ARCHIVÉE - Chapitre 4

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 LES BULLETINS DE RENDEMENT ET LES BELLES RÉUSSITES (suite)


Les belles réussites

Il est devenu habituel pour le Commissariat de présenter dans le rapport annuel un échantillon de belles réussites en matière de langues officielles. Cette année, les belles réussites se classent en quatre catégories40 :

  • Promotion de l’administration fédérale comme milieu de travail bilingue.

  • Utilisation du français et de l’anglais en milieu de travail.

  • Amélioration de la prestation du service au public dans la langue de la minorité linguistique.

  • Promotion du français et l’anglais.

Promotion de l’administration fédérale comme milieu de travail bilingue

Certaines institutions fédérales travaillent de concert avec des étudiants de niveau postsecondaire en vue de recruter du personnel bilingue. Par exemple, la Commission de la fonction publique du Canada et Ressources humaines et Développement social du Canada collaborent à une initiative de formation de formateurs dans la région du Québec. L’objectif du projet est de faire la promotion du programme de recrutement de la Commission auprès d’étudiants bilingues de niveau postsecondaire. Chaque année, durant les mois de mai et juin, en moyenne 150 étudiants suivent une formation d’une semaine qui présente la fonction publique comme un employeur de choix. La Commission a ainsi accru le nombre d’étudiants bilingues de niveau postsecondaire qui postulent pour des emplois d’été et des postes à temps plein dans les ministères fédéraux au Québec.

La Commission de la fonction publique du Canada emploie aussi des ambassadeurs étudiants qui s’affairent à promouvoir la fonction publique fédérale comme employeur de choix dans certaines universités sur le territoire québécois. L’Agence du revenu du Canada mène un projet similaire.

Utilisation du français et de l’anglais en milieu de travail

Certaines institutions font preuve d’innovation dans leurs façons de mener des réunions. En novembre 2006, Pêches et Océans Canada a décidé d’utiliser en alternance le français et l’anglais dans ses réunions de gestion. Cette pratique vise à perfectionner les aptitudes en communication des cadres supérieurs dans leur langue seconde. Depuis le début de l’initiative, la langue des réunions hebdomadaires du comité exécutif alterne du français à l’anglais. La documentation est distribuée dans les deux langues officielles. Une belle réussite, puisque les membres du comité font de gros efforts pour parfaire leurs compétences. L’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien s’est inspirée de cette pratique. Depuis janvier 2007, la langue des réunions obligatoires des gestionnaires alterne elle aussi du français à l’anglais.

Par ailleurs, Statistique Canada a mis à la disposition des présidents et organisateurs de réunions une trousse d’information sur les réunions bilingues et a produit une vidéo intitulée Une réunion désagréable – An unpleasant meeting qui illustre les embûches d’une réunion bilingue mal menée.

Statistique Canada a aussi lancé un projet pilote pour favoriser le bilinguisme au sein de l’institution. Elle a embauché trois organisateurs qui voient au respect des méthodes de travail et au bon déroulement du travail en équipe. Ces personnes posent des diagnostics sur des problèmes particuliers et proposent des solutions en vue de promouvoir le renforcement ou le maintien d’un milieu propice à l’usage des deux langues officielles. Le projet pilote sera soumis à une évaluation au printemps 2007.

Amélioration de la prestation de service au public dans la langue de la minorité linguistique

Certaines institutions ont trouvé le moyen d’améliorer la formation linguistique offerte à leur effectif. À titre d’exemple, l’Agence des services frontaliers du Canada, en partenariat avec le secteur privé, des collèges et des universités a mis sur pied un solide programme de formation linguistique. Elle a notamment établi des ententes avec l’École de la fonction publique du Canada et des ministères dans le but de partager les ressources matérielles et humaines. Voilà un bel exemple pour les autres ministères qui font appel aux services de formation linguistique de l’École de la fonction publique du Canada.

Par ailleurs, Statistique Canada s’est fixé l’objectif de faire en sorte que tous les postes de supervision soient occupés par des personnes bilingues à compter du 1er avril 2007. Son plan de transition prévoyait l’ouverture d’un centre de formation sur place pour résoudre les problèmes importants de retard et s’assurer que les titulaires satisfont aux exigences linguistiques requises le plus tôt possible. D’ailleurs, les postes de directeur et de chef de cette institution sont déjà obligatoirement bilingues, tandis que ceux de sous-chef le seront à partir d’avril 2007.

