige à offrir leurs services dans les deux langues officielles.

Bilinguisme à Air Canada

L’avenir du Canada

La composition culturelle du Canada est devenue de plus en plus diversifiée au cours des 40 années qui ont suivi l’entrée en vigueur de la Loi sur les langues officielles.

La dualité linguistique est, à n’en pas douter, une des caractéristiques de la société canadienne. Cette dualité a été au cœur de la fondation de notre pays et elle constitue une particularité de notre histoire nationale. Si la tolérance et le sens de l’accommodement font partie intégrante des valeurs canadiennes, c’est largement grâce à notre dualité linguistique, qui nous a appris à nous respecter.

Dans l’avenir du Canada, quel sera le rôle de la langue dans l’établissement d’une vision nationale commune et dans l’expression de notre identité culturelle ?

Le Canada, dans 25 ans

Cette exposition, produite par le Commissariat aux langues officielles, marque les 40 ans de la Loi sur les langues officielles. Nous remercions les caricaturistes dont les œuvres sont présentées ainsi que Bibliothèque et Archives Canada de sa précieuse collaboration.

L’exposition complète a été présentée au 395, rue Wellington, à Ottawa, de septembre 2009 à mars 2010. Depuis avril 2010, elle est présentée au salon étudiant du Centre universitaire de l’Université d’Ottawa situé au 55, rue Université, à Ottawa, et ce, jusqu’en mars 2011. Une version de cette exposition est aussi présentée dans plusieurs villes canadiennes depuis septembre 2009 et continuera à voyager jusqu’en novembre 2010.