Archivé - Notes pour une allocution dans le cadre du colloque « Les médias et la francophonie canadienne : quel passé, quel présent, quel avenir? »

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Ottawa (Ontario), le 28 mars 2013
Graham Fraser - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi


Début de dialogue

Mesdames et messieurs, bonjour.

Il me fait grand plaisir de participer à ce colloque qui coïncide avec le centenaire du Droit.

J'aimerais commencer en disant « félicitations! » et « bon anniversaire! »

Les journaux, et les médias en général sont des outils de mobilisation populaire – ils favorisent le resserrement des liens entre les membres de la communauté. Ils permettent également de laisser une trace des événements qui ont marqué notre histoire.

À cet effet, j'aimerais souligner l'excellent travail de Denis Gratton, Hugues Théorêt et Philippe Orfali qui, pour souligner le centenaire du Droit, ont offert aux lecteurs un survol de l'histoire des francophones de la région.

Dans le contexte des médias sociaux, nous oublions souvent que chaque moyen de communication est créé en fonction d'une communauté – une communauté géographique ou une communauté d'intérêts. En effet, la relation entre un moyen de communication et sa communauté est une relation dynamique : l'un renforce l'autre.Ceci est encore plus évident dans le cas des communautés linguistiques minoritaires. Car, comme l'a dit Monica Heller, « Les minorités linguistiques sont créées par des nationalismes qui les excluent. »

En revanche, la logique du nationalisme linguistique s'offre aux minorités comme moyen de résister au pouvoir de la majorité. »Note de bas de page 1[traduction] Le Droit est né en fonction de cette résistance au pouvoir de la majorité. Du Règlement 17 en 1912 jusqu'à l'adoption de la Loi sur les langues officielles au fédéral en 1969 et de la Charte des droits et libertés en 1982, le français a été une langue de seconde classe en Ontario. Une langue privée, parfois communautaire, mais pas une langue publique.

Depuis 100 ans, le journal Le Droit joue un rôle de premier plan lorsqu'il s'agit de défendre les droits sociaux et politiques des francophones sur la place publique.

En 1927, après une lutte acharnée des Franco-ontariens qui a duré 15 ans, le gouvernement ontarien élimine le Règlement 17 et reconnait le droit à l'instruction en français dans les écoles primaires de l'Ontario. En tenant les citoyens au courant et en facilitant leurs rassemblements, le journal Le Droit a contribué à cet événement marquant de l'histoire qui fait la fierté de l'Ontario français.

Lorsque le Canada déclare la guerre à l'Allemagne en 1939, on publie dans Le Droit que si Ottawa s'avisait à imposer la conscription, les ministres francophones du cabinet Mackenzie King démissionneraientNote de bas de page 2. Le Droit rapporte les paroles du député libéral Maxime Raymond, qui s'oppose à la participation canadienne. Il déclare que « la neutralité est la seule attitude vraiment canadienneNote de bas de page 3 ». Raymond sera l'un des principaux acteurs de la crise de la conscription de 1942 et l'un des fondateurs du Bloc populaire canadien.

Deux mois après l'adoption de la Loi sur les langues officielles, en septembre 1969, Le Droit revient sur les événements qui ont mené vers l'adoption de cette loiNote de bas de page 4. On y souligne que le gouvernement nommera un « commissaire aux langues », qui n'aura toutefois aucun pouvoir exécutif. Il sera en quelque sorte un « ombudsman des langues ». Puis, le journaliste Gérard Alarie écrit dans les pages du droit que : « L'égalité de statut et de fait des deux principaux groupes linguistiques du Canada est susceptible de rendre désuète, estime le gouvernement Trudeau, toute velléité au Québec de détachement politique de la province de la Confédération canadienneNote de bas de page 5. » La Crise d'octobre a éclaté 13 mois plus tard au Québec.

En 1997, le Droit a joué un rôle déterminant dans la mobilisation des Franco-ontariens afin de sauver l'hôpital Montfort. Hugues Théoret dans le cadre d'un article à l'occasion du centenaire du Droit, a écrit que « Jamais depuis le Règlement 17 le journal Le Droit ne s'était autant investi dans une lutte à la fois sociale et politiqueNote de bas de page 6 » En défendant leur droit à des soins de santé dans leur langue, les Franco-Ontariens ont gagné le respect de nombre de leurs concitoyens.

