Allocution dans le cadre de la Journée de la dualité linguistique

Le 9 septembre 2021
Raymond Théberge - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

 

Début de dialogue

Bonjour!

Je tiens à souligner que je m’adresse à vous depuis le territoire du Traité no 1, soit le territoire traditionnel des peuples anishinabé, cri, oji-cri, dakota et déné ainsi que la patrie de la Nation métisse. Je suis heureux de me joindre à vous dans vos territoires et vos communautés respectifs.

C’est un réel plaisir pour moi d’être avec vous aujourd’hui pour célébrer la Journée de la dualité linguistique.

Il est important de prendre le temps de célébrer nos deux langues officielles. Elles sont au cœur de la diversité linguistique du Canada, avec les langues autochtones et les langues patrimoniales des communautés culturelles.

Depuis mon entrée en fonction en 2018, j’ai vu beaucoup de bonne volonté dans la fonction publique en ce qui a trait aux langues officielles. J’ai noté plusieurs démarches prometteuses de la part des fonctionnaires, des champions, et des institutions fédérales. Évidemment, il va sans dire qu’il reste du travail à faire.

Les lacunes en matière de langues officielles dans la fonction publique sont attribuables, en général, à un manque de connaissances des procédures et des politiques. Elles sont aussi attribuables à un manque de sensibilisation sur les répercussions découlant du fait de ne pas utiliser les deux langues officielles.

Mon dernier rapport annuel parle des défis considérables que doivent relever les institutions fédérales pour bien établir les exigences linguistiques des postes. Cela a un impact sur l ’usage du français et de l’anglais en milieu de travail dans la fonction publique et, en fin de compte, sur la qualité des services livrés à la population canadienne.

Vous avez probablement entendu parler du rapport de mon bureau sur l’insécurité linguistique dans la fonction publique, et peut-être même participé à notre sondage sur les expériences des fonctionnaires à cet effet.

L’insécurité linguistique est un malaise qu’on ressent en s’exprimant dans notre première ou notre deuxième langue officielle. C’est un problème réel et récurrent dans la société canadienne, et dans la fonction publique.

En tant que commissaire aux langues officielles, je trouve que l ’insécurité linguistique est un enjeu préoccupant. Au Canada, tout le monde devrait sentir qu’il est possible de s’exprimer librement dans l’une ou l’autre des langues officielles.

Afin de renforcer la sécurité linguistique dans la société canadienne et dans la fonction publique fédérale, il faut nous ouvrir aux autres. En matière de langues officielles, il faut aussi reconnaître qu’il existe plusieurs variétés de français et d’anglais. Somme toute, il faut mieux inclure les langues officielles de façon égale dans nos milieux de travail, et dans nos espaces publics.

Tout le monde a un rôle à jouer afin de rendre la fonction publique et la société canadienne plus inclusive du point de vue linguistique, lorsqu’il est question de nos langues officielles. Par exemple, en invitant les locuteurs anglophones à pratiquer leur français sans crainte d’être jugé; en invitant les locuteurs francophones à s’exprimer dans leur première langue officielle sans crainte de causer des ennuis ou d’importuner qui que ce soit; ou en s’assurant que tous les membres d’une équipe peuvent s’exprimer dans la langue officielle de leur choix, au cours d’une rencontre virtuelle.

Tout le personnel de la fonction publique doit respecter nos langues officielles, peu importe s’ils occupent un rôle de superviseur, de gestionnaire ou de fournisseur de service. Et nous devons travailler ensemble dans la fonction publique pour faire des progrès.

C’est pourquoi je trouve que le thème de l’inclusion cette année est très à propos en cette Journée de la dualité linguistique.

Nous sommes à un moment décisif, où nous fixons le regard sur notre identité canadienne. Malgré le tumulte ambiant, nous sommes dans une période remplie de potentiel. C’est avec un grand honneur que je servirai en tant que commissaire, à façonner l’avenir de nos langues officielles pour les prochaines générations.

Alors que nous allons de l’avant, il est important de se rappeler qu’il est entièrement possible, et souhaitable, de favoriser le respect de nos langues officielles tout en bâtissant une société plus inclusive au Canada.

Je vous félicite pour votre engagement continu, et je vous souhaite une excellente Journée de la dualité linguistique. 

Je vous remercie de votre attention.

Date de modification :
2021-09-21