ARCHIVÉE - Ottawa, le 11 juin 2003

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Le système sportif canadien et les langues officielles: donner un second souffle pour enfin atteindre le podium

Malgré certains progrès réalisés au cours des trois dernières années, le français et l'anglais ne jouissent toujours pas du même statut dans le système sportif canadien. Voilà la principale conclusion de la commissaire aux langues officielles, madame Dyane Adam, dans un rapport publié aujourd'hui. Le rapport fait le point sur la mise en œuvre, par Sport Canada, de recommandations émises par la commissaire en l'an 2000, dans le cadre d'une étude sur les langues officielles dans le système sportif canadien.

Les recommandations de la commissaire constituaient un plan stratégique visant à éliminer les obstacles à la participation des francophones dans le sport de haut niveau. Madame Adam conclut aujourd'hui que Sport Canada a entièrement mis en œuvre seulement trois des quinze recommandations et neuf autres partiellement. Trois recommandations demeurent sur la planche de travail. « Avec un tel résultat, Sport Canada est encore loin du podium. En dépit de ses bonnes intentions, sa performance n'est pas à la hauteur des attentes. », a déclaré la commissaire.

« Je reconnais que Sport Canada, en collaboration avec ses partenaires du système sportif, a fait des efforts importants, mais je ne peux que déplorer sa lenteur excessive à mettre en œuvre les recommandations et à respecter les dates d'échéance établies il y a trois ans. Sport Canada est encore en train de préparer sa chorégraphie, alors qu'il devrait être sur la glace en train de peaufiner sa performance.
Cette lenteur et l'absence d'approches cohérentes ont un impact direct sur nos athlètes qui sont forcés de s'adapter aux lacunes linguistiques du système sportif », a déclaré madame Adam.

Les athlètes de haut niveau dont la langue de préférence est le français étaient déjà sous-représentés en 2000 (18 p. 100) dans l'ensemble des disciplines sportives proportionnellement à la représentation des deux groupes de langue officielle au pays. Les données recueillies cette année démontrent qu'ils le sont encore un peu plus aujourd'hui (17,3 p. 100). Cette situation continue de préoccuper la commissaire et elle a donc émis une nouvelle recommandation :

Que Sport Canada réalise, d'ici le 30 juin 2004, une étude indépendante sur la participation francophone dans l'ensemble des sports et détermine quelles sont les conditions propices qui permettent d'assurer un accès égal aux deux groupes de langue officielle dans le sport de haut niveau. L'étude devra également examiner l'impact qu'a l'emplacement des centres d'entraînement de haut niveau sur cette participation.

Pour madame Adam, ce suivi a permis de reconnaître les progrès accomplis mais, tout comme les athlètes de haut niveau, Sport Canada doit se donner les plus hauts standards et assumer une plus grande part du leadership sur cette question. « Sport Canada doit donner un second souffle au système sportif canadien pour atteindre sans plus tarder le fil d'arrivée », déclara-t-elle. La commissaire compte sur la pleine collaboration du Secrétaire d'État au Sport amateur qui s'est engagé à redoubler d'efforts. Madame Adam continuera de suivre de très près l'évolution de ce dossier au cours des prochains mois.

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Renseignements

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MISE EN ŒUVRE DES RECOMMANDATIONS DE 2000 LES LANGUES OFFICIELLES ET LE SYSTÈME SPORTIF CANADIEN

Les recommandations émises en 2000 par la commissaire aux langues officielles se divisaient en trois grandes catégories :

  • la mise en œuvre de mesures administratives afin de permettre aux organismes nationaux de sport et aux centres nationaux de sport de fournir un niveau de service adéquat dans les deux langues officielles;
  • le renforcement de la capacité bilingue des entraîneurs des équipes nationales; et
  • l'amélioration de la gestion du programme par Sport Canada.

Parmi les résultats positifs qu'elle a constatés lors de son suivi, la commissaire souligne que :

  • La nouvelle Politique canadienne du sport de mars 2002 énonce que la dualité linguistique fait partie des valeurs essentielles du système sportif et garantit aux sportifs francophones des services essentiels dans leur langue;
  • Sport Canada a développé des normes claires en matière de langues officielles pour les centres d'entraînement de haut niveau;
  • Sport Canada a renforcé les mesures pour intégrer le français et l'anglais dans le déroulement des grands jeux;
  • Sport Canada a mené un sondage auprès des organismes nationaux de sport pour examiner dans quelle mesure leurs services sont disponibles dans les deux langues officielles;
  • Des efforts importants sont déployés par Patrimoine canadien pour traduire les guides techniques destinés à la formation des entraîneurs;
  • Certains organismes nationaux de sport déploient des efforts importants pour rendre leur site Internet bilingue, traduire des documents et améliorer la capacité linguistique de leur personnel.

Parmi les lacunes qui devront être corrigées, la commissaire souligne que:

  • Sport Canada n'a pas entièrement mis en œuvre toutes les recommandations qui le concernent directement, notamment celles reliées aux exigences linguistiques des postes de sa direction générale;
  • Globalement, la capacité bilingue des organismes nationaux de sport n'est pas encore à la hauteur des attentes, et plusieurs ne sont pas en mesure d'offrir des services de qualité dans les deux langues officielles;
  • Plusieurs athlètes francophones sont encore encadrés par des entraîneurs unilingues dans les équipes nationales. Cette situation a des répercussions sur le développement global des athlètes francophones;
  • Les organismes nationaux de sport n'ont pas tous élaboré d'énoncé de politique complet et satisfaisant sur la disponibilité de services dans les deux langues officielles;
  • Deux centres nationaux de sport visités offrent toujours aux équipes nationales la plupart de leurs services en anglais seulement, notamment les services médicaux (physiothérapeutes, psychologues et médecins) et le soutien aux athlètes.