À la Société du Musée canadien des civilisations, la formation des nouveaux employés comprend un volet de sensibilisation aux langues officielles. De plus, pour assurer la qualité des services dans les deux langues, le Musée a inséré des questions relatives aux langues officielles dans son questionnaire détaillé qui sera distribué deux fois l’an aux visiteurs. Le Musée sondera ainsi près de 500 visiteurs annuellement. Enfin, le Musée suit un plan quinquennal de validation périodique des compétences linguistiques de tous les employés occupant un poste bilingue. Tous ces facteurs contribuent à assurer la qualité des services dans les deux langues officielles au sein de cette institution.

Pour améliorer l’accès à la justice dans les deux langues officielles ainsi que les communications avec le public et la prestation de services, le Groupe des présidents des tribunaux fédéraux41 a créé un groupe de travail sur les langues officielles. Le Groupe se rencontre régulièrement pour mettre en commun les connaissances et les expériences des divers tribunaux fédéraux. Il s’est notamment doté d’un cadre général de politiques sur les langues officielles pouvant être utilisé et adapté, au besoin, par chacun des tribunaux afin de tenir compte de leurs spécificités. La démarche lancée par les tribunaux fédéraux fait foi d’un désir de mieux comprendre la nature des obligations que leur impose la Loi en matière d’administration de la justice, notamment en ce qui concerne l’obligation de rendre disponibles leurs décisions dans les deux langues officielles.

L’unité de gestion de Parcs Canada à Jasper, en Alberta, offre gratuitement de l’espace de bureau à l’association francophone locale en échange de cours de français dispensés aux employés et aux membres de la collectivité. Depuis l’automne 2004, l’association offre 2 à 3 cours par année, et chaque cours attire de 35 à 45 personnes. Les cours sont offerts à raison de 2,5 heures par semaine et s’échelonnent sur une période de 8 semaines.

L’initiative Franco-allô, parrainée par Service Canada depuis 2004, constitue une autre belle réussite. Ce forum hebdomadaire, qui s’adressait au départ aux employés bilingues de l’institution à Edmonton, est maintenant offert à tous les employés du gouvernement fédéral et aux étudiants de l’École de la fonction publique du Canada qui s’intéressent à perfectionner leurs connaissances du français. Une douzaine de participants (pas toujours les mêmes) se rencontrent durant la pause-café pour discuter en français. Les participants sont aussi invités à faire des exercices de préparation en vue des prochaines rencontres. L’animatrice, une employée de Service Canada, envoie chaque semaine un courriel sur les activités de la communauté francophone en Alberta ainsi qu’une liste de difficultés de la langue française.

Promotion du français et de l’anglais

Dans le but de stimuler le développement des communautés de langue officielle, l’Agence des services frontaliers du Canada informe les associations, les conseils et les médias des communautés de langue officielle de ses possibilités d’emploi. De plus, le coordonnateur des langues officielles de la région de Toronto rencontre des étudiants des collèges et des universités situés dans les bastions francophones de Sudbury, North Bay et Timmins pour promouvoir les possibilités d’emploi à l’Agence.

Il faut également mentionner le Comité directeur Citoyenneté et Immigration Canada – Communautés francophones en situation minoritaire. La coprésidence du Comité directeur est assurée par le sous-ministre adjoint aux Opérations de Citoyenneté et Immigration Canada, qui est champion des langues officielles, et un représentant des communautés choisi par la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. À son tour, le Comité directeur a formé un comité chargé de coordonner et de promouvoir la mise en œuvre du Plan stratégique pour favoriser l’immigration au sein des communautés francophones en situation minoritaire (2006-2011) qui vise à favoriser l’immigration au sein des communautés francophones en situation minoritaire. Les deux comités travaillent en partenariat avec les provinces et territoires et les communautés.

De son côté, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique a financé le projet PERCÉ (Programme d’entrepreneurship régional, communautaire et économique). Soumis par des groupes communautaires à vocation économique, le projet vise à contrer l’exode rural en sensibilisant les jeunes des communautés acadiennes et francophones de l’Île-du-Prince-Édouard aux richesses économiques et culturelles de leur région. Il a aussi comme objectif d’encourager les jeunes à revenir dans la province pour parfaire leurs études universitaires en français. Mené au cours de l’été, le projet offre de la formation en matière de recherche d’emploi, un service de conseiller en orientation de carrière et des stages saisonniers d’une durée de 10 à 12 semaines en entreprise. Il jumelle également les entreprises de la province et les étudiants de façon à faciliter le retour de ces derniers. Au cours de l’année, 10 jeunes ont participé au projet PERCÉ.

