Un juge de la citoyenneté, qui a émigré de l’Inde vers le Canada avec à peine quelques notions d’anglais ou de français, fait maintenant prêter serment aux nouveaux Canadiens dans les deux langues officielles

(EN)—À son arrivée au Canada, Shinder Singh Purewal parlait à peine l’anglais. Il n’aurait jamais pensé qu’un jour, il deviendrait juge de la citoyenneté et ferait prêter serment aux nouveaux Canadiens dans les deux langues officielles.

juge Shinder S. Purewal

Le juge Purewal est né en Inde dans une famille de petits fermiers. Il n’avait qu’un mois lorsque son père a été assassiné, et sa mère a dû élever seule ses quatre enfants. Elle voyait bien que les jeunes garçons du village quittaient le pays pour aller au Canada et elle a décidé de donner à sa famille la chance de vivre dans un pays en paix. La famille est donc arrivée au Canada en septembre 1979. Le juge Purewal avait 17 ans. « Je ne connaissais que quelques mots d’anglais et j’arrivais seulement à prononcer des phrases très simples. »

Après avoir perfectionné son anglais, le juge Purewal s’est attaqué au français : « Qui ne veut pas connaître la langue de Voltaire? » Il a aussi profité du fait qu’il étudiait l’histoire politique à la Queen’s University, à Kingston (Ontario) et qu’il a pu interviewer le premier ministre Pierre Trudeau lorsqu’il rédigeait son mémoire de maîtrise sur la politique du multiculturalisme. Il n’a jamais oublié ces expériences, qui ont en fait assuré sa réussite professionnelle : « Ce sont le français et l’anglais qui permettent à tout immigrant d’avancer dans notre pays. »

On peut dire que le juge Purewal est l’incarnation même de cette affirmation lorsque, dans sa cour de la citoyenneté de Surrey (Colombie-Britannique), il fait prêter serment aux nouveaux Canadiens dans les deux langues officielles. Il récite également la version française du serment et prononce quelques mots en français pendant la cérémonie pour, dit-il, « mettre en relief le fait que le pays est fondé sur deux langues — le français et l’anglais ». Quelques mots qui en disent beaucoup sur les deux réalités culturelles du Canada et sur les politiques fédérales qui les encadrent.

L’année 2009 marque le 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles. « Reconnaître la valeur des deux langues officielles du Canada est un investissement dans l’avenir, d’un point de vue tant professionnel que personnel et culturel », déclare le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.

Vous trouverez plus d’information sur les langues officielles dans le site Web du Commissariat aux langues officielles, à www.languesofficielles.gc.ca/html/index_f.php.

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