Sondage de suivi sur les langues officielles 2021 - Rapport final

Résumé du rapport

A. Contexte et objectifs

En 2016, le Commissariat aux langues officielles (le Commissariat) a réalisé un sondage afin d’explorer les opinions de la population canadienne concernant les langues officielles et le bilinguisme. L’étude comprenait un sondage téléphonique à échantillon probabiliste aléatoire auprès de 1 000 personnes et un sondage par panel en ligne auprès de 1 016 personnes. En 2021, le Commissariat a retenu les services d’Environics Research afin de sonder de nouveau la population canadienne au moyen de la même méthodologie, mais en faisant appel à un échantillon plus grand dans les deux modes, soit de 1 500 personnes. Les questionnaires utilisés étaient essentiellement les mêmes qu’en 2016. Le Commissariat a ainsi pu faire le suivi des résultats et déterminer dans quelle mesure l’opinion publique avait ou non évolué au cours des cinq dernières années.

Le projet de recherche visait à atteindre les objectifs suivants :

  • Évaluer les attitudes actuelles de la population canadienne à l’égard de la Loi sur les langues officielles et d’enjeux concernant le bilinguisme au Canada, et établir une éventuelle corrélation entre ces attitudes et des caractéristiques régionales et démographiques clés.
  • Mesurer l’exposition de la population canadienne à l’autre langue officielle et son expérience en la matière, et obtenir son opinion sur l’enseignement de la langue seconde.
  • Suivre et comparer si les attitudes de la population canadienne ont évolué depuis le sondage mené sur le sujet en 2016 et, le cas échéant, dans quelle mesure, et formuler des observations à partir de cette comparaison.
  • Déterminer si les perceptions de la population canadienne à l’égard des langues officielles sont liées aux attitudes à l’égard d’autres enjeux d’actualité.
  • Explorer la façon dont les perceptions à l’égard des langues officielles recoupent d’autres enjeux contemporains importants en posant un nombre limité de nouvelles questions (p. ex., la diversité et la pandémie de COVID-19).

Utilisation des constatations de la recherche

Dans l’esprit des objectifs du projet, les résultats de la recherche serviront à informer le Commissariat de même que les intervenants à l’intérieur et à l’extérieur de l’appareil gouvernemental des attitudes et des perceptions de la population canadienne à l’égard des langues officielles et du bilinguisme. Les résultats seront particulièrement utiles pour mieux comprendre l’état de l’opinion publique et pour déconstruire certains mythes concernant le bilinguisme officiel et certaines perceptions erronées quant aux attitudes de la population canadienne. Les résultats devraient aussi servir à élaborer des produits de communication et des présentations en vue de communiquer les conclusions à divers groupes cibles, y compris le grand public, les médias, le gouvernement, les organismes communautaires, les pédagogues et les chercheurs. Tout comme ceux du sondage de 2016, les résultats du sondage de 2021 permettront d’élaborer des messages et des stratégies faisant la promotion des langues officielles et du bilinguisme au Canada, conformément au mandat et aux obligations du Commissariat aux termes de la partie VII de la Loi sur les langues officielles

B. Méthodologie

Le présent rapport s’appuie sur des données recueillies dans le cadre d’un programme de recherche à deux modes : un sondage téléphonique national à échantillon probabiliste mené auprès de 1 507 Canadiennes et Canadiens adultes et un sondage en ligne national mené auprès de 1 500 Canadiennes et Canadiens adultes. Comme en 2016, le sondage en ligne de 2021 comprenait des questions supplémentaires qui n’ont pas été posées dans la version téléphonique plus courte, le mode en ligne exigeant moins de ressources que le mode téléphonique. Le sondage en ligne s’est déroulé du 30 septembre au 19 octobre 2021, tandis que le sondage téléphonique a été mené du 27 septembre au 16 octobre 2021.

Méthodologie
Sondages achevés Total Colombie-Britannique et territoires Alberta Saskatchewan and Manitoba Ontario Québec Atlantique
Nombre d’entrevues téléphoniques réalisées (non pondéré) 1 507 225 204 100 453 375 150
Pourcentage d’entrevues réalisées 100 %​ 15 %​ 14 %​ 7 %​ 30 %​ 25 %​ 10 %​
Marge d’erreur (± @ 95 % CI) 2,5 6,5 6,8 9,7 4,6 5,0 8,0
Nombre de sondages en ligne réalisés (non pondéré) 1 500 204 168 97 577 352 102
Pourcentage de sondages en ligne réalisés 100 %​ 14 %​ 11 %​ 6 %​ 38 %​ 23 %​ 7 %​

Remarque : Puisque les personnes qui ont répondu au sondage en ligne ont été recrutées à partir d’un panel à participation volontaire, l’échantillon est non probabiliste et aucune marge d’erreur ne peut être calculée.

Un certain nombre de questions faisaient partie d’une version antérieure du sondage mené en 2016; des données de suivi sont présentées, le cas échéant. En 2016, l’échantillon total du sondage en ligne était de n = 1 016, tandis que celui du sondage téléphonique était de n = 1 000 (avec une marge d’erreur de ± 3,1 % à l’échelle nationale, 19 fois sur 20).

Les sondages téléphonique et en ligne ont fait appel à différentes méthodologies et peuvent, par conséquent, avoir généré des résultats différents; ceux-ci peuvent néanmoins être considérés comme étant d’égale valeur. Comme en 2016, les questions initiales ont été posées tant dans la version téléphonique que dans la version en ligne du sondage et, comme précédemment, l’ampleur du soutien et le niveau d’accord étaient plus élevés dans la version téléphonique que dans la version en ligne. Il s’agit d’un phénomène souvent observé dans les sondages guidés par un intervieweur. Puisque les personnes qui ont répondu au sondage en ligne ont été recrutées à partir d’un panel à participation volontaire, l’échantillon est non probabiliste et aucune marge d’erreur ne peut être calculée. La marge d’erreur pour l’échantillonnage du sondage téléphonique national de 2021 est de ± 2,5 % avec un intervalle de confiance à 95 %; les marges d’erreur sont plus élevées dans les sous-échantillons de la population. Comme pour le sondage de 2016, et par souci de comparabilité, les résultats des sondages téléphonique et en ligne n’ont pas été regroupés.

Dans le présent rapport, les résultats sont exprimés en pourcentages, à moins d’indication contraire. Il est possible que la somme des résultats ne soit pas égale à 100 % en raison de l’arrondissement des nombres ou de réponses multiples. Tous les résultats sont pondérés (par genre, âge et région, comme dans le sondage de 2016) et sont basés sur l’échantillon total, à moins d’indication contraire. Il est possible que les données inférieures à 4 % ne figurent pas dans certains tableaux.

Remarque :Toutes les personnes qui ont répondu au sondage ont eu la possibilité de répondre au sondage téléphonique ou en ligne en français ou en anglais. Aux fins de l’analyse des résultats, les francophones et les anglophones sont définis en fonction de la langue choisie pour répondre au sondage.

De plus amples renseignements quant à la méthodologie utilisée pour ces sondages se trouvent à l’annexe A.

C. Valeur du contrat

La valeur de ce contrat s’élève à 136 173,93 $ (TVH incluse).

D. Rapport

Le présent rapport présente tout d’abord un résumé du contexte et des objectifs, de la méthodologie, et des principales constatations et conclusions observées, suivi d’une analyse détaillée des résultats du sondage réalisé par Environics et le personnel de recherche du Commissariat. Lorsque des données sont disponibles pour les deux modes (au téléphone et en ligne), tous les énoncés d’analyse sont formulés de façon à concorder avec les résultats de ces deux modes, à moins d’indication contraire. Un document distinct contient pour sa part un ensemble de tableaux croisés présentant l’ensemble des résultats obtenus à toutes les questions, en fonction de la population totale et des sous-groupes d’intérêt définis dans les deux modes. Chacun de ces tableaux est associé à une question du sondage dans l’analyse détaillée.

Dans le présent rapport, les résultats quantitatifs sont exprimés en pourcentage, à moins d’indication contraire. Il est possible que la somme des résultats ne soit pas égale à 100 % en raison de l’arrondissement des nombres ou de réponses multiples. Il est également possible que les résultats nets mentionnés dans le texte ne correspondent pas exactement aux résultats individuels figurant dans les tableaux en raison de l’arrondissement.

E. Principales constatations

Les principales constatations et conclusions observées durant le sondage sont les suivantes :

  1. L’appui aux langues officielles reste solide.
    • L’appui aux langues officielles demeure solide et constant; il semble être une valeur fondamentale pour la population canadienne en 2021, tout comme en 2016.
    • Une forte majorité de la population canadienne, dans toutes les régions et au sein de tous les segments démographiques à l’étude, continue d’exprimer son soutien aux langues officielles en 2021 à des pourcentages semblables à ceux de 2016.
  2. L’appui aux langues officielles concorde avec l’appui aux autres formes de diversité.
    • Une forte majorité de la population canadienne est d’accord avec les énoncés sur le potentiel de renforcement mutuel des langues officielles et des autres formes de diversité.
    • Les personnes issues de la diversité tendent aussi à être d’accord avec les énoncés portant sur la capacité des langues officielles à accompagner ou à renforcer d’autres formes de diversité, à des pourcentages semblables et parfois supérieurs à ceux des autres répondantes et répondants.
  3. Il y a un appui majoritaire aux minorités de langue officielle, mais certains mythes demeurent.
    • La majorité de la population canadienne est favorable à des mesures précises pour appuyer les langues officielles et les minorités de langue officielle.
    • Toutefois, certains mythes importants sur les langues officielles et sur les minorités de langue officielle persistent au sein de certains groupes de la population, notamment l’impression que la minorité francophone à l’extérieur du Québec est moins nombreuse qu’elle ne l’est en réalité ou que la minorité anglophone au Québec est privilégiée sur le plan socio-économique.
  4. La population québécoise est toujours beaucoup plus exposée aux deux langues.
    • La population québécoise est beaucoup plus susceptible de rencontrer des personnes utilisant l’autre langue officielle ou d’être exposée à des médias ou à des produits culturels dans l’autre langue officielle.
    • Parmi les Canadiennes et les Canadiens bilingues, les francophones sont plus susceptibles que les anglophones d’avoir appris l’autre langue officielle à l’extérieur du contexte scolaire, tandis que les anglophones sont plus susceptibles de l’avoir apprise à l’école seulement.
  5. Une forte majorité continue d’appuyer l’enseignement de l’autre langue officielle comme langue seconde.
    • La plus grande partie de la population canadienne est fortement d’avis que l’on devrait continuer d’enseigner les deux langues officielles dans les écoles primaires à l’échelle du Canada.
    • La majorité des Canadiennes et des Canadiens s’entendent pour dire que les gouvernements devraient mettre en place des mesures afin de rendre l’enseignement de la langue seconde plus accessible.
    • Une forte majorité de parents, en particulier au Québec, mais aussi à l’extérieur du Québec, trouvent important que leur enfant ait l’occasion d’apprendre l’autre langue officielle.
  6. Il y a une certaine corrélation entre les préoccupations environnementales, l’égalité des droits et l’appui à la Loi sur les langues officielles.
    • La corrélation entre les attitudes à l’égard des langues officielles et d’autres enjeux contemporains est modeste, ce qui laisse supposer un appui global aux langues officielles dans un éventail de valeurs sociales.
    • Il y a également une certaine corrélation entre l’appui aux langues officielles, les préoccupations environnementales et l’égalité des droits.
    • Il y a une certaine corrélation entre l’opposition à la Loi sur les langues officielles et le sentiment que le gouvernement est inefficace et qu’il est allé « trop loin » dans ses efforts pour établir l’égalité des droits.  

F. Énoncé de neutralité politique et coordonnées

Par la présente, je certifie, en tant que cadre supérieur d’Environics, que les produits livrables sont entièrement conformes aux exigences du gouvernement du Canada en matière de neutralité politique, comme elles sont définies dans la Politique sur les communications et l’image de marque du gouvernement du Canada et dans la Procédure de planification et d’attribution de marchés de services de recherche sur l’opinion publique. Plus particulièrement, les produits livrables ne font aucune mention des intentions de vote électoral, des préférences quant aux partis politiques, des positions des partis ou de l’évaluation de la performance d’un parti politique ou de son chef.

Derek Leebosh
Vice-président, Affaires publiques, Environics Research Group

Supplier name

Environics Research Group

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec le Commissariat aux langues officielles

 

I. Constatations détaillées

A. Le bilinguisme et la Loi sur les langues officielles : attitudes générales

1. Appui à la Loi sur les langues officielles

La vaste majorité de la population canadienne, dans toutes les régions, continue d’appuyer les objectifs de la Loi sur les langues officielles (la Loi); cet appui est légèrement plus élevé et plus intense chez les personnes qui ont répondu au sondage téléphonique.