Je sais que Pierre Bergeron n'aime pas le vocabulaire de minoritaire – mais c'est quand même utile. La défense des droits linguistiques est l'affaire de chacun et, à l'occasion, elle doit se faire dans la rue comme devant les tribunaux.

Donc, en fonction de cette résistance au pouvoir de la majorité, on peut dire que le Québec s'est défini en tant que société minoritaire pendant au moins 130 ans, soit de 1837 – l'année de la rébellion – à 1967 – l'année ou les états généraux ont rencontré le nationalisme canadien-français sans le Québec. Puisque les journaux – et les médias en général – sont le reflet des sociétés qu'ils observent, c'est donc dire que pendant cette période, les journaux québécois francophones étaient des journaux minoritaires. Depuis ce temps, l'identité de la société québécoise est caractérisée par la tension qui existe entre le réflexe minoritaire et le réflexe majoritaire.

Les médias et les leaders qui y ont travaillé ont joué un rôle crucial dans la définition et la défense de la communauté, et dans l'évolution de sa propre perception.

Ceci n'a rien d'étrange. Pour exister, une communauté a besoin d'un lieu d'échange, d'informations communes, de façons de communiquer et d'outils de mobilisation. C'est un élément essentiel de ce que les chercheurs universitaires appellent « complétude » ou, en anglais, « functional completeness ». Cela signifie, selon Tom Moring, « que les locuteurs d'une langue, s'ils choisissent de le faire, peuvent vivre dans cette langue sans avoir à recourir à d'autres langues, du moins en ce qui a trait à leur vie quotidienne dans leur communautéNote de bas de page 7. » [traduction] C'est ici que les médias jouent un rôle essentiel.

Ce n'est pas par hasard que les journaux de la francophonie canadienne sont intimement liés aux crises vécues par la communauté francophone, que l'on parle de la Rébellion de 1837, du Règlement 17, de la crise des écoles manitobaines ou de la conscription de 1914.

Ce n'est pas non plus une coïncidence que de nombreux leaders francophones du Canada sont issus du milieu journalistique.

Je pense à Étienne Parent, Henri Bourassa, André Laurendeau, René Lévesque, Pierre Laporte, Gérard Pelletier, Jeanne Sauvé, Claude Ryan et j'en passe. Le journalisme étudiant a aussi formé d'autres leaders, notamment Lucien Bouchard et Serge Ménard.

Avant 1967, il faut inclure les leaders du Québec lorsqu'on fait référence à la francophonie canadienne, car le Canada français n'avait pas de frontière provinciale. Comme le disait Lionel Groulx en 1935, « Le fait dominant de la vie française d'Amérique, au cours du siècle dernier, c'est, sans doute, sa dispersion. Le Canada français ne saurait plus se définir comme une expression géographique limitée aux frontières québécoisesNote de bas de page 8. » Ces leaders étaient souvent des journalistes qui se servaient de leurs journaux pour défendre et mobiliser leur communauté.

Commençons avec Étienne Parent. Selon feu Jean-Charles Falardeau, « la pensée d'Étienne Parent domine la première moitié du XIXe siècle canadien français. Cet homme incarne à un degré inégalé les ambitions d'un type social nouveau, celui de l'élite intellectuelle et politique qui, au tournant du XIXe siècle, se substitue à la gentilhommerie des seigneurs terriens et prend délibérément en mains, parallèlement aux chefs ecclésiastiques, le destin du peuple canadien-françaisNote de bas de page 9. »

L'historien Éric Bédard le considère comme l'ainé et l'intellectuel des réformistes du XIXe siècle (« Nous sommes des réformistes, nous cessons d'être des révolutionnaires, » écrivait-il en novembre 1837Note de bas de page 10)et le plus nuancé dans son évaluation de l'importance des doctrinesNote de bas de page 11.

