ARCHIVÉE - Conclusion

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Renforcer la visibilité des langues officielles

Il y a 40 ans cette année, le gouvernement fédéral réagissait aux travaux de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme en adoptant la Loi sur les langues officielles.

Grâce à cette loi et aux modifications apportées pour la renforcer, le français et l’anglais sont beaucoup plus près de l’égalité au sein de la société canadienne.

Il reste cependant beaucoup de chemin à faire pour réaliser la vision de la dualité linguistique présentée dans le présent rapport annuel.

Par exemple, trop de Canadiens ont encore de la difficulté à se faire servir dans leur langue par les institutions fédérales. De plus, beaucoup ne sont toujours pas en mesure d’accéder dans leur communauté aux ressources dont ils auraient besoin pour apprendre efficacement leur langue seconde. Aussi, en raison du faible soutien offert aux communautés de langue officielle, celles-ci peinent encore à réaliser leur plein potentiel.

Le commissaire croit fermement que le gouvernement doit réagir et corriger ces lacunes. Cependant, pour établir l’égalité réelle du français et de l’anglais à l’échelle du pays, le gouvernement fédéral devra pleinement assumer son rôle de leader. Il devra aussi agir dans le dossier de la dualité linguistique avec beaucoup plus de cohérence que par le passé.

En effet, le gouvernement canadien a trop souvent négligé le fait que la santé du régime linguistique canadien dépend de celle de toutes ses composantes. Autrement dit, il suffit que le leadership des institutions fédérales s’affaiblisse dans un secteur de la dualité linguistique pour que des problèmes surgissent sur tous les plans. À l’inverse, toute hausse de la détermination avec laquelle le gouvernement canadien intervient à ce chapitre, ou tout resserrement de ses liens avec ses partenaires des provinces, des territoires ou de la société civile, aura une incidence positive sur la vitalité globale du français et de l’anglais au Canada.

C’est une question de cohérence. En encourageant et en appuyant les étudiants postsecondaires du pays dans l’apprentissage de leur langue seconde, le gouvernement fédéral soutient non seulement leur avancement personnel et professionnel, mais aussi le renforcement de toutes les institutions fédérales canadiennes qui ont besoin de ressources bilingues pour répondre adéquatement aux attentes de leur clientèle.

Par ailleurs, en recrutant plus de candidats qui sont déjà bilingues à leur entrée en poste ou en s’assurant que les personnes embauchées ont rapidement accès à des programmes de formation linguistique de qualité, les institutions fédérales accroissent leur capacité à servir tous les Canadiens dans la langue officielle de leur choix et à concevoir les programmes de soutien qui favoriseront le plein développement des communautés francophones ou anglophones en situation minoritaire.

Plus épanouies, les communautés de langue officielle seraient davantage à même de préserver leur langue et leur culture, de renforcer leur économie, de développer leurs établissements d’enseignement et ainsi de suite. Ces communautés seraient aussi plus en mesure d’accompagner les jeunes Canadiens qui veulent apprendre une langue seconde et se familiariser avec une autre culture.

Ainsi, le développement et l’épanouissement des communautés de langue officielle, l’égalité du français et de l’anglais dans les institutions fédérales et la promotion de l’apprentissage de nos deux langues officielles sont étroitement liés et doivent, dès lors, être abordés stratégiquement et globalement, plutôt qu’à la pièce.

Espérons qu’à l’approche des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, le rendez-vous le plus important que le Canada ait pris avec le monde au cours des 20 dernières années, le gouvernement fédéral agisse résolument en ce sens.

En effet, le Canada réussira à accueillir les athlètes et les visiteurs dans les deux langues officielles du pays et du Comité international olympique seulement si le gouvernement fédéral fait preuve de leadership et d’engagement exemplaires dans ce dossier. Pour atteindre cet objectif, les institutions fédérales qui participent à l’organisation des Jeux devront collaborer étroitement les unes avec les autres, de même qu’avec les communautés francophones de la Colombie-Britannique et d’ailleurs au pays. Il faudra en outre mobiliser comme bénévoles et employés des dizaines de milliers de jeunes Canadiens bilingues qui, au fil de leurs études et de leurs expériences personnelles et professionnelles, ont perfectionné leur langue seconde.

Il est troublant de constater qu’à moins d’un an des Jeux, des institutions fédérales clés comme celles qui oeuvrent dans les aéroports internationaux de Vancouver et de Toronto semblent encore mal préparées à recevoir les athlètes, les entraîneurs, les journalistes et les visiteurs canadiens et étrangers dans les deux langues officielles du Canada et du Comité international olympique.

Il reste peu de temps avant l’ouverture des Jeux. Leur tenue permettra-t-elle de renforcer l’excellente réputation du Canada sur la scène mondiale, une réputation qui tient beaucoup à l’importance que notre pays attache au respect des droits linguistiques ?

En cette année du 40e anniversaire de la Loi, qui se terminera par l’un des événements les plus médiatisés de la planète, le gouvernement fédéral et ses institutions doivent saisir l’occasion qui leur est offerte d’accroître la visibilité du français et des communautés francophones dans l’espace public. Il leur faut montrer par des mesures concrètes que, au Canada, le français et l’anglais occupent et continueront d’occuper une place égale.



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