La population canadienne est largement favorable aux objectifs de la Loi sur les langues officielles. Cet appui est particulièrement vigoureux chez les personnes qui ont répondu au sondage téléphonique, 87 % d’entre elles se disant fortement (56 %) ou plutôt (32 %) en appui à la Loi. Seuls 10 % de la population canadienne manifeste une certaine opposition aux objectifs de la Loi dans ce cas-ci. Chez les personnes qui ont répondu au sondage en ligne, l’appui n’était que légèrement inférieur, avec 81 %. Dans les deux modes, l’appui à la Loi demeure presque identique à ce qu’il était en 2016.

Appui à la Loi en fonction du mode de sondage
Appui à la Loi par mode Appui net Fortement en appui Plutôt en appui Plutôt/fortement en opposition Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
2021 – Téléphone 87 % 56 % 32 % 10 % 2 %
2021 – En ligne 81 % 47 % 34 % 14 % 5 %
2016 – Téléphone 88 % 55 % 33 % 9 % 2 %
2016 – En ligne 78 % 45 % 33 % 16 % 5 %
Question 1
La Loi sur les langues officielles reconnaît le statut égal du français et de l’anglais et vise à assurer que les services du gouvernement du Canada sont offerts en français et en anglais. Diriez-vous que vous êtes fortement en appui, plutôt en appui, plutôt en opposition ou fortement en opposition face à ces objectifs de la Loi sur les langues officielles?

Il convient de souligner que l’appui à la Loi est élevé dans toutes les régions du Canada. Les variations à l’échelle régionale par rapport aux résultats de 2016 sont relativement mineures et sont inférieures à la marge d’erreur. De plus, dans certains cas, l’appui a légèrement diminué dans un mode et a augmenté dans l’autre. Ainsi, il faut faire preuve de prudence en cherchant à donner une signification aux changements au niveau régional entre les résultats de 2021 et de 2016.

Appui à la Loi en fonction de la région
Appui à la Loi par région 2021 Téléphone 2021 En ligne 2016 Téléphone 2016 En ligne
Canada – total 87 % 81 % 88 % 78 %
Provinces atlantiques 86 % 86 % 91 % 87 %
Québec 95 % 95 % 92 % 89 %
Ontario 87 % 78 % 87 % 80 %
Manitoba et Saskatchewan 78 % 74 % 83 % 64 %
Alberta 80 % 68 % 90 % 61 %
Colombie-Britanique et territoires 87 % 78 % 84 % 67 %
Question 1
La Loi sur les langues officielles reconnaît le statut égal du français et de l’anglais et vise à assurer que les services du gouvernement du Canada sont offerts en français et en anglais. Diriez-vous que vous êtes fortement en appui, plutôt en appui, plutôt en opposition ou fortement en opposition face à ces objectifs de la Loi sur les langues officielles?

L’appui aux objectifs de la Loi est également élevé dans tous les segments démographiques. Il est quasi unanime chez les francophones (95 % des personnes qui ont répondu au sondage téléphonique) et presque tout aussi élevé chez les anglophones (85 % des personnes qui ont répondu au sondage téléphonique). Il est également important de noter que les personnes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais sont tout aussi favorables à la Loi (87 % des personnes qui ont répondu au sondage téléphonique) que la population canadienne dans son ensemble.

2. Raisons expliquant l’appui ou l’opposition à la Loi sur les langues officielles

Les raisons les plus souvent invoquées pour expliquer l’appui à la Loi sont la reconnaissance de l’histoire du Canada comme pays bilingue et le droit d’obtenir des services dans la langue officielle de son choix. La faible minorité de répondantes et de répondants qui s’opposent à la Loi expliquent le plus souvent leur réponse par le fait que l’anglais est la langue prédominante

Les personnes qui appuient les objectifs de la Loi devaient indiquer la principale raison de leur soutien. Les réponses les plus courantes, et ce, dans les deux modes de sondage, sont le fait que la Loi reconnaît l’histoire, le statut et la culture du Canada comme pays bilingue, que tout le monde devrait pouvoir communiquer et obtenir des services dans la langue officielle de son choix et que la Loi favorise l’équité et l’égalité, de même que les expériences personnelles avec l’autre langue officielle. Il convient de noter que les raisons invoquées par les anglophones et les francophones pour expliquer leur appui à la Loi varient très peu. Ces résultats sont pratiquement identiques à ceux de 2016, et il y a très peu de différences significatives entre les personnes qui ont répondu au sondage en ligne et au téléphone.

Raisons d’appuyer la Loi chez la majorité favorable

Remarque : La somme des résultats est supérieure à 100 %, car les personnes qui ont répondu au sondage pouvaient fournir plus d’une réponse

Raisons d’appuyer la Loi 2021 Téléphone (n=652) 2021 En ligne (n=1,215) 2016 Téléphone (n=451) 2016 En ligne (n=792)
La Loi reconnaît l’histoire, le statut et la culture du Canada comme pays bilingue 34 % 31 % 33 % 30 %
Tout le monde devrait pouvoir communiquer ou obtenir des services dans sa langue préférée 13 % 18 % 11 % 12 %
La Loi favorise l’équité et l’égalité 12 % 9 % 11 % 11 %
Mon expérience personnelle avec l’anglais/le français/le bilinguisme 10 % 2 % 5 % 3 %
Il est utile de parler plus d’une langue 8 % 7 % 8 % 3 %
Il y a des personnes bilingues ou des gens qui s’efforcent d’apprendre les deux langues 5 % 7 % 4 % 2 %
Le Canada compte beaucoup de personnes qui parlent français 4 % 5 % 5 % 2 %
Tout le monde n’est pas bilingue 4 % 2 % 5 % 2 %
Il est important de protéger le français/les communautés francophones. - 8 % - -
Autre 3 % 3 % 7 % 6 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 6 % 23 % 6 % 27 %
Question 2a
Quelle principale raison donneriez-vous pour expliquer votre appui à la Loi sur les langues officielles?
Sous-groupes : Répondantes et répondants qui appuient la Loi ( Remarque : la moitié des personnes qui ont répondu au sondage téléphonique se sont vu poser l’une des deux questions de suivi; l’autre moitié des personnes qui ont répondu au sondage ont sauté cette partie.)
Raisons de s’opposer à la Loi chez la minorité défavorable

Remarque : La somme des résultats est supérieure à 100 %, car les personnes qui ont répondu au sondage pouvaient fournir plus d’une réponse

Raisons de s’opposer à la Loi 2021 – Téléphone (n=101) 2021 – En ligne (n=207) 2016 – Téléphone (n=50) 2016 – En ligne (n=169)
L’anglais est la langue prédominante, le français est en recul 28 % 35 % 24 % 31 %
La Loi est discriminatoire à l’égard des autres langues. 14 % 14 % 5 % 6 %
La Loi est discriminatoire à l’égard des anglophones. 13 % 3 % - -
Coûts élevés/coûteuse à conserver 10 % 17 % 22 % 19 %
Le Québec ne reconnaît pas le besoin de services en anglais 10 % 12 % 4 % 8 %
Il ne devrait y avoir qu’une seule langue officielle 8 % 31 % 10 % 11 %
La Loi empêche les personnes unilingues d’accéder à un emploi gouvernemental 2 % 9 % 10 % 3 %
Autre 9 % 5 % 12 % 10 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 5 % 13 % 4 % 12 %
Question 2b
Quelle principale raison donneriez-vous pour expliquer votre opposition à la Loi sur les langues officielles?
Sous-groupes : Répondantes et répondants qui s’opposent à la Loi ( Remarque : la moitié des personnes qui ont répondu au sondage téléphonique se sont vu poser l’une des deux questions de suivi; l’autre moitié des personnes qui ont répondu au sondage ont sauté cette partie.)

Bien que les échantillons de répondantes et de répondants s’opposant à la Loi soient de petite taille, la réponse qui revient le plus souvent dans les deux modes de sondage est que l’anglais est la langue prédominante tandis que le français est en recul. Cette constatation est plutôt semblable à celle de 2016.

3. Efficacité des arguments contre la Loi sur les langues officielles

L’argument le plus convaincant contre la Loi demeure l’argument que le coût de l’accès à des services dans les deux langues officielles est trop élevé

Dans le sondage en ligne, les Canadiennes et les Canadiens devaient choisir lequel des trois arguments présentés contre la Loi est à leur avis le plus convaincant, même s’ils appuient personnellement la Loi et qu’ils ne sont pas nécessairement d’accord avec aucun de ces arguments. Parmi les répondantes et les répondants qui ont sélectionné une réponse, l’argument le plus convaincant, et de loin, demeure l’argument qu’il en coûte simplement trop cher d’assurer l’accès à des services dans les deux langues officielles. Il convient de noter que dans le sondage de 2016, toutes les personnes qui ont répondu au sondage étaient obligées de choisir l’un des trois arguments. Dans le sondage en ligne de 2021, les personnes qui ont répondu au sondage avaient l’option de ne fournir aucune réponse, et trois personnes sur dix (29 %) ont fait ce choix. Pour permettre de comparer les résultats de 2021 avec ceux recueillis en 2016, le tableau ci-dessous présente donc aussi les données sans tenir compte des personnes n’ayant pas fourni de réponse.

Efficacité des arguments contre la Loi – Résultats du sondage en ligne
Arguments les plus convaincants 2021 2021
(sans les « Je ne sais pas »)Note de bas de page *
2016
Il en coûte simplement trop cher de faire en sorte que les gens aient accès aux services dans les deux langues officielles. 40 % 57 % 60 %
D’autres langues que l’anglais et le français devraient être considérées comme « officielles ». 20 % 29 % 22 %
Le gouvernement ne devrait pas jouer un rôle dans les efforts de promotion et de protection des langues officielles au Canada. 10 % 14 % 18 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondreRetour à la référence de la note de bas de page * 29 % - -
Question 13
Les gens ont donné différentes raisons pour leur opposition à la Loi sur les langues officielles au Canada. Parmi les raisons suivantes, laquelle est selon vous la plus convaincante, même si vous n’êtes pas nécessairement d’accord avec cette raison, ou aucune des raisons

Il convient de souligner que la faible minorité de Canadiennes et de Canadiens qui s’opposent à la Loi sont plus susceptibles que ceux qui y sont favorables de trouver le plus convaincant l’argument selon lequel le gouvernement ne devrait pas jouer un rôle dans les efforts de promotion et de protection des langues officielles au Canada (34 %, comparativement à 10 %).

4. Énoncés sur les attitudes relatives au bilinguisme officiel du Canada

Une vaste majorité de personnes qui ont répondu au sondage sont d’accord avec les énoncés favorables au bilinguisme officiel du Canada qui portent sur l’identité nationale et la diversité

La population canadienne devait indiquer dans quelle mesure elle est en accord ou en désaccord avec une série d’énoncés sur le bilinguisme officiel du Canada. Huit de ces énoncés étaient favorables au bilinguisme et à ses répercussions sur la diversité au pays. Une forte majorité de personnes ont exprimé leur accord avec les huit énoncés favorables tant dans le sondage en ligne que dans la version téléphonique; le niveau d’accord est cependant systématiquement plus élevé chez les personnes qui ont répondu au sondage téléphonique. Il convient de noter qu’aucun changement significatif n’a été observé dans les réactions à ces énoncés entre 2021 et 2016. Les énoncés sont abordés ci-dessous par thème :

Le bilinguisme officiel et l’identité nationale

Une vaste majorité de personnes qui ont répondu au sondage sont d’accord avec les énoncés favorables au bilinguisme officiel en général et à son lien avec l’histoire du pays et l’identité nationale. La population canadienne est favorable au bilinguisme pour l’ensemble du Canada et estime que l’existence de deux langues officielles contribue favorablement à l’image internationale du pays, en plus d’être l’une des réalités qui définissent vraiment le Canada, et qu’il est logique que le français et l’anglais aient un statut égal puisque les deux langues font partie de notre histoire.

Le bilinguisme officiel et la diversité

La vaste majorité des personnes qui ont répondu au sondage sont aussi d’accord avec les énoncés portant sur le bilinguisme officiel et la diversité, notamment l’idée que l’existence de deux langues officielles envoie le message que la diversité linguistique est une valeur importante au Canada et fait du Canada un lieu plus accueillant pour les personnes immigrantes, mais aussi que le Canada devrait promouvoir à la fois les deux langues officielles et les langues autochtones. Il faut souligner que le niveau d’accord avec ce dernier énoncé est nettement plus élevé chez les personnes ayant répondu au sondage par téléphone (78 %) que chez celles y ayant répondu en ligne (61 %).

