Archivé - Notes pour une allocution à l’Église unitarienne de North Hatley

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Notes pour une allocution à l’Église unitarienne de North Hatley

North Hatley, le 15 juillet 2012
Graham Fraser - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi


Début de dialogue

Bonjour, Good day,

C’est pour moi un grand honneur de pouvoir m’adresser à l’Église unitarienne, et ce, pour plusieurs raisons. Mes liens personnels avec North Hatley et l’Église unitarienne sont forts. Il y a presque 45 ans – le 1er juillet 1967 pour être plus précis –, mon père a prononcé un sermon à l’Église unitarienne de Montréal. Dans son hymne au Canada, il a souligné ce qu’il appelait « l’expérience régénératrice de la solitude » qui était si accessible aux Canadiens : la nature sauvage du Bouclier canadien.

Moins d’un an plus tard, il est mort lors d’une excursion en canot dans la nature sauvage qu’il aimait tant. Depuis, j’ai suivi les traces de mon père : je suis devenu journaliste, j’ai acheté la maison qu’il partageait ici autrefois à North Hatley et je m’intéresse aux politiques et aux progrès des francophones du Canada. Mon père croyait fermement à la vitalité culturelle du Québec, à l’importance de la dualité linguistique et à la nécessité pour les universités canadiennes d’offrir aux étudiants la possibilité d’apprendre les deux langues officielles.

Je suis également heureux du titre que Rachel Garber m’a donné : « Deux solitudes qui se protègent et se rejoignent ». Il s’agit d’une citation tirée d’un poème de Rainer Maria Rilke, dont Hugh MacLennan s’est inspiré pour le titre de son célèbre roman. La citation intégrale est :

L’amour consiste en ceci :
Deux solitudes qui se protègent,
se rejoignent, et s’ouvrent l’une à l’autre.

Cet extrait est devenu une expression fétiche pour rappeler la distance et l’incompréhension entre les francophones et les anglophones. En effet, selon Wikipédia, l’expression « deux solitudes » fait allusion au manque de communication perçu entre les francophones et les anglophones du Canada et à leur manque de volonté à cet égard. MacLennan a toujours été un peu déçu du fait que le titre de son roman soit devenu un symbole de la distance entre les francophones et les anglophones du Canada, car le poème de Rilke faisait au contraire allusion à une relation intime. Même si MacLennan – qui a passé de nombreux étés ici –, ne parlait pas français, il a fortement défendu l’éducation en langue seconde.

Ici, à North Hatley, MacLennan faisait partie d’un groupe d’amis composé aussi de mon père, de F. R. Scott et de Mason Wade, historien américain spécialiste du Canada français. En août 1943, Wade a informé ses amis de North Hatley qu’Henri Bourassa prononcerait un discours à Magog au nom d’un candidat du Bloc populaire à l’élection partielle de Stanstead. Bourassa approchait de ses 75 ans, et ce serait l’une des dernières occasions de l’entendre. Un groupe s’est donc mis en route pour aller l’écouter.

« Bourassa a été présenté par un homme, la mèche sur le front, aux yeux étincelants et à la voix haut perchée remplie de passion et de haine », m’a dit MacLennan presque 40 ans plus tard et de continuer : « J’ai dit à Wade : “Bon sang, c’est qui ce type?” “C’est André Laurendeau.” “Je l’ai mis dans un livre que j’ai posté à New York il y a une semaineFootnote 1!” »

Pour MacLennan, ça avait été un choc : il avait devant lui son personnage Marius Tallard en chair et en os. Les deux hommes ne se sont pas rencontrés à cette occasion, mais, cinq ans plus tard, Laurendeau a envoyé à MacLennan un exemplaire du livre pour enfants qu’il venait d’écrire, avec la dédicace : « D’une solitude à l’autre ». C’est vingt ans après le discours prononcé à Magog que Laurendeau est devenu coprésident de la Commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme, dont Scott a été membre.

MacLennan n’a pas écrit sur le Québec seulement dans ses œuvres de fiction. Dans un certain nombre d’essais publiés dans les années 1950 et 1960, il a témoigné de l’évolution de la société québécoise, proposant au reste du pays des manières d’y réagir.

En 1960, alors que seulement trois pour cent des Canadiens anglais de l’extérieur du Québec parlaient français, MacLennan s’est fait le chantre passionné du bilinguisme. « L’enjeu est si important pour notre existence nationale qu’il y aurait lieu d’envisager les plans les plus radicaux pour améliorer la situation », en insistant sur le double avantage d’apprendre le français.

