Archivé - Notes pour une comparution devant le Comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes

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Ottawa (Ontario), le 28 novembre 2013
Graham Fraser - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi


Début de dialogue

Monsieur le Président, membres du Comité permanent du patrimoine canadien, bonjour.

Je suis ravi d'avoir l'occasion de m'adresser au Comité sur un sujet de grande importance pour tous les Canadiens. Tout comme vous, je m'intéresse au plus haut point aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver qui se tiendront sous peu à Sotchi.

D'une fois à l'autre, les Jeux olympiques sont une occasion extraordinaire pour les Canadiens d'éprouver à l'unisson un immense sentiment de fierté à l'égard de nos athlètes. La réussite sportive au niveau mondial n'est jamais le simple résultat du hasard. C'est plutôt le fruit d'années de sacrifices et de préparatifs faits par nos athlètes et leurs familles, par nos entraîneurs et par nos associations sportives – avec le soutien d'institutions fédérales comme Patrimoine canadien de même que le secteur privé.

Pour que nos athlètes excellent aux Jeux d'hiver comme ils l'ont fait à Vancouver en remportant 14 médailles d'or, soit plus que n'importe quel autre pays aux Jeux olympiques d'hiver de 2010 et un record pour le Canada, il leur faut se concentrer uniquement sur leurs objectifs, s'entraîner sans relâche et offrir une performance sans égale.

On ne risque pas de se tromper en disant que le succès remporté aux Olympiques par nos athlètes a été et demeure une source d'inspiration constante pour les Canadiens. En tant que commissaire aux langues officielles, j'irai même plus loin. En effet, j'ai également été particulièrement impressionné par le bilinguisme de nos athlètes. Il est remarquable d'entendre un athlète, encore à bout de souffle après avoir remporté une médaille, donner des entrevues dans les deux langues officielles.

Nos langues officielles ont joué un rôle de premier plan dans la planification et le déroulement des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver il y a quatre ans, en sol canadien. Les travaux de collaboration du Commissariat avec les institutions fédérales et le comité organisateur des Jeux de Vancouver ont mené à la présentation d'un événement très réussi dans les deux langues officielles, exception faite malheureusement du volet culturel des cérémonies d'ouverture.

Les leçons inestimables tirées de cette expérience ont mené à la production d'un guide sur la promotion des langues officielles pour tout organisme qui accueille un événement sportif de grande envergure au Canada. L'été dernier, les organisateurs des Jeux du Canada à Sherbrooke ont utilisé le guide et ont manifestement réussi à promouvoir les deux langues officielles durant cet événement national, ce qui prouve que nous avons accompli de formidables avancées.

En ce qui a trait aux Olympiques de Sotchi, les défis sont différents. En 2010, c'est seulement la veille des Jeux qu'il a été décidé que les Canadiens de partout au pays pourraient suivre la couverture télédiffusée des jeux en français au réseau CPAC. Cette fois ci, nous sommes en bien meilleure position.

J'étais heureux d'apprendre l'an dernier que le réseau CBC/Radio Canada avait décroché le contrat de la couverture des Jeux, garantissant ainsi que les Canadiens aient accès à la diffusion des Jeux de Sotchi dans les deux langues officielles. J'ai tenu à féliciter personnellement Hubert Lacroix pour cette réussite remarquable.

Comme vous le savez, le français et l'anglais sont les langues officielles du Comité international olympique. Plus tôt cette année, la Francophonie a nommé l'historienne spécialiste de la Russie, Hélène Carrère d'Encausse, Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de Sotchi. Sa mission sera d'observer, avant et pendant les Jeux, dans quelle mesure la Russie répond aux exigences du Comité international olympique.

Je souhaite que la Russie relève haut la main le défi d'organiser un événement qui soit une réussite. Naturellement, il n'est pas de mon ressort de me prononcer sur la capacité du pays à offrir des services en français ou en anglais.

La préoccupation majeure du Canada sera de s'assurer que nos athlètes ont accès dans les deux langues officielles aux services dont ils ont besoin de la part de leurs associations sportives et du Comité olympique canadien. Je m'attends à ce qu'il en soit ainsi.

Lorsque nos athlètes évoluent à des milliers de kilomètres de leur foyer et qu'ils s'emploient à relever le défi de performer dans un environnement hautement compétitif et riche en suspense – voire peut-être même dans les circonstances les plus éprouvantes de leur vie –, nous devons nous assurer qu'ils ont les renseignements et le soutien dont ils ont besoin et qu'ils peuvent compter sur les ultimes conseils de leurs entraîneurs.

Si certaines de nos associations sportives ont éprouvé des problèmes sur le plan des langues officielles dans le passé – problèmes qui ont été documentés dans une étude réalisée par madame Dyane Adam qui m'a précédé dans les fonctions de commissaire –, rien n'indique que des problèmes particuliers se poseront à cet égard pour l'un ou l'autre de nos athlètes qui participeront aux Jeux de Sotchi.

Je suis d'avis que les Jeux olympiques et paralympiques offrent une occasion sans pareille à tous les Canadiens, quelle que soit leur langue, de célébrer non seulement les exploits de nos athlètes, mais également la dualité linguistique qui enrichit notre pays à de nombreux égards. J'ai hâte d'assister à la performance de nos prodigieux athlètes, qui seront une source de fierté pour le Canada à Sotchi.

En terminant, Monsieur le Président, je vous remercie ainsi que vos collègues de m'avoir offert la possibilité de comparaître devant le Comité ce matin.

Je me ferai maintenant un plaisir de répondre à vos questions.

Date de modification :
2018-09-13