Les personnes issues de la diversité tendent aussi à être d’accord avec les énoncés portant sur la capacité des langues officielles à accompagner ou à renforcer d’autres formes de diversité, à des pourcentages semblables et parfois supérieurs à ceux des autres répondantes et répondants. Cela comprend les personnes qui sont nées à l’extérieur du Canada (n = 315 dans le sondage téléphonique, non pondéré), qui ont une langue maternelle autre que l’anglais ou le français (n = 239), qui font partie de groupes racialisés (n = 198) ou qui sont autochtones (n = 57).

L’éducation dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire

La grande majorité des personnes qui ont répondu au sondage estiment que des ressources devraient être accessibles pour garantir la même qualité d’enseignement aux enfants des communautés de langue officielle en situation minoritaire (par exemple, la minorité anglophone au Québec et la minorité francophone dans le reste du Canada). Il y a également des différences importantes entre les modes de sondage quant au niveau d’accord avec cet énoncé (81 % des personnes qui ont répondu au sondage téléphonique et 65 % des personnes qui ont répondu au sondage en ligne sont d’accord).

Accord avec les énoncés favorables au bilinguisme au Canada – Résultats du sondage téléphonique
Accord avec les énoncés sur le bilinguisme au Canada Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
L’existence de deux langues officielles contribue favorablement à l’image internationale du Canada. 86 % 55 % 30 % 7 % 6 % 1 %
Le fait d’avoir deux langues officielles, au lieu d’une seule, envoie le message que la diversité linguistique est une valeur importante au Canada. 86 % 53 % 33 % 6 % 7 % 2 %
Je suis personnellement en faveur du bilinguisme pour l’ensemble du Canada. 84 % 52 % 32 % 9 % 7 % 0 %
S’il faut plus de ressources par élève pour garantir la même qualité d’enseignement aux enfants de [la minorité de langue officielle où je vis] qu’aux enfants de [la majorité de langue officielle], je pense qu’il faut rendre ces ressources disponibles. 81 % 48 % 33 % 8 % 7 % 4 %
Comme le français et l’anglais font partie de notre histoire, il est logique qu’ils aient un statut égal. 79 % 50 % 30 % 11 % 9 % 1 %
Le fait d’avoir deux langues officielles a fait du Canada un lieu plus accueillant pour les immigrants de diverses cultures et origines ethniques. 79 % 44 % 34 % 10 % 9 % 2 %
L’existence de deux langues officielles est l’une des réalités qui définissent vraiment le Canada. 78 % 46 % 32 % 12 % 9 % 2 %
Le Canada peut et devrait promouvoir à la fois les deux langues officielles et les langues autochtones. 78 % 48 % 30 % 11 % 9 % 2 %
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les énoncés favorables au bilinguisme au Canada – Résultats du sondage en ligne
Accord avec les énoncés sur le bilinguisme au Canada Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
L’existence de deux langues officielles contribue favorablement à l’image internationale du Canada. 75 % 41 % 34 % 11 % 8 % 6 %
Je suis personnellement en faveur du bilinguisme pour l’ensemble du Canada. 75 % 38 % 37 % 11 % 10 % 4 %
Le fait d’avoir deux langues officielles, au lieu d’une seule, envoie le message que la diversité linguistique est une valeur importante au Canada. 75 % 37 % 38 % 11 % 8 % 5 %
L’existence de deux langues officielles est l’une des réalités qui définissent vraiment le Canada. 72 % 36 % 37 % 13 % 11 % 5 %
Comme le français et l’anglais font partie de notre histoire, il est logique qu’ils aient un statut égal. 71 % 38 % 33 % 14 % 11 % 4 %
Le fait d’avoir deux langues officielles a fait du Canada un lieu plus accueillant pour les immigrants de diverses cultures et origines ethniques. 69 % 30 % 39 % 14 % 10 % 7 %
S’il faut plus de ressources par élève pour garantir la même qualité d’enseignement aux enfants de [la minorité de langue officielle où je vis] qu’aux enfants de [la majorité de langue officielle], je pense qu’il faut rendre ces ressources disponibles. 65 % 28 % 36 % 15 % 11 % 9 %
Le Canada peut et devrait promouvoir à la fois les deux langues officielles et les langues autochtones. 61 % 30 % 31 % 16 % 15 % 8 %
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.

Dans chaque cas, les francophones (définis ici et tout au long du présent rapport comme les personnes ayant choisi de répondre au sondage en français) sont plus susceptibles que les anglophones (ceux qui ont choisi de répondre au sondage en anglais) d’être en accord avec les énoncés, bien que le niveau d’accord chez les anglophones soit lui aussi élevé.

Accord avec les énoncés favorables au bilinguisme – Résultats du sondage téléphonique en fonction de la langue du sondage
Accord avec les énoncés sur le bilinguisme au Canada Accord net Français (n=324) Anglais (n=1,183)
L’existence de deux langues officielles contribue favorablement à l’image internationale du Canada. 86 % 94 % 83 %
Le fait d’avoir deux langues officielles, au lieu d’une seule, envoie le message que la diversité linguistique est une valeur importante au Canada. 86 % 93 % 84 %
Je suis personnellement en faveur du bilinguisme pour l’ensemble du Canada. 84 % 95 % 81 %
S’il faut plus de ressources par élève pour garantir la même qualité d’enseignement aux enfants de [la minorité de langue officielle où je vis] qu’aux enfants de [la majorité de langue officielle], je pense qu’il faut rendre ces ressources disponibles. 81 % 89 % 79 %
Comme le français et l’anglais font partie de notre histoire, il est logique qu’ils aient un statut égal. 79 % 92 % 76 %
Le fait d’avoir deux langues officielles a fait du Canada un lieu plus accueillant pour les immigrants de diverses cultures et origines ethniques. 79 % 91 % 76 %
L’existence de deux langues officielles est l’une des réalités qui définissent vraiment le Canada. 78 % 88 % 76 %
Le Canada peut et devrait promouvoir à la fois les deux langues officielles et les langues autochtones. 78 % 82 % 77 %
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.

Comme mentionné précédemment, le niveau d’accord avec chacun de ces énoncés demeure sensiblement inchangé de ce qu’il était en 2016, et ce, tant dans le sondage en ligne que dans la version téléphonique.

Accord avec les énoncés favorables au bilinguisme au Canada – suivi
Accord net 2021 Téléphone 2021 En ligne 2016 Téléphone 2016 En ligne
L’existence de deux langues officielles contribue favorablement à l’image internationale du Canada. 86 % 75 % 87 % 76 %
Le fait d’avoir deux langues officielles, au lieu d’une seule, envoie le message que la diversité linguistique est une valeur importante au Canada. [Nouveau] 86 % 75 % - -
Je suis personnellement en faveur du bilinguisme pour l’ensemble du Canada. 84 % 75 % 84 % 74 %
Le fait d’avoir deux langues officielles a fait du Canada un lieu plus accueillant pour les immigrants de diverses cultures et origines ethniques. 79 % 69 % 79 % 68 %
L’existence de deux langues officielles est l’une des réalités qui définissent vraiment le Canada. 78 % 72 % 83 % 72 %
Comme le français et l’anglais font partie de notre histoire, il est logique qu’ils aient un statut égal. 79 % 71 % 84 % 73 %
S’il faut plus de ressources par élève pour garantir la même qualité d’enseignement aux enfants de [la minorité de langue officielle où je vis] qu’aux enfants de [la majorité de langue officielle], je pense qu’il faut rendre ces ressources disponibles. 81 % 65 % 81 % 63 %
Le Canada peut et devrait promouvoir à la fois les deux langues officielles et les langues autochtones. [Nouveau] 78 % 61 % - -
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.

La plupart des gens sont en désaccord avec le fait que le bilinguisme est trop coûteux, qu’il est peu pratique ou que d’autres langues devraient devenir officielles

Parmi les énoncés sur le bilinguisme présentés, trois servaient à cerner des attitudes plus ambivalentes à l’égard de la politique canadienne sur les deux langues officielles. Près de la moitié de la population canadienne s’entend pour dire que « maintenir deux langues officielles n’a aucun sens dans les régions du pays où la grande majorité des gens parlent uniquement le français ou uniquement l’anglais ». Il convient de souligner qu’un peu plus de la moitié des anglophones sont d’accord avec cet énoncé, comparativement au tiers des francophones (selon le sondage téléphonique). Les hommes, les personnes plus âgées et les personnes dont le niveau de scolarité est moins élevé ont aussi davantage tendance à être de cet avis.

La plupart des Canadiennes et des Canadiens rejettent l’idée selon laquelle le gouvernement du Canada consacre trop d’argent au bilinguisme. Il y a une différence importante sur le plan linguistique dans les réponses à cet énoncé. En effet, 69 % des francophones sont en désaccord avec cette affirmation, comparativement à 48 % des anglophones (selon le sondage téléphonique). Les personnes plus jeunes et celles ayant poursuivi des études universitaires sont aussi les moins susceptibles de partager cette opinion.

Bien que l’idée que d’autres langues que le français et l’anglais devraient devenir officielles ne soient pas partagées par la majorité de la population canadienne, elle a donné lieu à un important changement des opinions par rapport au sondage d’il y a cinq ans. Chez les personnes qui ont répondu au sondage téléphonique, quatre personnes sur dix (41 %) sont maintenant d’avis que d’autres langues devraient être officielles (sans nécessairement exclure le français ou l’anglais), ce qui marque une hausse de 16 % par rapport à 2016. Une hausse semblable, quoique moins élevée, se retrouve également dans le sondage en ligne. Le fait de croire que d’autres langues devraient devenir officielles est plus répandu chez les personnes dont la langue maternelle est l’anglais (43 % des personnes qui ont répondu au sondage téléphonique) ou une autre langue (45 %) que chez celles dont la langue maternelle est le français (29 %).

Accord avec les autres énoncés sur le bilinguisme – Résultats du sondage téléphonique
Accord avec les énoncés sur le bilinguisme au Canada Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
Maintenir deux langues officielles n’a aucun sens dans les régions du pays où la grande majorité des gens parlent uniquement le français ou uniquement l’anglais. 48 % 21 % 27 % 24 % 24 % 3 %
D’autres langues que le français et l’anglais devraient devenir officielles. 41 % 19 % 21 % 22 % 33 % 4 %
Le gouvernement du Canada consacre trop d’argent au bilinguisme. 35 % 17 % 18 % 27 % 24 % 13 %
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les autres énoncés sur le bilinguisme – Résultats du sondage en ligne
Accord avec les énoncés sur le bilinguisme au Canada Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
Maintenir deux langues officielles n’a aucun sens dans les régions du pays où la grande majorité des gens parlent uniquement le français ou uniquement l’anglais. 45 % 19 % 26 % 25 % 25 % 5 %
Le gouvernement du Canada consacre trop d’argent au bilinguisme. 39 % 19 % 20 % 25 % 24 % 13 %
D’autres langues que le français et l’anglais devraient devenir officielles. 28 % 9 % 18 % 21 % 41 % 9 %
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les autres énoncés sur le bilinguisme – Résultats du sondage téléphonique en fonction de la langue du sondage
Accord avec les énoncés sur le bilinguisme au Canada Accord net Français (n=324) Anglais (n=1,183)
Maintenir deux langues officielles n’a aucun sens dans les régions du pays où la grande majorité des gens parlent uniquement le français ou uniquement l’anglais. 48 % 32 % 52 %
D’autres langues que le français et l’anglais devraient devenir officielles. 41 % 29 % 43 %
Le gouvernement du Canada consacre trop d’argent au bilinguisme. 35 % 21 % 39 %
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les autres énoncés sur le bilinguisme au Canada – suivi
Accord net 2021 Téléphone 2021 En ligne 2016 Téléphone 2016 En ligne
Maintenir deux langues officielles n’a aucun sens dans les régions du pays où la grande majorité des gens parlent uniquement le français ou uniquement l’anglais. 48 % 45 % 49 % 44 %
Le gouvernement du Canada consacre trop d’argent au bilinguisme. 35 % 39 % 36 % 39 %
D’autres langues que le français et l’anglais devraient devenir officielles. 41 % 28 % 25 % 19 %
Question 3
Au Canada, nous avons deux langues officielles : le français et l’anglais. Cela signifie, entre autres choses, que les citoyens peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix de la part du gouvernement fédéral lorsque leur nombre le justifie. Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur le sujet. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.