Moins radical que Papineau, mais aussi désenchanté par le Rapport Durham (qu'il a traduit et publié dans son journal Le Canadien), Étienne Parent fait appel à la prudence. Le 13 mai 1839, il a écrit « Nous invitons nos compatriotes à faire de nécessité vertu, à ne point lutter follement contre le cours inflexible des évènementsNote de bas de page 12. » Sa position a inspiré Louis-Hippolyte Lafontaine, et Parent a publié la fameuse « Adresse aux Électeurs de Terrebonne » dans son journal Le Canadien, le 31 août 1840.

En traduisant et en publiant le Rapport Durham, en prenant position en faveur de la modération au moyen d'éditoriaux et en publiant l'Adresse de La Fontaine – que John Ralston Saul a considéré comme l'un des documents fondateurs de la démocratie canadienne – Parent s'est fait le porte-parole d'une communauté qui se percevait comme une communauté lésée et il a joué un rôle clé dans sa mobilisation.

Éric Bédard fait référence à la thèse de Ralph Heintzman, selon laquelle « Les Canadiens français entretenaient à l'égard du politique une sorte de relation “amour-haine” qui découlait directement de leur infériorité économique ». Contrairement à Heintzman, Bédard attribue plutôt « cet antipolitisme à une peur bleue de la division, probablement typique des nations minoritaires qui craignent pour leur survieNote de bas de page 13. »

Cela explique peut-être pourquoi tant de leaders politiques ont entrepris leurs carrières comme journalistes : ils ont su rejoindre et faire appel à toute une communauté.

Henri Bourassa a lancé Le Devoir en janvier 1910, pendant la crise politique qui a entouré la création d'une marine de guerreNote de bas de page 14. Il a aussi appuyé fortement la cause de l'Association canadienne-française d'éducation qui, sous le leadership du sénateur Napoléon Belcourt, a entrepris la bataille contre le Règlement 17, et la défense du bilinguisme, auquel le clergé irlandais anglophone s'opposaitNote de bas de page 15.

Avec Le Devoir, Bourassa a réussi à mobiliser les électeurs québécois contre le gouvernement Laurier, et a contribué à sa défaite en 1911. Son journal était l'un des seuls, avec L'Action sociale, qui était autorisé dans les collèges, ce qui assurait son influence sur la génération montante. Il a défendu la langue française au Congrès eucharistique de 1910, quand l'évêque Bourne a proposé que l'anglais soit le véhicule de la foi. Après sa réplique spontanée, la réaction fut immédiate. Comme disait Mason Wade, « Le Québec avait trouvé un nouveau leader, vers qui les Franco-ontariens pouvaient maintenant se tourner pour les aider dans leurs combats en vue d'obtenir un évêque francophone à Ottawa et pour promouvoir le bilinguisme dans leurs écolesNote de bas de page 16. » [traduction]

Trois ans plus tard, en 1913, Le Droit a été fondé par les Oblats et, sous la direction de Charles Charlebois, il est devenu le véhicule de l'opposition au Règlement 17. La devise du Droit ne laisse aucun doute quant à ce qui a motivé sa mise sur pied : « L'avenir est à ceux qui luttent ». Charlebois sera parmi les premiers à défendre le français en Ontario et à dénoncer ceux qui oseront s'acharner contre la langue française. « Souvent décrit comme la cheville ouvrière de la résistance au Règlement 17, le père Charlebois demeura à la tête du journal pendant toute la durée de la crise scolaire et mena la lutte avec une ténacité peu communeNote de bas de page 17. »

Plus tard, André Laurendeau incarne à merveille la tension qui existait entre l'identité canadienne-française et l'identité québécoise. Journaliste, militant du Bloc populaire, rédacteur en chef et commissaire, il a été décrit ainsi sur la page couverture de son livre sur la crise de la conscription : « Sa ténacité, sa souplesse et sa lucidité en font l'un des guides les plus sûrs du Canada français. »

André Laurendeau n'a participé qu'à la première partie des travaux (il est décédé le 1er juin 1968), mais son influence a été déterminante. Laurendeau possédait une vive intelligence et était très bon communicateur, comme en font foi ses « pages bleues » incluses dans le premier rapport de la Commission, où il faisait état de la situation alarmante des relations entre anglophones et francophones au Canada.