Service Canada a aussi cherché à lutter contre l’exode des jeunes par l’entremise d’un projet intitulé Youth-Turn…Come Home to Gaspé! Le projet a été conçu pour s’arrimer à la Stratégie d’action jeunesse 2005-2008 du gouvernement provincial. Par ailleurs, l’idée de jumeler des étudiants et des entreprises a aussi fait l’objet d’un projet à l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec. Intitulé Opportunities through internship, ce projet permet à des jeunes anglophones du Québec d’obtenir un stage en entrepreneuriat à Montréal dans un environnement anglophone.

L’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec a aussi fourni un appui financier à un projet pilote de deux ans visant à mesurer la vitalité des communautés anglophones du Québec. Le projet a été réalisé grâce à la collaboration de trois groupes : l’Université Carleton, le Centre for Innovation Entrepreneurship and Leadership et le Réseau d’investissement social du Québec. Dans le cadre du projet, les partenaires ont notamment établi une centaine d’indicateurs de la vitalité communautaire relevant des domaines de l’éducation, de la culture et du développement économique et social. Les partenaires ont aussi veillé à l’accompagnement et à la télé-formation des communautés participantes.

En ce qui concerne la promotion de la dualité linguistique et de l’égalité du statut du français et de l’anglais, Pêches et Océans Canada s’est distingué en organisant des visites thématiques de la face cachée du Québec en collaboration avec la communauté anglophone de la ville de Québec. Ce projet cherchait à faire connaître l’apport historique de la communauté anglophone à la ville grâce à des visites guidées. Parcs Canada et Service Canada ont participé au projet mené sous la bannière du Programme d’appui aux communautés de langue officielle (PICLO) de Patrimoine canadien. Pêches et Océans Canada a fourni son appui financier, et l’un de ses représentants a siégé au comité de travail du projet composé aussi de membres d’organismes anglophones, dont la Literacy and Historical Society of Quebec.

En matière de promotion de la dualité linguistique, il faut aussi souligner le travail d’Industrie Canada, qui a appuyé une initiative de Canadian Parents for French (bureau de la Colombie-Britannique et du Yukon) en vue de la création d’un nouveau site Web hautement interactif. Ce site constitue la source principale de renseignements destinés aux anglophones qui sont à la recherche d’occasions de formation en français ou de possibilités connexes. Dans le même ordre d’idées, Industrie Canada a travaillé en collaboration avec la Société du développement économique de la Colombie- Britannique en vue de créer un site Web axé sur le tourisme francophone en Colombie-Britannique et sur des activités liées aux Jeux Olympiques d’hiver de 2010.

Les responsables des langues officielles de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, en collaboration avec le champion des langues officielles de la région de la capitale nationale, ont organisé un événement de marque au siège social d’Ottawa en février 2006. Ces champions du dossier ont ainsi pu mettre en évidence l’engagement de l’Agence à l’égard des langues officielles. Une invitation a été lancée à tous les employés des bureaux de l’Agence à Ottawa, et plus de 300 ont répondu à l’appel en se présentant à un kiosque d’information installé à l’entrée du siège social. Chacun a reçu une trousse d’information contenant, entre autres, un coffre à outils rempli de suggestions pour maintenir son niveau de bilinguisme, tenir des réunions bilingues et s’assurer que sa boîte vocale respecte les exigences en matière de service au public. Les coordonnateurs ont préparé et distribué plus de 6000 trousses dans les régions administratives de l’Agence.

En terminant, notons les efforts de Justice Canada, de Justice Manitoba et de l’Association des juristes d’expression française du Manitoba (AJEFM), des partenaires qui ont travaillé au lancement de la campagne Accès aux services juridiques en français. Grâce à l’appui financier des deux ordres de gouvernement, l’AJEFM a lancé la campagne de sensibilisation et de promotion Mon droit, en français, mon choix. L’Institut Joseph-Dubuc, un centre de formation juridique en français, était aussi partenaire. Le projet visait à appuyer les juristes de langue française du Manitoba et à sensibiliser les jeunes, les aînés et les autochtones du Manitoba à l’accessibilité au système judiciaire en français.

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