B. Mesures et mythes concernant les langues officielles

1. Préférences en matière de bilinguisme officiel

La population canadienne est fortement d’avis que les gens devraient pouvoir obtenir des services du gouvernement fédéral dans l’une ou l’autre des langues officielles. Elle s’entend également pour dire que le premier ministre, les ministres et les juges de la Cour suprême devraient être bilingues et que les grands événements au Canada devraient se dérouler dans les deux langues

Les personnes qui ont répondu au sondage devaient indiquer dans quelle mesure elles sont en accord ou en désaccord avec une série d’énoncés portant sur ce qui devrait ou non être offert dans les deux langues au Canada. La vaste majorité de la population canadienne s’entend pour dire que tous devraient pouvoir obtenir des services du gouvernement fédéral en français ou en anglais, et cette opinion est partagée tant par les francophones que par les anglophones. Les personnes qui ont répondu au sondage sont aussi nombreuses à estimer que le premier ministre, les ministres et les juges de la Cour suprême devraient être bilingues, que les grands événements au Canada devraient se dérouler dans les deux langues et qu’en temps de crise, il est important pour elles d’entendre les dirigeantes et les dirigeants politiques parler dans leur propre langue officielle.

Bien qu’une nette majorité des personnes qui ont répondu au sondage soient d’accord avec l’ensemble de ces énoncés, le niveau d’accord est moins élevé chez les personnes ayant répondu au sondage en ligne que chez celles y ayant répondu au téléphone, comme c’est le cas pour l’ensemble du sondage. Il y a une différence significative entre les réponses des francophones et celles des anglophones relativement à certains des énoncés. En effet, les francophones manifestent un accord pratiquement unanime avec les énoncés selon lesquels les dirigeantes et les dirigeants politiques de même que les institutions devraient être bilingues. Chez les anglophones, en revanche, le niveau d’accord est élevé, mais pas toujours dans la même mesure. Par exemple, dans le sondage téléphonique, 94 % des francophones estiment que les ministres fédéraux devraient être

Accord avec les énoncés sur des aspects du bilinguisme – Résultats du sondage téléphonique
Accord avec les énoncés sur des aspects du bilinguisme Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
Les Canadiens devraient pouvoir obtenir des services du gouvernement fédéral en français ou en anglais. 94 % 73 % 22 % 2 % 3 % 1 %
Le premier ministre du Canada devrait être bilingue. 82 % 61 % 20 % 9 % 8 % 1 %
Il est important pour moi, personnellement, d’entendre et de voir les dirigeants politiques parler dans ma langue officielle de préférence en temps de crise, et non uniquement par l’entremise d’un interprète ou d’une traduction. 77 % 47 % 30 % 14 % 7 % 3 %
Les juges de la Cour suprême du Canada devraient être bilingues. 77 % 49 % 28 % 12 % 9 % 1 %
Les grands événements au Canada comme une exposition internationale, la Coupe du monde ou les Jeux olympiques devraient se dérouler dans les deux langues officielles. 75 % 42 % 33 % 14 % 9 % 2 %
Les ministres du Cabinet fédéral devraient être bilingues. 72 % 40 % 32 % 15 % 11 % 2 %
Les communautés anglophones minoritaires au Québec ont besoin de plus de soutien. 68 % 36 % 32 % 13 % 8 % 11 %
Les communautés francophones minoritaires hors Québec ont besoin de plus de soutien. 66 % 30 % 36 % 16 % 10 % 8 %
La politique de bilinguisme officiel du Canada et sa politique de multiculturalisme fonctionnent bien ensemble. 68 % 25 % 44 % 13 % 8 % 11 %
Question 4
Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur certains aspects précis du bilinguisme au Canada. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les énoncés sur des aspects du bilinguisme – Résultats du sondage en ligne
Accord avec les énoncés sur des aspects du bilinguisme Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
Les Canadiens devraient pouvoir obtenir des services du gouvernement fédéral en français ou en anglais. 86 % 56 % 30 % 5 % 5 % 4 %
Le premier ministre du Canada devrait être bilingue. 77 % 52 % 25 % 11 % 9 % 4 %
Il est important pour moi, personnellement, d’entendre et de voir les dirigeants politiques parler dans ma langue officielle de préférence en temps de crise, et non uniquement par l’entremise d’un interprète ou d’une traduction. 72 % 42 % 30 % 14 % 8 % 6 %
Les juges de la Cour suprême du Canada devraient être bilingues. 67 % 40 % 28 % 16 % 10 % 7 %
Les ministres du Cabinet fédéral devraient être bilingues. 64 % 33 % 30 % 18 % 12 % 7 %
Les grands événements au Canada comme une exposition internationale, la Coupe du monde ou les Jeux olympiques devraient se dérouler dans les deux langues officielles. 63 % 35 % 28 % 17 % 13 % 7 %
Les communautés anglophones minoritaires au Québec ont besoin de plus de soutien. 60 % 29 % 31 % 15 % 9 % 16 %
La politique de bilinguisme officiel du Canada et sa politique de multiculturalisme fonctionnent bien ensemble. 54 % 17 % 37 % 19 % 11 % 16 %
Les communautés francophones minoritaires hors Québec ont besoin de plus de soutien. 52 % 24 % 28 % 20 % 14 % 14 %
Question 4
Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur certains aspects précis du bilinguisme au Canada. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.

La plupart des gens s’entendent pour dire que les minorités de langue officielle ont besoin de plus de soutien et que la politique de bilinguisme du Canada fonctionne bien avec la politique de multiculturalisme

La majorité de la population canadienne, et ce, dans les deux modes de sondage, s’entend pour dire que les communautés minoritaires francophones à l’extérieur du Québec et anglophones au Québec ont besoin de plus de soutien. Il est intéressant de noter que dans les deux cas, le niveau d’accord est beaucoup plus élevé dans le sondage téléphonique que dans le sondage en ligne. En outre, le nombre de francophones qui estiment qu’il faut appuyer la minorité francophone à l’extérieur du Québec est beaucoup plus élevé que le nombre d’anglophones qui sont d’avis que la minorité anglophone au Québec a besoin de plus de soutien.

La plus grande partie de la population canadienne s’entend aussi pour dire que la politique de bilinguisme du Canada fonctionne bien avec la politique de multiculturalisme. Encore une fois, le niveau d’accord est plus élevé chez les personnes ayant répondu au sondage par téléphone. Pour cette question, le niveau d’accord est particulièrement élevé chez les personnes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, de même que chez les personnes racisées (76 % et 75 %, respectivement, dans le sondage téléphonique). Il convient aussi de souligner que, dans l’ensemble, les francophones et les anglophones sont d’accord avec cet énoncé dans la même mesure (68 % chez les deux groupes dans le sondage téléphonique).

Accord avec les énoncés sur des aspects du bilinguisme – Résultats du sondage téléphonique en fonction de la langue du sondage
Accord avec les énoncés sur des aspects du bilinguisme Accord net Français (n=324) Anglais (n=1,183)
Les Canadiens devraient pouvoir obtenir des services du gouvernement fédéral en français ou en anglais. 94 % 96 % 94 %
Le premier ministre du Canada devrait être bilingue. 82 % 98 % 78 %
Les juges de la Cour suprême du Canada devraient être bilingues. 77 % 96 % 73 %
Il est important pour moi, personnellement, d’entendre et de voir les dirigeants politiques parler dans ma langue officielle de préférence en temps de crise, et non uniquement par l’entremise d’un interprète ou d’une traduction. 77 % 92 % 73 %
Les grands événements au Canada comme une exposition internationale, la Coupe du monde ou les Jeux olympiques devraient se dérouler dans les deux langues officielles. 75 % 93 % 71 %
Les ministres du Cabinet fédéral devraient être bilingues. 72 % 94 % 67 %
La politique de bilinguisme officiel du Canada et sa politique de multiculturalisme fonctionnent bien ensemble. 68 % 68 % 68 %
Les communautés anglophones minoritaires au Québec ont besoin de plus de soutien. 68 % 63 % 69 %
Les communautés francophones minoritaires hors Québec ont besoin de plus de soutien. 66 % 91 % 60 %
Question 4
Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur certains aspects précis du bilinguisme au Canada. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les énoncés sur des aspects du bilinguisme – suivi
Accord net 2021 Téléphone 2021 En ligne 2016 Téléphone 2016 En ligne
Les Canadiens devraient pouvoir obtenir des services du gouvernement fédéral en français ou en anglais. 94 % 86 % 96 % 85 %
Le premier ministre du Canada devrait être bilingue. 82 % 77 % 86 % 75 %
Les juges de la Cour suprême du Canada devraient être bilingues. 77 % 67 % 81 % 68 %
Il est important pour moi, personnellement, d’entendre et de voir les dirigeants politiques parler dans ma langue officielle de préférence en temps de crise, et non uniquement par l’entremise d’un interprète ou d’une traduction. [Nouveau] 77 % 72 % - -
Les grands événements au Canada comme une exposition internationale, la Coupe du monde ou les Jeux olympiques devraient se dérouler dans les deux langues officielles. [Modifié] 75 % 63 % 83 % 65 %
Les ministres du Cabinet fédéral devraient être bilingues. 72 % 64 % 74 % 64 %
La politique de bilinguisme officiel du Canada et sa politique de multiculturalisme fonctionnent bien ensemble. [Nouveau] 68 % 54 % - -
Les communautés anglophones minoritaires au Québec ont besoin de plus de soutien. [Nouveau] 68 % 60 % - -
Les communautés francophones minoritaires hors Québec ont besoin de plus de soutien. [Nouveau] 66 % 52 % - -
Question 4
Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés sur certains aspects précis du bilinguisme au Canada. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.

2. Les avantages de connaître les deux langues

La grande majorité des personnes qui ont répondu au sondage estiment qu’il est avantageux pour une Canadienne ou un Canadien de connaître à la fois le français et l’anglais, surtout pour ce qui est d’améliorer les perspectives d’emploi et offrir un meilleur service au public

Les personnes qui ont répondu au sondage devaient évaluer une série d’avantages potentiels du bilinguisme en indiquant s’il s’agit d’un « grand avantage », d’un « avantage mineur » ou encore si ce n’est pas vraiment un avantage. Dans les deux modes, la grande majorité de la population canadienne reconnaît que la maîtrise des deux langues officielles constitue au moins un certain avantage. De nettes majorités dans les deux versions du sondage estiment que l’amélioration des perspectives d’emploi et la possibilité d’offrir un meilleur service (pour les personnes qui travaillent avec le public) sont de grands avantages d’être bilingue. Bien qu’il y ait généralement consensus à cet égard dans tous les groupes démographiques, certaines tendances se dégagent quant à la mesure dans laquelle la population canadienne estime le bilinguisme avantageux. Les femmes, les personnes plus jeunes, celles ayant poursuivi des études universitaires et celles dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais sont toutes plus susceptibles de considérer que la maîtrise des deux langues constitue un grand avantage pour tous les aspects.

Avantages du bilinguisme – Résultats du sondage téléphonique
Accord avec les avantages du bilinguisme Grand avantage Avantage mineur Pas vraiment un avantage Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
Améliorer ses perspectives d’emploi 67 % 26 % 6 % 1 %
Offrir un meilleur service (pour ceux qui travaillent avec le public) 67 % 26 % 6 % 1 %
Faire la connaissance de Canadiens qui parlent l’autre langue officielle 58 % 31 % 10 % 1 %
Voyager plus facilement dans d’autres pays 58 % 30 % 11 % 1 %
Se familiariser avec une autre culture 57 % 31 % 11 % 2 %
Question 6
Pour chaque énoncé, veuillez indiquer si vous pensez que pour un(e) Canadien(ne), la connaissance des deux langues officielles est un grand avantage, un avantage mineur, ou pas vraiment un avantage?
Avantages du bilinguisme – Résultats du sondage en ligne
Accord avec les avantages du bilinguisme Grand avantage Avantage mineur Pas vraiment un avantage Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
Améliorer ses perspectives d’emploi 63 % 24 % 10 % 3 %
Offrir un meilleur service (pour ceux qui travaillent avec le public) 57 % 26 % 13 % 3 %
Faire la connaissance de Canadiens qui parlent l’autre langue officielle 49 % 30 % 17 % 4 %
Voyager plus facilement dans d’autres pays 52 % 31 % 14 % 3 %
Se familiariser avec une autre culture 45 % 35 % 16 % 4 %
Question 6
Pour chaque énoncé, veuillez indiquer si vous pensez que pour un(e) Canadien(ne), la connaissance des deux langues officielles est un grand avantage, un avantage mineur, ou pas vraiment un avantage?

Les francophones sont beaucoup plus susceptibles que les anglophones d’estimer que la connaissance des deux langues officielles constitue un grand avantage à tous les égards, mais plusieurs anglophones partagent aussi cet avis. Environ neuf francophones sur dix (au téléphone) jugent que le bilinguisme constitue un grand avantage pour ce qui est d’améliorer les perspectives d’emploi, d’offrir un meilleur service au public et de voyager plus facilement dans d’autres pays. Le pourcentage d’anglophones qui considèrent chacun de ces aspects comme de grands avantages se situe entre 50 % et 60 %.