«  Notre pays est double ou il n’est rien. L’essence de la nationalité canadienne tient précisément à cela : c’est la fusion politique des deux éléments qui, dans l’histoire de l’Amérique du Nord, ont refusé d’appartenir aux États-UnisFootnote 2. »

En 1966, MacLennan proposa la création d’écoles francophones dans les communautés en situation minoritaire des provinces anglophones, mais aussi d’une fonction publique bilingue où les Canadiens francophones pourraient utiliser leur langue et être compris. « C’est une nécessité non seulement au nom de la justice selon l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, mais aussi pour instaurer un partenariat efficace, écrivait‑il. On perd une grande partie de ses aptitudes lorsqu’on doit travailler et être jugé dans une langue étrangèreFootnote 3. »

Ici, à North Hatley, nous avons eu le privilège d’accueillir un groupe d’intellectuels anglophones, tous intéressés par le fait français, pendant des années. En plus des anglophones que j’ai déjà mentionnés, des intellectuels francophones comme Gérald Godin, Pauline Julien et Marcel Rioux sont aussi venus à North Hatley. Mais on ne peut pas dire que ces deux groupes formaient une seule communauté. Il y avait un fossé entre eux que les bonnes intentions ne pouvaient franchir.

La communauté anglophone du Québec a énormément changé au cours des 70 dernières années, depuis l’intervention de Laurendeau à Magog, en 1943. Aujourd’hui, 60 p. 100 des Québécois anglophones sont bilingues et, dans le cas des 18 à 34 ans, le pourcentage s’élève à 80 p. 100. Le nombre d’anglophones a également diminué. En 1970, environ 250 000 élèves fréquentaient les écoles anglophones du Québec, et ils sont maintenant une centaine de milliers. Seulement 8 p. 100 des Québécois ont l’anglais comme langue maternelle, 13 p. 100 parlent une langue autre que l’anglais ou le français, et environ 80 p. 100 sont francophones. L’écart des revenus entre les anglophones et les francophones révélé par la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme n’existe plus. En fait, à l’extérieur de Montréal, les taux de décrochage, de pauvreté et de chômage sont plus élevés chez les anglophones que les francophones.

Ici, dans les Cantons de l’Est, l’anglais était autrefois la langue de la majorité. Il est maintenant parlé dans quelques localités éparpillées sur un territoire de la taille de la Belgique. Toutefois, nous formons actuellement une ceinture de communautés anglophones qui s’étend de Sherbrooke à Stanstead, où près de 25 p. 100 de la population parle anglais.

Le problème, c’est que la métamorphose de la communauté anglophone n’est généralement pas reconnue par la majorité des francophones du Québec. Les vieux stéréotypes persistent.

D’une certaine façon, le Québec revit une certaine insécurité linguistique attribuable en partie à la confusion entre le rôle de plus en plus dominant de l’anglais sur la scène internationale et la langue parlée par une communauté anglophone de plus en plus minoritaire. Les leaders des communautés anglophones du Québec affirment souvent que la langue anglaise n’y est pas menacée, mais leurs communautés le sont.

Voici un parfait exemple : la semaine dernière, Patrimoine canadien a annoncé l’octroi de subventions pour les communautés en situation minoritaire. Parmi les groupes ayant reçu du financement, mentionnons l’English Language Arts Network, la Youth Employment Services Foundation, l’Association des journaux régionaux du Québec, le Quebec Community Groups Network, le Quebec Drama Federation, le Quebec Farmers’ Association et le Réseau de développement et de prévention afro-canadien. Comme vous pouvez le constater, la plupart de ces organismes québécois viennent en aide aux communautés anglophones en situation minoritaire, mais ils sont situés à Montréal.

Le 10 juillet dernier, la manchette du Journal de Montréal annonçait « L’anglais serait favorisé par Ottawa ». Le journaliste y citait Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français, dont je répète ici les mots : « Je trouve ça très choquant, surtout que ce groupe a comme mission d’angliciser le plus possible les services publics »Footnote 4.

Par malentendu ou distorsion intentionnelle, on présente des subventions aux groupes qui travaillent pour le bien‑être de leur communauté comme une menace au français. Comment expliquer cette maladresse?

Au Québec, mais particulièrement à Montréal, la perception populaire est que le français est en recul. Plusieurs raisons peuvent justifier cette perception. Une partie de la population francophone a déménagé dans les banlieues. Certaines facultés universitaires reconnaissent l’importance de l’anglais comme langue des affaires. On a confié des postes clés à des personnes unilingues à Ottawa et dans certaines institutions financières québécoises à Montréal. Certains propriétaires de dépanneurs, immigrants récents, ont de la difficulté à offrir un service en français. Et, finalement, l’Office de la langue française a récemment déclaré que de plus en plus d’employés de commerces montréalais accueillent leurs clients avec la formule « Bonjour, hi ».

