ARCHIVÉE - Radio-Canada/CBC 2008-2009

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Bulletin de rendement 2008-2009
Radio-Canada/CBC

Gestion du programme des langues officielles
(15 %)

Note

Radio-Canada/CBC possède un plan d’action pour la mise en œuvre du programme des langues officielles qui englobe des activités relevant de ses obligations en vertu des parties IV, V et VI de la Loi sur les langues officielles. Dans ce plan d’action, l’institution a établi des mesures ciblées, directement liées à des exercices de vérification interne et aux lacunes cernées dans les bulletins de rendement précédents. Voici certaines de ces mesures : la mise à jour de ses documents stratégiques concernant le programme de langues officielles; l’exercice interne d’observation des services livrés dans les deux langues officielles; une campagne de sensibilisation sur l’offre active et le service public dans les bureaux désignés bilingues; une campagne d’information sur les droits linguistiques des employés; un sondage sur la satisfaction des employés à l’égard du régime de langue de travail; de l’information continue sur le programme et les priorités en matière de langues officielles auprès des comités de gestion et du conseil d’administration.

On remarque toutefois que les mesures correctives ciblées par l’institution, pour corriger des lacunes dans l’affichage et l’accueil des visiteurs qui avaient été relevées dans le cadre d’une vérification de ses installations en 2007-2008, n’ont pas été complètement mises en œuvre au cours du premier trimestre de 2008-2009.

Toutefois, les échéanciers établis dans le plan d’action pour mettre en œuvre ces mesures sont raisonnables et sont appuyés par une stratégie de communication d’entreprise. Le plan d’action est soumis au conseil exécutif pour approbation, et le champion des langues officielles y présente les résultats obtenus et les progrès accomplis.

En tant qu’institution désignée par Patrimoine canadien, Radio-Canada/CBC est tenue de soumettre un plan d’action précis pour la mise en œuvre de ses obligations découlant de l’article 41 de la Loi. Bien que le plan d’action prévoie des mesures ciblées pour le développement des communautés francophones en situation minoritaire hors Québec, il compte peu d’initiatives concrètes pour favoriser le développement et l’épanouissement de la communauté anglophone minoritaire dans cette province.

On relève aussi que le plan d’action ciblé pour l’application de l’article 41 de la Loi n’inclut pas de mesure précise pour la consultation régionale lorsque des changements importants sont apportés aux activités de l’institution ou à son effectif, ni d’ailleurs de pratique améliorée pour favoriser la représentation régionale des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) sur ses deux réseaux ou d’initiative pour élargir l’accès à ses signaux. Ces situations ont été portées à l’attention du Commissariat aux langues officielles, puis communiquées à l’institution.

Radio-Canada/CBC soulève une question de compétence pour ce qui est des plaintes concernant sa programmation qui ont été déposées auprès du Commissariat aux langues officielles. Malgré des échanges entre le commissaire et l’institution, la Société refuse de collaborer avec les représentants du Commissariat dans le cadre des enquêtes menées en son nom sur des questions qui, selon la définition de la Société, découlent de décisions de programmation.

En ce qui a trait aux plaintes qui ne concernent pas ce différend, tel l’affichage dans les deux langues officielles, l’institution aurait intérêt à mettre en œuvre des mesures préventives supplémentaires afin d’éviter le dépôt de plaintes. La mise en place de mesures correctives pourrait être effectuée dans de meilleurs délais.

D

Service au public - Partie IV de la Loi sur les officielles (30 %)

D’après les observations sur le service en personne réalisées par le Commissariat entre juin et décembre 2008, l’offre active visuelle était présente dans 62,5 % des cas, l’offre active par les préposés était faite dans 12,5 % des cas, tandis que le service dans la langue de la minorité linguistique était disponible dans 91,7 % des cas.

D’après les observations sur le service au téléphone réalisées par le Commissariat entre juin et décembre 2008, l’offre active par les préposés ou par un système automatisé était faite dans 100 % des cas, tandis que le service dans la langue de la minorité linguistique était disponible dans 90,9 % des cas.

D’après les observations sur le service par courriel réalisées par le Commissariat entre septembre et décembre 2008, la disponibilité des services offerts par l’institution est comparable pour les deux groupes linguistiques 70 % du temps; elle est à l’avantage des anglophones 30 % du temps. Toutefois, le délai de réponse est, en moyenne, 6,39 heures plus long en français qu’en anglais.

B

Langue de travail - Partie V de la Loi sur les langues officielles (25 %)

Le sondage effectué par Statistique Canada pour le compte du Commissariat a établi que 86 % de l’ensemble des répondants francophones de la région de la capitale nationale (RCN), du Nouveau-Brunswick et des régions bilingues de l’Ontario étaient « entièrement d’accord » ou « plutôt d’accord » avec le régime de la langue de travail. Au Québec, la proportion de répondants anglophones du même avis se situait à 86,6 %.