Avantages du bilinguisme – Résultats du sondage téléphonique en fonction de la langue du sondage
Accord avec les énoncés sur le bilinguisme au Canada Grand avantage Français (n=324) Anglais (n=1,183)
Améliorer ses perspectives d’emploi 67 % 90 % 61 %
Offrir un meilleur service (pour ceux qui travaillent avec le public) 67 % 92 % 61 %
Faire la connaissance de Canadiens qui parlent l’autre langue officielle 58 % 79 % 53 %
Voyager plus facilement dans d’autres pays 58 % 88 % 50 %
Se familiariser avec une autre culture 57 % 78 % 51 %
Question 6
Pour chaque énoncé, veuillez indiquer si vous pensez que pour un(e) Canadien(ne), la connaissance des deux langues officielles est un grand avantage, un avantage mineur, ou pas vraiment un avantage?

Le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens qui estiment que la connaissance des deux langues constitue un grand avantage à tous les égards demeure pratiquement inchangé par rapport aux résultats de 2016.

Accord avec les avantages du bilinguisme – Suivi
Grand avantage 2021 Téléphone 2021 En ligne 2016 Téléphone 2016 En ligne
Améliorer ses perspectives d’emploi 67 % 63 % 71 % 63 %
Offrir un meilleur service (pour ceux qui travaillent avec le public) 67 % 57 % 70 % 59 %
Faire la connaissance de Canadiens qui parlent l’autre langue officielle 58 % 49 % 61 % 49 %
Voyager plus facilement dans d’autres pays 58 % 52 % 56 % 51 %
Se familiariser avec une autre culture 57 % 45 % 55 % 44 %
Question 6
Pour chaque énoncé, veuillez indiquer si vous pensez que pour un(e) Canadien(ne), la connaissance des deux langues officielles est un grand avantage, un avantage mineur, ou pas vraiment un avantage?

3. Mythes concernant le bilinguisme officiel

Plusieurs Canadiennes et Canadiens continuent de croire certains mythes concernant le bilinguisme officiel, notamment que le français n’est plus au deuxième rang des langues les plus couramment parlées à l’extérieur du Québec ou qu’il faut être bilingue pour travailler dans la fonction publique fédérale

Les personnes qui ont répondu au sondage en ligne se sont vu présenter sept mythes concernant le bilinguisme officiel et la politique linguistique, et devaient indiquer si, à leur avis, ces énoncés sont vrais ou faux. Il convient de noter que, bien que six des sept énoncés soient très certainement des mythes, l’énoncé selon lequel « la politique linguistique du Canada veut que tous les services du gouvernement fédéral soient offerts dans les deux langues officielles d’un océan à l’autre », même s’il n’est pas entièrement vrai, peut prêter à interprétation.

Plus de huit personnes sur dix croient que la politique linguistique du Canada veut que tous les services du gouvernement fédéral soient offerts dans les deux langues officielles. La majorité des gens sont aussi convaincus qu’au Canada, à l’exception du Québec, le français n’est plus au deuxième rang des langues les plus couramment parlées derrière l’anglais, même si les plus récentes données de recensement indiquent le contraire. Un nombre important de francophones comme d’anglophones tendent à croire ce mythe. En outre, quatre personnes sur dix croient qu’il faut être bilingue pour travailler dans la fonction publique fédérale, tandis que le quart des personnes qui ont répondu au sondage pensent que seules les personnes qui ont grandi dans un milieu francophone deviendront assez bilingues pour répondre aux critères de bilinguisme de la fonction publique fédérale. Seule une faible minorité de Canadiennes et de Canadiens croient que la politique sur les langues officielles veut que toute la population canadienne parle le français et l’anglais.

Il convient de noter que 26 % des personnes qui ont répondu au sondage croient que le gouvernement du Québec n’est pas tenu d’offrir de services en anglais et que 20 % des gens pensent que la minorité anglophone au Québec est plus privilégiée sur le plan socioéconomique que la majorité francophone. Dans les deux cas, toutefois, plusieurs personnes, particulièrement à l’extérieur du Québec, se disent incertaines à cet égard.

Mythes concernant le bilinguisme – Résultats du sondage en ligne
Mythes : vrai ou faux Vrai Faux Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
La politique linguistique du Canada veut que tous les services du gouvernement fédéral soient offerts dans les deux langues officielles d’un océan à l’autre. 83 % 7 % 10 %
Au Canada, en dehors du Québec, le français n’est plus la deuxième langue la plus commune après l’anglais. 64 % 16 % 20 %
Il faut être bilingue pour travailler dans la fonction publique fédérale. 40 % 44 % 15 %
Le gouvernement du Québec n’est pas tenu d’offrir de services en anglais. 26 % 51 % 23 %
Seules les personnes qui ont grandi dans un milieu francophone deviendront assez bilingues pour répondre aux critères de bilinguisme de la fonction publique fédérale. 25 % 62 % 14 %
La minorité anglophone au Québec est plus privilégiée sur le plan socioéconomique que la majorité francophone. 20 % 47 % 33 %
La politique linguistique du Canada veut que tous les Canadiens parlent le français et l’anglais. 12 % 77 % 11 %
Question 12
Selon votre compréhension, les énoncés suivants sont-ils vrais ou faux?

En général, le pourcentage de répondantes et de répondants qui croient chacun des mythes diffère peu entre les francophones et les anglophones. Il y a toutefois des écarts très significatifs relativement à deux mythes. En effet, chez les francophones, presque la moitié des personnes qui ont répondu au sondage croient que la minorité anglophone au Québec est plus privilégiée que la majorité francophone et 28 % sont convaincues que la politique linguistique du Canada veut que toute la population canadienne parle le français et l’anglais. En revanche, seuls de très petits pourcentages d’anglophones croient que l’un ou l’autre de ces énoncés est vrai.

Mythes concernant le bilinguisme – Résultats du sondage en ligne en fonction de la langue du sondage
Mythes : vrai ou faux Vrai Français (n=347) Anglais (n=1,153)
La politique linguistique du Canada veut que tous les services du gouvernement fédéral soient offerts dans les deux langues officielles d’un océan à l’autre. 83 % 80 % 83 %
Au Canada, en dehors du Québec, le français n’est plus la deuxième langue la plus commune après l’anglais. 64 % 58 % 65 %
Il faut être bilingue pour travailler dans la fonction publique fédérale. 40 % 42 % 40 %
Le gouvernement du Québec n’est pas tenu d’offrir de services en anglais. 26 % 23 % 27 %
Seules les personnes qui ont grandi dans un milieu francophone deviendront assez bilingues pour répondre aux critères de bilinguisme de la fonction publique fédérale. 25 % 23 % 25 %
La minorité anglophone au Québec est plus privilégiée sur le plan socioéconomique que la majorité francophone. 20 % 48 % 12 %
La politique linguistique du Canada veut que tous les Canadiens parlent le français et l’anglais. 12 % 28 % 7 %
Question 12
Selon votre compréhension, les énoncés suivants sont-ils vrais ou faux?

Dans le sondage de 2016, les répondantes et les répondants étaient obligés d’indiquer s’ils considéraient chaque énoncé comme étant vrai ou faux. Ils ne pouvaient choisir l’option « Je ne sais pas ». Pour permettre la comparaison des résultats de 2021 avec ceux de 2016, le tableau ci-dessous présente uniquement les pourcentages de personnes qui ont répondu « vrai » ou « faux » au sondage en ligne de 2021. Aucun changement significatif n’a été observé dans les pourcentages de Canadiennes et de Canadiens qui croient chacun de ces mythes.

Mythes concernant le bilinguisme – Résultats du sondage en ligne – Suivi
Mythes : vrai ou faux 2021 Vrai 2021 Faux 2016 Vrai 2016 Faux
La politique linguistique du Canada veut que tous les services du gouvernement fédéral soient offerts dans les deux langues officielles d’un océan à l’autre. 92 % 8 % 87 % 13 %
Il faut être bilingue pour travailler dans la fonction publique fédérale. 48 % 52 % 49 % 51 %
Seules les personnes qui ont grandi dans un milieu francophone deviendront assez bilingues pour répondre aux critères de bilinguisme de la fonction publique fédérale. 28 % 72 % 25 % 75 %
La politique linguistique du Canada veut que tous les Canadiens parlent le français et l’anglais. 13 % 87 % 16 % 84 %
Au Canada, en dehors du Québec, le français n’est plus la deuxième langue la plus commune après l’anglais. [Modifié] 80 % 20 % - -
Le gouvernement du Québec n’est pas tenu d’offrir de services en anglais. [Modifié] 34 % 66 % - -
La minorité anglophone au Québec est plus privilégiée sur le plan socioéconomique que la majorité francophone. [Nouveau] 30 % 70 % - -
Question 12
Selon votre compréhension, les énoncés suivants sont-ils vrais ou faux?

C. Maîtrise de la langue et exposition

1. Maîtrise autodéclarée de la langue

Environ la moitié de la population canadienne, dont plus des trois quarts des francophones, dit parler couramment l’autre langue officielle ou du moins pouvoir prendre part à une conversation simple dans cette langue

Tout comme en 2016, environ la moitié de la population canadienne dit parler couramment l’autre langue officielle ou, du moins, être capable de prendre part à une conversation simple dans cette langue, tandis que l’autre moitié est incapable de soutenir une conversation dans l’autre langue. La maîtrise d’une deuxième langue est plus répandue au Québec et, dans une moindre mesure, dans les provinces de l’Atlantique, en Ontario et en Colombie-Britannique. Elle est moins répandue dans les Prairies.

Bien que les personnes dont le revenu et le niveau de scolarité sont plus élevés soient plus susceptibles de pouvoir au moins prendre part à une conversation simple dans l’autre langue, l’écart le plus important à cet égard se trouve entre les francophones et les anglophones. Parmi les personnes qui ont répondu au sondage téléphonique, 76 % des francophones disent pouvoir au moins prendre part à une conversation simple en anglais, tandis que 39 % des anglophones peuvent en faire de même en français.

Maîtrise autodéclarée de l’autre langue officielle – Suivi
Maîtrise de l’autre langue officielle 2021 Téléphone 2021 En ligne 2016 Téléphone 2016 En ligne
Pouvez le parler couramment 16 % 19 % 16 % 15 %
Pouvez prendre part à une conversation simple 31 % 34 % 32 % 29 %
Êtes incapable de soutenir une conversation 53 % 46 % 51 % 54 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 0 % 2 % 1 % 2 %
Question 7
Comment décririez-vous votre niveau de compétence en [français/anglais]? Diriez-vous que vous...?
(2016 : Comment décririez-vous votre niveau de compétence en [français/anglais]? Diriez-vous que vous pouvez le parler couramment, que vous pouvez prendre part à une conversation simple ou que vous êtes incapable de soutenir une conversation?)
Maîtrise autodéclarée de l’autre langue officielle – Résultats du sondage téléphonique en fonction de la langue du sondage
Maîtrise de l’autre langue officielle 2021 Total 2021 Francophone 2021 Anglophone 2016 Total 2016 Francophone 2016 Anglophone
Pouvez le parler couramment 16 % 39 % 10 % 16 % 35 % 11 %
Pouvez prendre part à une conversation simple 31 % 37 % 29 % 32 % 50 % 28 %
Êtes incapable de soutenir une conversation 53 % 24 % 60 % 51 % 16 % 60 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 0 % 0 % 0 % 1 % 0 % 1 %
Question 7
Comment décririez-vous votre niveau de compétence en [français/anglais]? Diriez-vous que vous...?
(2016 : Comment décririez-vous votre niveau de compétence en [français/anglais]? Diriez-vous que vous pouvez le parler couramment, que vous pouvez prendre part à une conversation simple ou que vous êtes incapable de soutenir une conversation?)

2. Raisons empêchant d’apprendre l’autre langue officielle

Les principaux obstacles à l’apprentissage de l’autre langue officielle sont le manque d’occasions de s’exercer, le manque d’accès à des cours, l’impression de ne pas en avoir besoin et le manque d’intérêt

Toutes les répondantes et tous les répondants ne parlant pas couramment l’autre langue officielle devaient indiquer les principaux facteurs les empêchant d’apprendre ou de mieux maîtriser l’autre langue. Parmi les raisons les plus souvent invoquées dans le sondage téléphonique, notons le manque d’accès à des cours, le manque d’occasions de s’exercer ou encore le manque d’intérêt ou l’impression de ne pas avoir besoin d’apprendre l’autre langue.