Je crois que cette nouvelle insécurité linguistique est en partie attribuable à un autre facteur sous‑jacent. Il y a cinq ans, en 2007, le Parti Québécois a terminé au troisième rang aux élections provinciales – une première en 34 ans. Pendant trente ans, le PQ avait dominé le paysage, et une grande partie de la classe politique croyait que le Québec s’approchait d’un référendum et de l’indépendance. Il y a eu de nombreux grands débats sur le pays que serait un Québec indépendant : un pays généreux et ouvert sur le monde. La dégringolade du PQ symbolisait la fin du rêve de la souveraineté, et les Québécois ont commencé à se demander : « Si nous restons ici, qui sommes‑nous? Qu’y a-t-il ici? »

Autrement dit, au lieu de jouer le rôle d’une majorité généreuse, ils ont recommencé à se tenir sur la défensive et à se considérer comme une minorité, car seule une minorité sur la défensive peut voir une subvention pour le Quebec Farmers Association et l’English Language Arts Network comme une menace.

Cependant, je demeure très optimiste en ce qui concerne la relation entre les francophones et les anglophones au Canada.

Dans son livre tout récent, Québécois 101, le sondeur et consultant en marketing Pierre Côté conclut son chapitre sur les attitudes de Québécois envers le Canada comme ceci :

« Le Canada, pour les Québécois, ce n’est donc ni l’enfer ni le paradis. Les Canadiens sont perçus comme des connaissances lointaines, et non comme des amis. On les côtoie à l’occasion, mais sans manifestation trop intime. Un Québécois sur quatre a quand même l’intention ferme, dans la prochaine année, [de] séjourner [au Canada] pour des vacancesFootnote 5. »

Eh bien, il n’y a pas de quoi nourrir une crise nationale; c’est comme si vous alliez rendre visite à des connaissances lointaines durant vos vacances.

En fait, je ferais valoir que les Québécois s’intéressent plus que jamais au Canada anglais et à la communauté anglophone du Québec, mais il y a une condition, et elle est de taille : il faut que ce soit intéressant et qu’on s’y intéresse!

Lorsque j’ai déménagé au Québec en 1976, l’idée qu’il ne pouvait rien se passer d’intéressant au Canada anglais et qu’il ne valait pas la peine d’y aller était très répandue. De plus, les anglophones du Québec étaient ramenés à un ramassis de clichés véhiculés par les caricatures de Girerd dans la Presse : des millionnaires guindés de Westmount sirotant du thé.

Maintenant, s’il se passe un événement intéressant, on en parle. Deux journalistes de la Presse se sont rendus en Alberta pour couvrir les dernières élections provinciales. Dans le cadre du débat sur une rémunération au mérite pour les enseignants, le Devoir a mentionné qu’une telle mesure prise par des commissions scolaires anglophones du Québec est couronnée de succès. La fin de semaine dernière, le Devoir a présenté une critique du dernier roman policier de Louise Penny et a consacré une page complète au cyclotourisme à Toronto. Cela a été fait non pas par devoir ou par patriotisme, mais par curiosité et intérêt, et c’est une bonne chose.

Cela m’amène à la question à laquelle on me demande de répondre : comment peut‑on créer un sentiment communautaire?

Rachel Garber a mentionné que nous cherchons des façons d’encourager la compréhension, la collaboration et la compassion entre les francophones et les anglophones dans le contexte de notre petite communauté, dont bon nombre de membres sont bilingues à divers degrés, mais pas tous.

Je vais vous donner des exemples de mesures prises par d’autres communautés à cet égard.

Sheila Eskenazi est agente immobilière dans les Laurentides et présidente du Laurentian Club of Canada. Elle a constaté que l’hôpital local n’avait aucun message téléphonique en anglais, alors elle a offert de s’en charger et de les enregistrer. Maintenant, si vous téléphonez à l’hôpital, vous pourrez choisir le service téléphonique automatisé en anglais, et c’est la voix de Sheila qui vous guidera.

 Il y a quelques années, je me trouvais à Gaspé pour les célébrations du 475e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier. Grâce au directeur régional de Pêches et Océans Canada, la communauté anglophone a participé et souligné le rôle de William Wakeham dans l’histoire de Gaspé; ce médecin est devenu capitaine de navire et a proclamé la souveraineté canadienne sur l’île de Baffin. Ainsi, une série de guides audio en anglais ont été élaborés et enregistrés par des élèves de l’école secondaire locale, au grand bonheur des organisateurs (francophones unilingues) des célébrations de l’arrivée de Jacques Cartier.