Voici les taux de satisfaction obtenus pour les deux catégories de répondants, selon les différentes questions.

Questions du sondage

Répondants francophones

Répondants anglophones

Le matériel et les outils de travail mis à ma disposition dans le cadre de mon travail, y compris les logiciels et les autres outils informatisés, sont disponibles dans la langue officielle de mon choix.

93 %

85 %

Lorsque je rédige des documents, y compris des courriels, je me sens libre de le faire dans la langue officielle de mon choix.

81 %

82 %

Lorsque je communique avec mon (ma) superviseur(e) immédiat(e), je me sens libre de le faire dans la langue de mon choix.

 

95 %

97 %

Durant les réunions de mon unité de travail, je me sens libre d’utiliser la langue officielle de mon choix.

81 %

94 %

Mon organisation offre de la formation dans la langue officielle de mon choix.

80 %

75 %

B

Participation des Canadiens d’expression française et d’expression anglaise - Partie VI de la Loi sur les langues officielles (10 %)

Dans l'ensemble du Canada, l’effectif est composé à 48,4 % de francophones.

Au Québec, en excluant la RCN, l’effectif est composé à 4,4 % d’anglophones.

(Source : Radio-Canada/CBC, 21 décembre 2008)

B

Développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire et promotion de la dualité linguistique - Partie VII (20 %)

Radio-Canada/CBC utilise divers outils pour mesurer les impacts de ses activités sur les CLOSM et sur la dualité linguistique, dont les suivants : des sondages de mesure de l’auditoire; des mesures d’appréciation extrapolées de commentaires reçus des auditeurs, des téléspectateurs et des utilisateurs de leurs sites Internet; des sondages régionaux ciblés sur les besoins et l’appréciation de l’auditoire (Nord de l’Ontario en 2007 et l’Acadie et l’Ouest en 2008); des tournées de consultation régionales auprès de ses bureaux régionaux et de représentants de communautés linguistiques minoritaires; le panel des régions des différents secteurs et médias de Radio-Canada. Les échanges du panel des régions ont été bonifiés au cours de 2008-2009 par l’intégration des trois plateformes médiatiques (radio, télévision, Internet) et par la participation des chefs de secteur des programmes. Toutefois, selon des situations portées à l’attention du Commissariat, Radio-Canada/CBC aurait intérêt à intégrer les besoins cernés par les communautés dans la prise de décisions relatives à ses activités.

Parallèlement à toutes les initiatives de communication, de consultation et de collaboration avec les CLOSM, Radio-Canada a terminé ses consultations et ses discussions avec la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) et Patrimoine canadien pour reconduire le protocole d’entente multipartite pour le développement des arts et de la culture de la francophonie canadienne par l’entremise duquel la Société s’engage à faire la promotion des artistes d’expression française partout au Canada et à appuyer la FCCF dans ses activités de promotion de ses productions.

Au printemps 2008, Radio-Canada a choisi de présenter aux CLOSM, avant son lancement officiel, sa nouvelle initiative pour la promotion de la musique. La Société a notamment invité la FCCF et la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada dans le but de leur expliquer les objectifs de la nouvelle initiative, de les consulter sur les formats et le contenu qui pourraient être adoptés et de les inviter à devenir des partenaires importants dans ces activités. Le prélancement a eu des retombées concrètes qui ont dépassé les objectifs visés, soit la création d’un projet de rencontre entre la FCCF et les recherchistes du réseau pour bonifier le contenu régional provenant des CLOSM dans les émissions à contenu culturel.

Dans la région de l’Atlantique, quelques mois seulement après les changements apportés à sa programmation régionale et à la promotion de ses émissions, les mesures d’auditoires ont révélé une augmentation des auditeurs francophones de la radio régionale.

Toutes les stations régionales de Radio-Canada/CBC servant les CLOSM hors Québec et au Québec bénéficient du fonds spécial du président pour le développement régional en télévision ainsi que du fonds pour les projets transculturels. Le directeur général des Services régionaux de Radio-Canada et la directrice régionale de la Radio et de la Télévision anglaises au Québec participent à l’établissement des critères et à l’allocation des fonds.

En ce qui a trait aux mesures positives visant à contribuer à l’épanouissement des CLOSM et à la promotion de la dualité linguistique, Radio-Canada s’est affichée en tant que partenaire du festival Francoforce, qui vise à faire la promotion de la francophonie au Canada.

À l’intérieur de la Société, le président a lancé un programme de consultation intégrale faisant appel à la participation des cadres, des employés et des syndicats. Le programme Mettez-nous au défi/Challenge Us a permis l’établissement d’une vision commune des deux réseaux pour l’amélioration des services dans les régions.

B

Note Globale

B