D'une part, Laurendeau était profondément attaché à certains aspects de la fédération canadienne et, d'autre part, il continuait d'appuyer un nationalisme basé sur la nécessité de prendre des mesures pour préserver l'héritage francophone du Canada. Il s'est défini comme « un nationaliste canadien-français,Note de bas de page 18 » mais, dans les fameuses pages bleues du premier Rapport de la Commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme, il soulignait l'importance d'une « société distincte francophone au Québec ». Il précisait également que le Québec avait « un rôle de premier plan dans la promotion de la langue française et de la culture francophone au Canada, quelle que soit la solution politique adoptéeNote de bas de page 19. » [Traduction]

André Laurendeau était nationaliste, et il n'est jamais devenu souverainiste, malgré la tentation qu'il pouvait parfois ressentir. En effet, s'il s'opposait au séparatisme, c'était qu'à son avis, le séparatisme n'offrait pas de solutions aux principales difficultés des francophones au Canada qui, disait-il, « naissent de l'environnement nord-américain ». Mais le débat restait vif dans son esprit. Le 22 février 1964, il écrivait dans son journal : « Devant certains anglophones, j'éprouve intérieurement des poussées de séparatisme : “Ils sont trop bêtes, ils ne céderont que devant la force”. Revenu ici, les séparatistes me rendent au Canada : ils sont trop naïfs, trop loin des réalités politiques – ou bien curieusement mobiles et superficielsNote de bas de page 20 ».Toutefois, quand le premier rapport de la Commission a été publié, il a exprimé sa déception, précisant que « le rapport n'apport[ait] rien au QuébecNote de bas de page 21. »

Le changement s'est produit dans le cadre des états généraux de 1967, qui ont marqué la rupture entre le Québec et la francophonie dans le reste du Canada. Le nationalisme canadien-français s'est défini comme un nationalisme québécois; le mouvement indépendantiste s'est donné un parti de coalition, le Parti Québécois.Les Québécois ont commencé leur cheminement vers une définition d'eux-mêmes comme peuple majoritaire dans une société francophone plutôt que peuple minoritaire dans un pays bilingue. Comme le disait Marcel Martel, « Ils n'étaient plus une communauté minoritaire au Canada – ils étaient maintenant une majorité francophone dans le nouveau territoire national du Québec. Cette transformation a mené à l'émergence d'une identité québécoise. Mais elle a également donné lieu à l'abandon des francophones hors QuébecNote de bas de page 22. » [traduction]

Et maintenant? Les médias minoritaires de la francophonie canadienne ne sont pas exemptés de la crise des médias en Amérique du Nord même si Le Droit a un tirage plus substantiel en semaine (35 829) que Le Devoir (29 212). C'est difficile de nommer un éditeur ou un journaliste qui joue un rôle important de chef de file de la francophonie canadienne avec l'exception, peut-être, de Jean-Marie Nadeau en Acadie.

Mais je dis cela sous toute réserve, car les médias de la minorité n'ont pas autant fait l'objet d'études que les écoles. Malgré l'étude qui a été présentée ici, il y a moins d'études portant sur les consommateurs de médias qui vivent en situation minoritaire que sur les étudiants dans les écoles françaises des communautés francophones minoritaires. Une collection récente de textes sur l'identité linguistique en Ontario françaisNote de bas de page 23 ne fait aucune mention des médias dans la construction identitaire.

Paradoxalement, certains médias francophones jouent un rôle d'accueil en engageant des immigrants francophones comme journalistes. Le bon côté de la chose : une nouvelle énergie, un nouveau regard sur la communauté. Un bémol : il y a une absence de connaissance de l'histoire. Une journaliste française qui travaille pour un journal en situation minoritaire m'a demandé, en entrevue, « C'est qui, René Lévesque? »

À mon avis, cette conférence représente un bon départ pour un examen des médias en situation minoritaire. On a posé des questions intéressantes, et nous avons obtenu quelques réponses préliminaires. Qui sont les lecteurs des journaux francophones à l'extérieur du Québec? Quel rôle jouent ces médias dans le maintien et la croissance de ces communautés? Est-ce que les artistes francophones ont été présentés, appuyés, par les médias minoritaires? Est-ce que les médias traditionnels réussissent le virage technologique?