Il y a quelques semaines, j’étais à Métis‑sur‑Mer, qui compte une très petite école anglophone et une très petite école francophone. Quelques années auparavant, les communautés de Métis‑sur‑Mer et de Les Boules – une principalement anglophone, et l’autre, essentiellement francophone –, ont fusionné. La députée à l’Assemblée nationale, Danielle Doyer, m’a affirmé que les deux communautés se méfiaient beaucoup de leur nouveau partenaire, jusqu’à ce qu’un évènement soit organisé conjointement par les deux écoles. C’est à ce moment‑là que les adultes se sont rendu compte que, si leurs enfants pouvaient s’entendre aussi bien, ils pouvaient le faire aussi.

J’étais à Métis‑sur‑Mer pour l’ouverture du centre Héritage Bas‑St‑Laurent, qui compte la seule bibliothèque du Bas‑Saint‑Laurent. Même si le centre a été créé par la communauté anglophone, son objectif est d’offrir 25 p. 100 de livres pour enfants en anglais, 25 p. 100 de livres pour enfants en français, 25 p. 100 de livres pour adultes en anglais et 25 p. 100 de livres pour adultes en français.

Plus près de chez nous

Dans quelques semaines, le 2 août marquera le début du compte à rebours des Jeux du Canada 2013, qui auront lieu à Sherbrooke. William Hogg a pour responsabilité de s’assurer que les Jeux se dérouleront dans les deux langues officielles, et je sais que les organisateurs rechercheront des bénévoles bilingues.

Chaque été, je suis impressionné par les activités que mène l’Association pour la protection du Lac Massawippi afin d’informer les vacanciers, les agriculteurs et les villageois des menaces à la qualité de l’eau du lac et de leur distribuer des plantes en vue de réduire au minimum l’érosion des berges.

L’été dernier, ma femme a fait une chute et s’est blessée, et elle a été transportée au CHUS, à Sherbrooke. Elle a bénéficié de soins excellents et a reçu la visite de Ruth Elkas, une infirmière à la retraite qui se rend régulièrement à l’hôpital pour s’assurer que les patients non francophones se voient offrir les services dont ils ont besoin et comprennent bien la situation.

Enfin, la semaine dernière, l’Université Bishop et l’Université de Sherbrooke ont annoncé la création de programmes d’études supérieures conjoints afin que les étudiants puissent poursuivre leurs études à Sherbrooke.

Qu’est‑ce que ces initiatives ont en commun? Tout d’abord, elles sont pragmatiques. Elles sont utiles. Elles sont au service de l’ensemble de la communauté. Leur objectif premier n’était pas d’améliorer les relations entre les communautés majoritaire et minoritaire. Leur but était de résoudre un problème, et de meilleures relations communautaires en ont découlé.

Je crois que la solution se trouve justement là. Les relations communautaires ne s’amélioreront pas nécessairement par une quête manifeste de ce que Rachel Garber appelle la compréhension, la collaboration et la compassion entre les francophones et les anglophones. Le secret est de travailler ensemble à la réalisation d’un objectif commun dans l’intérêt du public.

Dans une société aux prises avec des taux élevés de chômage et de décrochage scolaire, des problèmes environnementaux et des questions liées à l’établissement des immigrants et des réfugiés, il est difficile de déterminer quel problème doit être réglé en premier et comment.

Voici comment mon père avait conclu son discours à l’Église unitarienne de Montréal : « En ce jour du centenaire, nous entretenons tous beaucoup d’espoir pour le Canada, qu’il puisse se développer et prospérer dans tous les domaines. Et j’ajouterais un autre espoir : que le Canada ne se développe pas et ne prospère pas démesurément, au point de détruire ce patrimoine de solitude qui fait de nous ce que nous sommes et que nos enfants sauront peut-être apprécier mieux que nous. »

Je vous laisse sur une note d’espoir : 45 ans plus tard, nous avons appris à apprécier davantage la dualité linguistique qui caractérise et distingue notre pays et à y accorder de l’importance, et nous pouvons tous nous en inspirer.

Merci beaucoup.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Allan Blakeney et Sandford Borins, Political Management in Canada, Presses de l'Université de Toronto, deuxième édition, Toronto, 1998, p. 187.

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Note de bas de page 1

Cité dans « The Last Saga of Hugh MacLennan », The Globe and Mail, 18 mai 1985, p. B1.

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Note de bas de page 2

“« French is a must for Canadians », dans The Other Side of Hugh MacLennan: Selected Essays Old and New, édité par Elspeth Cameron, Toronto, Macmillan du Canada, 1978, p. 164.

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Note de bas de page 3

« An English-Speaking Quebecker Looks at Quebec », op. cit., p. 234.

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Note de bas de page 4

Journal de Montréal, le 10 juillet 2012.

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Note de bas de page 5

Pierre Côté, Québécois 101: Notre portrait en 25 traits, Québec Amérique, 2012, p. 183.

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Date de modification :
2018-09-13