Le sondage en ligne a fait appel à une méthodologie différente pour cette question, ce qui pourrait expliquer les différences significatives dans les réponses. Les personnes ayant répondu au sondage en ligne devaient sélectionner les possibles facteurs ou raisons à partir d’une liste d’options, tandis que celles ayant répondu au sondage téléphonique devaient fournir leurs propres raisons, sans choix de réponses. Les personnes qui ont répondu au sondage en ligne ont donc fourni un plus grand nombre de réponses et étaient beaucoup plus susceptibles d’invoquer des facteurs tels que le manque d’occasions de s’exercer, le manque de temps, la difficulté de l’autre langue ou, particulièrement, la peur d’être jugées en raison de leur accent ou de leur grammaire.

Raisons empêchant d’apprendre ou de mieux maîtriser l’autre langue officielle
Raisons 2021– Téléphone 2021 – En ligne
Je n’ai pas eu accès à des cours de langue 25 % 20 %
Je n’ai pas suffisamment d’occasions de le pratiquer 25 % 48 %
Ce n’est pas nécessaire/je n’en ai pas besoin 24 % 32 %
Cela ne m’intéresse pas 16 % 23 %
Le système public d’éducation est de mauvaise qualité (p. ex., l’apprentissage de la langue n’était pas obligatoire) 9 % 1 %
Je n’ai pas eu/je n’ai pas le temps 8 % 21 %
Je parle déjà une autre ou d’autres langues 7 % 15 %
Je trouve trop difficile d’apprendre une autre ou d’autres langues 6 % 20 %
Âge/trop vieux ou vieille pour apprendre 2 % 0 %
Je crains d’être jugé à cause de mon accent, de ma grammaire ou de mon vocabulaire 2 % 21 %
J’ai un trouble d’apprentissage ou un autre handicap 1 % 0 %
Coût élevé des cours de langue 1 % 0 %
Autre 2 % 2 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 2 % 3 %
Question 8
Quelles sont les raisons qui vous ont empêché d’apprendre [le français/l’anglais] ou de mieux maîtriser cette langue?
Sous-groupes : Répondantes et répondants qui ne parlent pas couramment l’autre langue officielle

3. Lieu d’apprentissage de l’autre langue

Environ la moitié des Canadiennes et des Canadiens ayant appris l’autre langue officielle disent avoir reçu cet enseignement exclusivement à l’école primaire ou secondaire, tandis que quatre personnes sur dix l’ont apprise à la fois à l’école et autrement

Un peu moins de la moitié des Canadiennes et des Canadiens qui sont au moins capables de soutenir une conversation dans l’autre langue officielle disent avoir appris cette langue à l’école primaire ou secondaire, tandis que quatre personnes sur dix l’ont apprise à la fois à l’école et dans un autre contexte. Environ une personne sur six dit avoir appris l’autre langue exclusivement à l’extérieur du cadre scolaire. Il y a très peu de différences entre les groupes démographiques quant à la façon dont la population canadienne a appris l’autre langue; les anglophones sont toutefois beaucoup plus susceptibles d’avoir appris le français seulement à l’école, tandis que les francophones sont plus susceptibles d’avoir appris l’anglais autrement ou à la fois à l’école et dans un autre contexte.  

Lieu d’apprentissage de l’autre langue officielle
Façon dont la langue a été apprise 2021 Téléphone (n=704) 2021 En ligne (n=792)
À l’école primaire ou secondaire 46 % 48 %
À l’école et autrement 38 % 37 %
Autrement qu’à l’école 16 % 15 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 0 % 1 %
Question 9
Comment avez-vous appris [le français/l’anglais]? Était-ce...?
Sous-groupes : Répondantes et répondants qui parlent couramment l’autre langue que celle du sondage ou qui peuvent soutenir une conversation simple dans celle-ci.

La grande majorité des répondantes et des répondants ayant appris l’autre langue officielle à l’école primaire ou secondaire ont reçu cet enseignement dans des cours de base à l’extérieur d’un programme d’immersion. Selon les résultats du sondage en ligne, les anglophones (15 %) sont plus susceptibles que les francophones (6 %) d’avoir appris l’autre langue dans un programme d’immersion.

Apprentissage de la langue dans un programme d’immersion ou non
École où l’autre langue a été apprise 2021 Téléphone (n=583) 2021 En ligne (n=673)
Suivi des cours de base à l’école en dehors d’un programme d’immersion 75 % 76 %
Suivi un programme d’immersion à l’école 17 % 12 %
Les deux 5 % 8 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 2 % 4 %
Question 10
Avez-vous appris [le français/l’anglais] à l’école primaire ou secondaire par l’intermédiaire d’un programme d’immersion [française/anglaise] ou de cours de base à l’école en dehors d’un tel programme?
Sous-groupes : Répondantes et répondants ayant appris l’autre langue que celle du sondage à l’école

Les répondantes et les répondants qui ont appris l’autre langue au moins dans une certaine mesure ailleurs qu’à l’école primaire ou secondaire devaient indiquer de quelle façon ils ont appris cette langue. Les réponses à cette question varient entre les deux modes, puisque les personnes qui ont répondu au sondage en ligne se sont vu présenter une liste d’options possibles tandis que celles qui ont répondu au sondage téléphonique devaient répondre spontanément, sans choix de réponse. Les Canadiennes et les Canadiens ont le plus souvent appris l’autre langue en regardant la télévision et des films, en socialisant avec des amis, auprès de leur famille, dans le cadre de leur travail, en voyageant ou en suivant des études universitaires ou des cours particuliers.

Lieu d’apprentissage de l’autre langue officielle, autrement qu’à l’école
Contexte d’apprentissage 2021 Téléphone (n=400) 2021 En ligne (n=403)
Appris en regardant la télévision, des films, etc. 20 % 38 %
Appris en socialisant avec des amis 18 % 37 %
Appris au travail 20 % 34 %
Fait des études postsecondaires (niveau collégial/universitaire) 8 % 31 %
Appris avec votre conjoint ou conjointe, votre famille ou à la maison 28 % 22 %
Pris des cours particuliers 9 % 20 %
Voyagé ou vécu dans une région anglophone ou francophone. 14 % 10 %
Appris dans le cadre d’un programme d’immersion/d’échange en français - 4 %
Francophone de naissance/le français est ma langue maternelle - 2 %
Appris au gouvernement/école de langue de l’armée/formation/cours - 2 %
Appris à l’aide d’applications/sur Internet 2 % 2 %
Appris dans ma communauté 5 % <1 %
Appris en lisant des livres 4 % 1 %
Autodidacte (non précisé) 1 % <1 %
Autre 2 % 1 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 2 % 1 %
Question 11
De quelles autres façons avez-vous appris [le français/l’anglais]?
Sous-groupes : Répondantes et répondants ayant appris l’autre langue que celle du sondage ailleurs qu’à l’école

4. Perceptions du bilinguisme dans la communauté

La plupart des Canadiennes et des Canadiens vivent dans une communauté où la majorité de la population n’est pas bilingue, tandis qu’environ deux personnes sur dix disent que plusieurs membres de leur communauté parlent les deux langues

Les personnes qui ont répondu au sondage en ligne devaient indiquer leur perception du bilinguisme dans leur communauté. La plupart des Canadiennes et des Canadiens (76 %) estiment que pratiquement personne dans leur communauté n’est bilingue, ou encore une petite proportion des gens seulement. Seulement une personne sur cinq indique que presque tout le monde ou qu’une bonne proportion des gens au sein de sa communauté parle les deux langues. Ces résultats sont presque identiques à ce qui a été observé en 2016.

Les réponses à cette question varient grandement d’une province et d’une région à l’autre. En effet, presque la moitié des Québécoises et des Québécois (48 %) indiquent que presque tout le monde est bilingue dans leur communauté, ou du moins qu’une bonne proportion des gens le sont. Ce pourcentage est beaucoup plus faible dans le reste du pays, où seulement 12 % des personnes qui ont répondu au sondage estiment que presque tout le monde ou qu’une bonne proportion des gens sont bilingues.

Perception du bilinguisme dans la communauté – Résultats du sondage en ligne
Bilinguisme 2021 – En ligne 2016 – En ligne
Presque tout le monde est bilingue 3 % 3 %
Une bonne proportion des gens est bilingue 17 % 19 %
Une petite proportion seulement des gens est bilingue 54 % 50 %
Presque personne n’est bilingue 22 % 22 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 4 % 5 %
Question 14
Dans quelle mesure croyez-vous que les membres de votre collectivité sont bilingues, c’est-à-dire qu’ils arrivent à s’exprimer dans les deux langues?

5. Exposition à l’autre langue officielle

La plus grande partie de la population québécoise interagit avec des locuteurs de l’autre langue officielle et consomme des médias ou des produits culturels dans l’autre langue au moins à l’occasion. En revanche, une minorité de la population canadienne à l’extérieur du Québec dit avoir de telles interactions ou une telle exposition à l’autre langue officielle

Les personnes qui ont répondu au sondage en ligne ont aussi été questionnées sur leur exposition à l’autre langue officielle. Une minorité importante de toute la population canadienne dit interagir avec des gens qui parlent surtout l’autre langue officielle (31 %), consommer des médias comme la télévision, la radio et Internet dans l’autre langue officielle (25 %) et profiter de produits culturels comme la littérature, la musique, le cinéma et le théâtre (26 %) au moins à l’occasion.

Fréquence des interactions dans l’autre langue – Résultats du sondage en ligne
Question Très souvent À l’occasion Rarement Très rarement Jamais
Interagir avec des gens qui parlent surtout l’autre langue officielle 14 % 17 % 17 % 26 % 26 %
Utiliser des médias, comme la télévision, la radio et Internet, dans l’autre langue officielle 13 % 12 % 8 % 13 % 53 %
Profiter de produits culturels, comme la littérature, la musique, le cinéma et le théâtre, dans l’autre langue officielle 11 % 15 % 11 % 16 % 46 %
Question 15
À quelle fréquence avez-vous des interactions avec des gens qui parlent surtout [le français/l’anglais]?
Question 16
À quelle fréquence utilisez-vous des médias en [français/anglais], comme la télévision, la radio et Internet?
Question 17
À quelle fréquence profitez-vous de produits culturels en [français/anglais], comme la littérature, la musique, le cinéma et le théâtre?

En analysant les réponses à cette question sur l’exposition à l’autre langue officielle, l’aspect le plus important à souligner est la différence majeure entre la population québécoise et le reste de la population canadienne en ce qui concerne la fréquence de leurs interactions avec les locutrices et les locuteurs de l’autre langue et de leur consommation de médias et de produits culturels dans l’autre langue. Six Québécoises et Québécois sur dix disent interagir avec des locutrices et des locuteurs de l’autre langue officielle et consommer des médias ou des produits culturels dans l’autre langue au moins à l’occasion. En revanche, chez les Canadiennes et les Canadiens des autres provinces et territoires, seulement deux personnes sur dix affirment interagir avec des locutrices et des locuteurs de l’autre langue officielle au moins à l’occasion, tandis que des pourcentages encore plus faibles disent consommer des médias ou des produits culturels dans l’autre langue.

Fréquence des interactions dans l’autre langue – Résultats du sondage en ligne en fonction de la région
Question 2021 Très souvent/à l’occasion Québec Canada (à l’exception du Québec)
Interagir avec des gens qui parlent surtout l’autre langue officielle 31 % 65 % 21 %
Utiliser des médias, comme la télévision, la radio et Internet, dans l’autre langue officielle 25 % 65 % 13 %
Profiter de produits culturels, comme la littérature, la musique, le cinéma et le théâtre, dans l’autre langue officielle 26 % 59 % 16 %
Question 15
À quelle fréquence avez-vous des interactions avec des gens qui parlent surtout [le français/l’anglais]?
Question 16
À quelle fréquence utilisez-vous des médias en [français/anglais], comme la télévision, la radio et Internet?
Question 17
À quelle fréquence profitez-vous de produits culturels en [français/anglais], comme la littérature, la musique, le cinéma et le théâtre?

Depuis 2016, on observe une certaine augmentation dans le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens qui consomment des médias, comme la télévision, la radio et Internet, ou des produits culturels au moins à l’occasion dans l’autre langue officielle.

Fréquence des interactions dans l’autre langue – Résultats du sondage en ligne – Suivi
Question 2021 Très souvent/à l’occasion 2016 Très souvent/à l’occasion
Interagir avec des gens qui parlent surtout l’autre langue officielle 31 % 32 %
Utiliser des médias, comme la télévision, la radio et Internet, dans l’autre langue officielle 25 % 19 %
Profiter de produits culturels, comme la littérature, la musique, le cinéma et le théâtre, dans l’autre langue officielle 26 % 21 %
Question 15
À quelle fréquence avez-vous des interactions avec des gens qui parlent surtout [le français/l’anglais]?
Question 16
À quelle fréquence utilisez-vous des médias en [français/anglais], comme la télévision, la radio et Internet?
Question 17
À quelle fréquence profitez-vous de produits culturels en [français/anglais], comme la littérature, la musique, le cinéma et le théâtre?

