Archivé - Notes pour une allocution dans le cadre du Forum de discussion sur les perceptions des Canadiens de diverses origines envers la dualité linguistique – Événement passerelle

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Halifax, le 18 novembre 2011
Graham Fraser - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi


Bonjour,

Je vous remercie de nouveau de votre présence à ce troisième forum du Commissariat aux langues officielles sur la dualité linguistique et la diversité culturelle. Nous sommes maintenant à la mi-chemin du forum – aujourd’hui, nous avons rencontré les participants d’expression française. Nous avons beaucoup appris, et je les remercie tous de leur dévouement, qui a contribué à la réussite de cette discussion. Demain, c’est avec la même belle énergie que nous referons cet exercice avec les participants d’expression anglaise.

Les politiques du Canada en matière de dualité linguistique et de multiculturalisme contribuent non seulement à renforcer notre cohésion sociale, mais elles nous définissent également en tant que Canadiens. Ces caractéristiques – en elles‑mêmes et par leur interaction – ont joué un rôle dans l’évolution du Canada depuis le tout début. Cependant, dans la pratique, il y a encore des obstacles à surmonter avant que nous puissions bénéficier réellement de ces politiques et qu’elles soient totalement mises en œuvre. L’un de ces obstacles est certainement l’écart qui existe entre les aspirations en matière de dualité linguistique, dont font état nos lois et le discours politique, et la réalité, qui montre que la dualité linguistique est absente de la vie quotidienne de nombreux Canadiens.

C’est dans cette optique que se déroule ce forum de discussion. Aujourd’hui, nous avons exploré les perceptions qu’ont les Canadiens d’expression française de diverses origines habitant les provinces de l’Atlantique à l’égard de la dualité linguistique, et demain, nous explorerons les perceptions des Canadiens d’expression anglaise. Ensemble, nous tisserons des liens entre la dualité linguistique et la diversité culturelle afin de poursuivre et d’enrichir le dialogue amorcé il y a quelques années.

De nos jours, la dualité linguistique et la diversité culturelle constituent des valeurs et des symboles importants de la société canadienne, qui façonnent la manière dont les Canadiens se perçoivent et dont ils sont perçus partout dans le monde. Bien que la dualité linguistique ne soit pas toujours perceptible partout au pays, une majorité importante de Canadiens appuient le bilinguisme officiel.

En quoi consiste la dualité linguistique? Comme beaucoup d’entre vous l’avez souligné aujourd’hui, la dualité linguistique renvoie au fait que le Canada possède deux langues officielles ayant un statut égal, et que cela renforce l’existence des deux communautés linguistiques qui partagent le même territoire. Vous avez raison, bien sûr. Mais la dualité linguistique, c’est plus que cela.

La notion de dualité linguistique met en relief les concepts de partage et de dialogue entre les francophones et les anglophones. Certes, rapprocher les communautés n’est pas une mince tâche. Il faut y consacrer du temps et des efforts. Ce soir, nous espérons que vous profiterez de l’occasion qui vous est offerte pour discuter avec les autres participants. Nous venons peut‑être de différents horizons culturels ou linguistiques, mais nous pouvons quand même avoir des idées semblables sur le pays que nous bâtissons ensemble.

Je souhaite remercier Citoyenneté et Immigration Canada, la Société Nationale de l’Acadie, l’Office de l’immigration de la Nouvelle-Écosse et l’Office des affaires acadiennes, ainsi que le Musée canadien de l’immigration du Quai 21 de leur généreux appui, qui a rendu possible la tenue de cette soirée.

C’est un privilège de se retrouver ici ce soir au Musée du Quai 21. Un million d’immigrants sont entrés au Canada par ici – en parcourant ce musée, nous revisitons l’histoire de ces immigrants, réfugiés, épouses de guerre, enfants ou personnes déplacées qui ont franchi cette porte d’accès de 1928 à 1971. Le Musée du Quai 21 est le sixième musée national et le deuxième à être établi à l’extérieur de la région de la capitale nationale – c’est un riche trésor rétrospectif de l’histoire du Canada. Dès sa nouvelle désignation comme musée national il y a environ un an, ses gestionnaires ont fait preuve d’un leadership exemplaire en déployant tous les efforts requis pour remplir ses nouvelles obligations linguistiques, que ce soit en assurant l’affichage dans les deux langues officielles ou, encore, en encourageant les employés à suivre une formation linguistique en français. Ils ont aussi établi des contacts avec la communauté francophone afin d’explorer des pistes de collaboration sur divers projets. Il est clair que le Musée du Quai 21 est sur la bonne voie en ce qui a trait au respect des deux langues officielles du Canada.

Ce soir, en regardant autour de moi, je ne peux m’empêcher de penser à quel point c’est impressionnant de voir le passé se conjuguer avec le futur. À mesure que le temps passe, la dualité linguistique canadienne évolue et transforme notre pays. Le Canada est un pays d’immigrants : les Canadiens francophones et anglophones viennent de tous les coins du monde, et chacun contribue à la richesse de l’identité canadienne. En tant que commissaire aux langues officielles, c’est très émouvant de vous voir participer à un événement qui nous permettra de maintenir la dualité linguistique au cœur de nos aspirations comme Canadiens, peu importe nos origines. Comprendre comment des Canadiens d’origines diverses perçoivent la dualité linguistique nous aidera à faire en sorte que notre riche passé se transforme en un avenir prometteur. Ensemble, nous nous efforcerons d’avoir un débat national dans les deux langues officielles, sans qu’aucun d’entre nous n’ait le sentiment d’être laissé pour compte.

C’est avec grand plaisir que je vous présente notre invité de marque, M. Wayn Hamilton. Engagé dans sa communauté, M. Hamilton est aussi un modèle qui incarne ces deux valeurs que sont la dualité linguistique et la diversité culturelle. M. Hamilton est le directeur administratif de l’Office des affaires afro‑néo-écossaises depuis 2005. Avant de se joindre à cette équipe, il était éducateur régional auprès de la Nova Scotia Black Educators Association ainsi que consultant des services étudiants pour la division des Services afro‑canadiens du ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse. M. Hamilton a vécu et travaillé au Nigéria, au Ghana et en Sierra Leone pendant quinze ans, et a visité la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest.

Sans plus tarder, accueillons M. Wayn Hamilton.

Date de modification :
2018-09-13