Et quelle est la perception de l'importance des médias francophones du citoyen qui vit en situation minoritaire? Est-ce qu'il lit le journal? Est-ce qu'il écoute la radio? Quand CBEF Windsor a été aboli et que ses émissions ont été transférées à Toronto, le Commissariat aux langues officielles a reçu plus de 800 plaintes. Nous sommes toujours devant les tribunaux afin que Radio Canada respecte ses obligations envers la communauté. Nous avons entendu des témoignages émouvants sur l'importance de la radio locale pour la communauté francophone dans le sud de l'Ontario, mais des études sociologiques approfondies à ce sujet? On n'en a pas trouvé. J'ai hâte de voir les produits des présentations qui en ont parlé.

Pour conclure, j'espère que cette conférence donnera envie à nos chercheurs d'en savoir plus sur le rapport entre la francophonie canadienne et ses médias.

Merci beaucoup.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Monica Heller, Linguistic Minorities and Modernity: A Sociolinguistic Ethnology, Longman, London and New York, 1999, p. 7.

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Note de bas de page 2

Hugues Théorêt, « 40 – Le Canada entre dans la Seconde Guerre ».

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Note de bas de page 3

Idem

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Note de bas de page 4

Denis Gratton, « 88 – Le Canada officiellement bilingue ».

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Note de bas de page 5

Idem

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Note de bas de page 6

Hugues Théorêt, « 5 – 10 000 Franco-Ontariens pour sauver Montfort ».

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Note de bas de page 7

Tom Morig, “Functional Completeness in Minority Language Media,” in Minority Language Media: Concepts, Critiques and Case Studies, Mike Cormack and Niamh Hourigan (eds.), Buffalo and Toronto, Multilingual Matters Ltd., Clevedon, 2007, p. 18.

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Note de bas de page 8

Cité par Michel Bock, Quand la nation débordait les frontières : Les minorités françaises dans la pensée de Lionel Groulx, Éditions Hurtubise HMH Collection Histoire, 2004, p. 11.

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Note de bas de page 9

Jean-Charles Falardeau, « Étienne Parent », Dictionary of Canadian Biography Online, retrouvé le 3 janvier 2013.

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Note de bas de page 10

Cité par Éric Bédard, Les Réformistes, Une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle, Montréal, Les éditions du Boréal, 2012, p. 29.

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Note de bas de page 11

Op. cit., p. 87.

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Note de bas de page 12

Op. cit., p. 4.

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Note de bas de page 13

Op. cit., p. 127.

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Note de bas de page 14

Réal Bélanger, « Henri Bourassa », Dictionnaire biographique du Canada en ligne, retrouvé le 4 janvier 2013. Voir aussi Mason Wade, The French Canadians, 1760-1945, Toronto, Macmillan of Canada, 1956.

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Note de bas de page 15

Wade, op. cit.

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Note de bas de page 16

Wade, op. cit., p. 582.

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Note de bas de page 17

Bock, op. cit., p. 230.

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Note de bas de page 18

André Laurendeau, La crise de la conscription, 1942, Montréal, Les Éditions du Jour, 1962, p. 10.

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Note de bas de page 19

para. 90.

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Note de bas de page 20

André Laurendeau, Journal tenu pendant la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Outremont, VLB éditeur/Le Septentrion, 1990, p. 75.

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Note de bas de page 21

Cité dans Graham Fraser, Sorry I Don't Speak French, Toronto, McClelland & Stewart, 2006, p. 71.

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Note de bas de page 22

Marcel Martel, « Hors du Québec, point de salut! Francophone Minorities and Quebec Nationalism, 1945–1969,» in Nation, Ideas, Identities: Essays in Honour of Ramsay Cook, Michael D. Behiels and Marcel Martel (eds.), Toronto, Oxford University Press, 2000, p. 137–138.

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Note de bas de page 23

Prendre sa place. Parcours et trajectoires identitaires en Ontario français, Sylvie A. Lamoureux and Megan Cotnam (eds.), Ottawa, Les Éditions David, 2012.

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Date de modification :
2018-09-13