6. Incidence de la pandémie sur l’exposition à l’autre langue officielle

La plus grande partie de la population canadienne affirme que la pandémie de COVID-19 n’a eu aucune incidence sur son exposition à l’autre langue officielle

Les deux dernières années ont été marqués par la pandémie de COVID-19, laquelle a entraîné des répercussions majeures sur la vie de nombreuses Canadiennes et de nombreux Canadiens. Cependant, lorsqu’elles ont été questionnées à ce sujet, les personnes qui ont répondu au sondage en ligne ont indiqué en majorité (78 %) que la pandémie n’a aucunement influé sur l’exposition de leur famille et d’elles-mêmes à l’autre langue officielle. Une personne sur dix (12 %) affirme que la pandémie a réduit son exposition à l’autre langue, tandis que 4 % des personnes qui ont répondu au sondage estiment qu’elles sont plus exposées à l’autre langue en raison de la pandémie. Ces opinions sont semblables tant chez les anglophones que chez les francophones, et aucune tendance significative ne se dégage dans les différents groupes démographiques.

Incidence de la pandémie de COVID-19 sur l’exposition à l’autre langue – Résultats du sondage en ligne
Exposition à l’autre langue Pourcentage
Réduit votre exposition à l’autre langue 12 %
Eu aucun impact sur votre exposition à l’autre langue 78 %
Augmenté votre exposition à l’autre langue 4 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 6 %
Question 18
Quel impact la pandémie de COVID-19 a-t-elle eu sur l’exposition de votre famille et de vous-même à l’autre langue? La pandémie a-t-elle...?

D. Attitudes à l’égard de l’enseignement des langues officielles

1. Énoncés sur les attitudes concernant l’enseignement des langues officielles

Le soutien à l’enseignement des langues officielles au Canada est toujours très élevé, et un grand nombre de personnes estiment qu’on devrait faire plus d’efforts pour que les jeunes deviennent bilingues. Ces efforts comprennent l’accès à de nouvelles places dans les programmes d’immersion et le soutien aux programmes d’enseignement postsecondaire en français

La grande majorité des personnes qui ont répondu aux sondages téléphonique et en ligne s’entendent pour dire que le français et l’anglais devraient continuer à être enseignés dans les écoles primaires du Canada et que plus d’efforts devraient être faits pour que les jeunes deviennent bilingues et puissent parler les deux langues officielles. L’ampleur du soutien est semblable dans l’ensemble des groupes démographiques, mais elle tend à être particulièrement importante chez les jeunes âgés de 18 à 34 ans, les francophones, les personnes nées à l’étranger et celles dont la langue maternelle n’est pas l’une des langues officielles. L’idée selon laquelle le gouvernement du Canada devrait en faire davantage pour soutenir les programmes collégiaux et universitaires s’adressant aux personnes souhaitant étudier en français à l’extérieur du Québec obtient également un appui important, tout particulièrement chez les francophones.

La majorité des personnes qui ont répondu au sondage continuent de croire que les gouvernements des provinces et des territoires devraient donner accès à de nouvelles places dans les programmes d’immersion, tandis qu’une majorité plus faible estime que les programmes d’immersion linguistique offrent un enseignement de meilleure qualité que les programmes de base.

Un grand nombre de personnes qui ont répondu au sondage jugent que le gouvernement du Canada devrait continuer d’investir dans des programmes d’échange pour encourager la compréhension entre les francophones et les anglophones du pays, et la vaste majorité de la population canadienne affirme également qu’elle voudrait ou aurait voulu participer à un programme d’échange linguistique dans son école pour interagir avec des jeunes d’autres communautés de langue officielle.

La plus grande partie de la population canadienne continue de rejeter l’idée selon laquelle il est plus utile pour les enfants canadiens d’apprendre à parler d’autres langues comme le mandarin ou l’arabe plutôt que d’apprendre à parler les deux langues officielles. Bien que cette opinion soit partagée par les deux groupes linguistiques, les réponses fournies à cette question varient grandement. En effet, alors que seulement un francophone sur dix est d’accord avec cet énoncé, 38 % des anglophones sont de cet avis (selon le sondage téléphonique). Le niveau d’accord avec cette notion est également plus élevé chez les personnes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais (43 %), celles qui sont nées ailleurs qu’au Canada (41 %) et celles appartenant à un groupe racisé (47 %).

Accord avec les énoncés sur l’enseignement des langues officielles – Résultats du sondage téléphonique
Accord avec les énoncés sur l’enseignement des langues officielles Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
On devrait continuer à enseigner le français et l’anglais dans les écoles primaires du Canada. 91 % 68 % 22 % 4 % 5 % 1 %
On devrait faire plus d’efforts pour que les jeunes deviennent bilingues et puissent parler français et anglais. 81 % 52 % 29 % 10 % 7 % 2 %
Les gouvernements des provinces/territoires devraient donner accès à de nouvelles places dans les programmes d’immersion. 76 % 39 % 37 % 11 % 6 % 7 %
Le gouvernement du Canada devrait en faire davantage pour soutenir les programmes collégiaux et universitaires s’adressant aux personnes souhaitant étudier en français hors Québec. 72 % 37 % 35 % 13 % 12 % 3 %
Les programmes d’immersion linguistique offrent un enseignement de meilleure qualité que les programmes de base. 60 % 25 % 35 % 16 % 10 % 13 %
Au Canada, il est plus utile pour les enfants d’apprendre à parler d’autres langues comme le mandarin ou l’arabe plutôt que d’apprendre à parler les deux langues officielles. 32 % 9 % 23 % 29 % 35 % 4 %
Le gouvernement du Canada devrait continuer d’investir dans des programmes d’échange pour encourager la compréhension entre les francophones et les anglophones du pays. En ligne seulement - - - - -
Vous seriez (ou auriez été) intéressé(e) à participer à un programme d’échange linguistique dans votre école pour interagir avec des jeunes d’autres communautés de langue officielle. En ligne seulement - - - - -
Question 5
Je vais vous lire une série d’énoncés sur l’enseignement du français et de l’anglais. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les énoncés sur l’enseignement des langues officielles – Résultats du sondage en ligne
Accord avec les énoncés sur l’enseignement des langues officielles Accord net Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
On devrait continuer à enseigner le français et l’anglais dans les écoles primaires du Canada. 86 % 55 % 31 % 6 % 6 % 3 %
On devrait faire plus d’efforts pour que les jeunes deviennent bilingues et puissent parler français et anglais. 73 % 40 % 33 % 13 % 9 % 6 %
Le gouvernement du Canada devrait continuer d’investir dans des programmes d’échange pour encourager la compréhension entre les francophones et les anglophones du pays. 72 % 33 % 39 % 10 % 9 % 9 %
Les gouvernements des provinces/territoires devraient donner accès à de nouvelles places dans les programmes d’immersion. 67 % 28 % 39 % 12 % 8 % 13 %
Vous seriez (ou auriez été) intéressé(e) à participer à un programme d’échange linguistique dans votre école pour interagir avec des jeunes d’autres communautés de langue officielle. 63 % 28 % 35 % 13 % 11 % 12 %
Le gouvernement du Canada devrait en faire davantage pour soutenir les programmes collégiaux et universitaires s’adressant aux personnes souhaitant étudier en français hors Québec. 58 % 27 % 32 % 17 % 14 % 10 %
Les programmes d’immersion linguistique offrent un enseignement de meilleure qualité que les programmes de base. 54 % 23 % 31 % 17 % 9 % 20 %
Au Canada, il est plus utile pour les enfants d’apprendre à parler d’autres langues comme le mandarin ou l’arabe plutôt que d’apprendre à parler les deux langues officielles. 28 % 8 % 20 % 27 % 35 % 9 %
Question 5
Je vais vous lire une série d’énoncés sur l’enseignement du français et de l’anglais. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les énoncés sur l’enseignement des langues officielles – Résultats du sondage téléphonique en fonction de la langue du sondage
Accord avec les énoncés sur l’enseignement des langues officielles Accord net Français (n=324) Anglais (n=1,183)
On devrait continuer à enseigner le français et l’anglais dans les écoles primaires du Canada. 91 % 98 % 89 %
On devrait faire plus d’efforts pour que les jeunes deviennent bilingues et puissent parler français et anglais. 81 % 97 % 78 %
Les gouvernements des provinces/territoires devraient donner accès à de nouvelles places dans les programmes d’immersion. 76 % 89 % 72 %
Le gouvernement du Canada devrait en faire davantage pour soutenir les programmes collégiaux et universitaires s’adressant aux personnes souhaitant étudier en français hors Québec. 72 % 94 % 67 %
Les programmes d’immersion linguistique offrent un enseignement de meilleure qualité que les programmes de base. 60 % 67 % 59 %
Au Canada, il est plus utile pour les enfants d’apprendre à parler d’autres langues comme le mandarin ou l’arabe plutôt que d’apprendre à parler les deux langues officielles. 32 % 10 % 38 %
Question 5
Je vais vous lire une série d’énoncés sur l’enseignement du français et de l’anglais. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.
Accord avec les énoncés sur l’enseignement des langues officielles – Suivi
Accord net 2021 – Téléphone 2021 – En ligne 2016 – Téléphone 2016 – En ligne
On devrait continuer à enseigner le français et l’anglais dans les écoles primaires du Canada. 91 % 86 % 89 % 81 %
Les gouvernements des provinces/territoires devraient donner accès à de nouvelles places dans les programmes d’immersion. 76 % 67 % 78 % 66 %
Au Canada, il est plus utile pour les enfants d’apprendre à parler d’autres langues comme le mandarin ou l’arabe plutôt que d’apprendre à parler les deux langues officielles. 32 % 28 % 28 % 26 %
On devrait faire plus d’efforts pour que les jeunes deviennent bilingues et puissent parler français et anglais. 81 % 73 % 84 % 73 %
Les programmes d’immersion linguistique offrent un enseignement de meilleure qualité que les programmes de base. 60 % 54 % 62 % 56 %
Le gouvernement du Canada devrait continuer d’investir dans des programmes d’échange pour encourager la compréhension entre les francophones et les anglophones du pays. - 72 % - 73 %
Vous seriez (ou auriez été) intéressé(e) à participer à un programme d’échange linguistique dans votre école pour interagir avec des jeunes d’autres communautés de langue officielle. - 63 % - 66 %
Le gouvernement du Canada devrait en faire davantage pour soutenir les programmes collégiaux et universitaires s’adressant aux personnes souhaitant étudier en français hors Québec. [Nouveau] 72 % 58 % - -
Question 5
Je vais vous lire une série d’énoncés sur l’enseignement du français et de l’anglais. Veuillez indiquer si vous êtes fortement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec chacun des énoncés.

2. Importance du bilinguisme chez les enfants

Une forte majorité de parents estiment important que leur enfant apprenne les deux langues officielles et devienne bilingue

Les personnes qui ont répondu au sondage en ligne devaient indiquer si elles ont des enfants âgés de moins de 18 ans. La grande majorité des parents d’un enfant de moins de 18 ans, tant au Québec (99 %) que dans le reste du pays (70 %), estiment important que leur enfant ait l’occasion d’apprendre l’autre langue officielle et de devenir bilingue. Une majorité de parents dans toutes les régions à l’étude partagent cet avis. Il convient toutefois de souligner que les parents québécois (76 %) sont beaucoup plus susceptibles de trouver cet apprentissage « très » important que ceux du reste du pays (32 %).

Importance de l’apprentissage des langues officielles – Résultats du sondage en ligne
Importance de l’apprentissage des langues officielles Total (n=359)
Très important 41 %
Plutôt important 35 %
Pas très important 12 %
Pas du tout important 10 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 2 %
Question 20
Dans quelle mesure est-il important pour vous que votre ou vos enfants aient l’occasion d’apprendre [le français/l’anglais] et de devenir bilingues? Est-ce...?
Sous-groupes : Parents d’un enfant âgé de moins de 18 ans.
Importance de l’apprentissage des langues officielles – Résultats du sondage en ligne en fonction de la région
Importance de l’apprentissage des langues officielles Total Québec(n=78) Canada à l’exception du Québec (n=281)
Très important 41 % 76 % 32 %
Plutôt important 35 % 23 % 38 %
Pas très important 12 % 1 % 15 %
Pas du tout important 10 % 0 % 12 %
Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre 2 % 0 % 2 %
Question 20
Dans quelle mesure est-il important pour vous que votre ou vos enfants aient l’occasion d’apprendre [le français/l’anglais] et de devenir bilingues? Est-ce...?
Sous-groupes : Parents d’un enfant âgé de moins de 18 ans.

E. Lien avec les attitudes à l’égard de sujets d’actualité

Le soutien aux langues officielles est devenu la norme, et les attitudes à l’égard de sujets d’actualité ne semblent que très peu liées à l’appui ou à l’opposition à la Loi sur les langues officielles

Les personnes qui ont répondu au sondage en ligne devaient indiquer dans quelle mesure elles sont en accord ou en désaccord avec une série de 16 énoncés sur les attitudes à l’égard d’enjeux et de sujets d’actualité. Les énoncés portaient notamment sur la place des femmes dans la société, les préoccupations environnementales, l’efficacité perçue du gouvernement, les organisations syndicales, les mesures d’accommodement pour les minorités religieuses, la confiance accordée aux médias d’information, les politiques de vaccination obligatoire, l’immigration et les priorités du gouvernement en matière d’égalité des droits. Le but de ces questions n’était pas d’analyser les réponses elles-mêmes, mais plutôt d’établir une éventuelle corrélation entre les attitudes à l’égard de ces autres enjeux et l’appui ou l’opposition aux objectifs de la Loi sur les langues officielles selon la première question du sondage. Les résultats obtenus pour les 16 énoncés sont présentés ci-dessous.

Accord avec les énoncés sur les sujets d’actualité – Résultats du sondage en ligne
Accord avec les sujets d’actualité Fortement d’accord Plutôt d’accord Plutôt en désaccord Fortement en désaccord Je ne sais pas/je préfère ne pas répondre
Le Canada doit adopter des lois et des règlements plus sévères pour lutter contre les changements climatiques. 40 % 32 % 12 % 10 % 7 %
Les femmes se butent à plus d’obstacles au travail que les hommes. 36 % 41 % 11 % 6 % 5 %
Nous devrions tous nous soucier de l’environnement, même si nous devons payer plus cher. 32 % 40 % 13 % 9 % 6 %
Les droits linguistiques sont aussi importants que tout autre droit garanti par la Charte. 30 % 39 % 15 % 8 % 8 %
Les gens ordinaires n’ont pas vraiment leur mot à dire dans ce que font les représentants élus à Ottawa. 27 % 35 % 21 % 9 % 7 %
Le Québec est une société distincte au sein du Canada. 27 % 40 % 14 % 11 % 8 %
J’ai un lien plus fort avec [le, la, l’] <Province> qu’avec le Canada. 26 % 32 % 23 % 13 % 7 %
Il faudrait faire tout ce qui est possible pour promouvoir le bilinguisme chez les Canadiens. 24 % 36 % 19 % 14 % 7 %
Quand quelque chose est fait par le gouvernement, il y a habituellement inefficacité et gaspillage. 21 % 38 % 23 % 8 % 10 %
Je m’inquiète du fait que les gouvernements recueillent trop de renseignements personnels. 19 % 36 % 27 % 10 % 8 %
Le nombre d’immigrants qui arrivent au Canada menace les valeurs bien établies des Canadiens. 16 % 23 % 24 % 30 % 8 %
Les organisations syndicales facilitent la vie de tous les travailleurs canadiens. 13 % 36 % 22 % 15 % 13 %
Les politiques de vaccination obligatoire sont une dangereuse menace pour les droits de la personne. 12 % 10 % 16 % 57 % 5 %
Le gouvernement est allé trop loin dans ses efforts pour établir l’égalité des droits. 12 % 19 % 28 % 28 % 13 %
Toutes les mesures raisonnables d’accommodement doivent être prises pour les minorités religieuses au Canada, même si les valeurs de ces groupes ne sont pas celles de la plupart des Canadiens. 10 % 29 % 25 % 23 % 14 %
Je fais davantage confiance aux actualités et aux informations que j’obtiens des médias sociaux qu’à celles des médias grand public. 3 % 13 % 22 % 53 % 9 %
Question 19
Vous trouverez ci-dessous une série d’énoncés qui nous aideront à comprendre votre opinion sur certains sujets. Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord (de complètement d’accord à complètement en désaccord) avec chacun de ces énoncés

1. Lien avec l’appui à la Loi

Les énoncés les plus fortement corrélés au soutien aux langues officielles sont ceux qui portent sur le bilinguisme et les droits linguistiques, suivis par ceux concernant les préoccupations environnementales

Comme on pouvait s’y attendre, les sujets les plus fortement corrélés au soutien aux objectifs de la Loi sont les deux énoncés portant sur le bilinguisme et les droits linguistiques. Les personnes qui estiment qu’« il faudrait faire tout ce qui est possible pour promouvoir le bilinguisme chez les Canadiens » et que « les droits linguistiques sont aussi importants que tout autre droit garanti par la Charte » sont aussi grandement favorables à la Loi sur les langues officielles et à ses objectifs. Les deux énoncés portant sur l’environnement présentent également une forte corrélation avec le soutien à la Loi. Le tableau ci-dessous illustre une corrélation positive importante entre cet appui et les énoncés selon lesquels « le Canada doit adopter des lois et des règlements plus sévères pour lutter contre les changements climatiques » et « nous devrions tous nous soucier de l’environnement, même si nous devons payer plus cher ».

On observe également une certaine corrélation entre le soutien à la Loi et l’opinion selon laquelle « le Québec est une société distincte au sein du Canada ». Il convient toutefois de noter que le soutien à la Loi tend à être plus élevé au Québec que dans le reste du pays et que l’accord avec cet énoncé se retrouve principalement chez la population québécoise.

La corrélation entre le soutien à la Loi et les énoncés selon lesquels « les organisations syndicales facilitent la vie de tous les travailleurs canadiens » et « les femmes se butent à plus d’obstacles au travail que les hommes » est plus faible, mais tout de même significative, ce qui laisse entendre que le soutien au bilinguisme est lié au moins dans une certaine mesure au soutien aux questions d’égalité et de justice sociale. L’énoncé selon lequel « toutes les mesures raisonnables d’accommodement doivent être prises pour les minorités religieuses au Canada, même si les valeurs de ces groupes ne sont pas celles de la plupart des Canadiens » est toutefois très faiblement lié au soutien à la Loi.

Attitudes liées au soutien à la Loi sur les langues officielles
Énoncés Coefficient de corrélation
Il faudrait faire tout ce qui est possible pour promouvoir le bilinguisme chez les Canadiens. 0,481
Les droits linguistiques sont aussi importants que tout autre droit garanti par la Charte. 0,373
Le Canada doit adopter des lois et des règlements plus sévères pour lutter contre les changements climatiques. 0,251
Nous devrions tous nous soucier de l’environnement, même si nous devons payer plus cher. 0,246
Le Québec est une société distincte au sein du Canada. 0,215
Les organisations syndicales facilitent la vie de tous les travailleurs canadiens. 0,164
Les femmes se butent à plus d’obstacles au travail que les hommes. 0,156
Toutes les mesures raisonnables d’accommodement doivent être prises pour les minorités religieuses au Canada, même si les valeurs de ces groupes ne sont pas celles de la plupart des Canadiens. 0,084

2. Lien avec l’opposition à la Loi

L’opposition aux objectifs de la Loi sur les langues officielles est davantage liée à la notion que le gouvernement est allé trop loin dans ses efforts pour établir l’égalité des droits

Lors de l’analyse du lien entre les énoncés et l’opposition aux objectifs de la Loi sur les langues officielles, l’absence de corrélation est, en quelque sorte, aussi révélatrice que sa présence. L’énoncé qui est le plus fortement lié à l’opposition aux objectifs de la Loi est celui selon lequel « le gouvernement est allé trop loin dans ses efforts pour établir l’égalité des droits », qui exprime un doute quant au programme d’égalité. L’idée que « le nombre d’immigrants qui arrivent au Canada menace les valeurs bien établies des Canadiens » présente aussi une certaine corrélation avec l’opposition à la Loi, bien qu’elle soit faible. D’autres énoncés présentant des corrélations plus faibles, notamment l’idée que « quand quelque chose est fait par le gouvernement, il y a habituellement inefficacité et gaspillage » et la notion que « les gens ordinaires n’ont pas vraiment leur mot à dire dans ce que font les représentants élus à Ottawa », expriment davantage un certain cynisme à l’endroit du gouvernement. Cependant, il convient encore une fois de souligner que les corrélations sont relativement modestes et que le pourcentage de la population canadienne qui s’oppose à la Loi est plutôt faible.

Aucune corrélation significative n’est établie entre l’opposition à la Loi et l’opposition à la vaccination obligatoire ou aux inquiétudes quant au fait que le gouvernement recueille trop de renseignements personnels. Il ne semble pas non plus y avoir de corrélation entre les attitudes à l’égard de la Loi et la confiance ou la méfiance de la population à l’égard des médias grand public.

Attitudes liées à l’opposition à la Loi sur les langues officielles
Énoncés Coefficient de corrélation
Le gouvernement est allé trop loin dans ses efforts pour établir l’égalité des droits. 0,233
Quand quelque chose est fait par le gouvernement, il y a habituellement inefficacité et gaspillage. 0,173
Le nombre d’immigrants qui arrivent au Canada menace les valeurs bien établies des Canadiens. 0,165
Les gens ordinaires n’ont pas vraiment leur mot à dire dans ce que font les représentants élus à Ottawa. 0,158
J’ai un lien plus fort avec [le, la, l’] <Province> qu’avec le Canada. 0,105
Je m’inquiète du fait que les gouvernements recueillent trop de renseignements personnels. 0,095
Les politiques de vaccination obligatoire sont une dangereuse menace pour les droits de la personne. 0,055
Je fais davantage confiance aux actualités et aux informations que j’obtiens des médias sociaux qu’à celles des médias grand public. 0,039

F. Profil linguistique des répondantes et des répondants

Les tableau suivant présente la répartition pondérée des personnes qui ont participé au sondage en fonction de leur profil linguistique.

Langue du sondage
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Anglais 80 % 77 %
Français 20 % 23 %
Langue maternelle
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Anglais 59 % 59 %
Français 21 % 24 %
Une autre langue 19 % 17 %
Principale langue parlée à la maison
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Anglais 71 % 68 %
Français 20 % 23 %
Une autre langue 9 % 8 %
Connaissance d’une autre langue, outre le français et l’anglais
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Oui 39 % 35 %
Non 61 % 63 %
 

II. Profil des répondantes et des répondants

Les tableau suivant présente la répartition pondérée des personnes qui ont participé au sondage, en fonction des principales données démographiques et d’autres variables.

Âge
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
De 18 à 24 ans 10 % 4 %
De 25 à 34 ans 17 % 23 %
De 35 à 44 ans 16 % 17 %
De 45 à 54 ans 18 % 17 %
De 55 à 64 ans 14 % 14 %
65 ans ou plus 25 % 25 %
Genre
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Femme 51 % 50 %
Homme 49 % 49 %
Autre identité de genre 1 % <1 %
Niveau de scolarité
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Diplôme d’études secondaires ou moins 26 % 14 %
École de métiers, études collégiales ou postsecondaires (sans diplôme) 36 % 35 %
Diplôme d’études universitaires ou supérieures 37 % 49 %
Revenu de ménage annuel total
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Moins de 20 000 $  7 % 4 %
De 20 000 $ à moins de 40 000 $ 11 % 12 %
De 40 000 $ à moins de 60 000 $ 12 % 13 %
De 60 000 $ à moins de 80 000 $ 13 % 12 %
De 80 000 $ à moins de 100 000 $ 9 % 14 %
De 100 000 $ à moins de 150 000 $ 17 % 17 %
150 000 $ et plus 16 % 14 %
Je préfère ne pas répondre 14 % 15 %
Lieu de naissance
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Canada 76 % 77 %
Autre pays 24 % 22 %
Handicap
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Oui 11 % 10 %
Non 89 % 88 %
Je préfère ne pas répondre 1 % 2 %
Origine ethnique
Variable Échantillon téléphonique % Échantillon en ligne %
Personne blanche 75 % 77 %
Personne racisée (non autochtone) 19 % 21 %
Personne autochtone 4 % 2 %
Je préfère ne pas répondre 2 % 3 %
 

Annexe A : Méthodologie

Annexe A : Méthodologie
 

Annexe B : Questionnaire du sondage téléphonique

Annexe B : Questionnaire du sondage téléphonique
 

Annexe C : Questionnaire du sondage en ligne

Annexe C : Questionnaire du sondage en ligne
Date de modification :
2022-03-11