Archivé - Notes pour une allocution lors de l’inauguration du nouveau Centre scolaire communautaire

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Grosse-Île, le 12 septembre 2011
Graham Fraser - Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi


Début de dialogue

Hello. Bonjour.

Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture officielle du nouveau Centre scolaire communautaire de Grosse-Île. Des projets semblables ont remporté un vif succès dans d’autres communautés anglophones du Québec. Comme vous le savez, un volet de mon mandat à titre de commissaire aux langues officielles consiste à prendre toutes les mesures possibles, dans les limites de mes pouvoirs, pour assurer la préservation et la vitalité des communautés de langue officielle partout au Canada.

Le projet du Centre scolaire communautaire est financé dans le cadre d’une Entente Canada-Québec relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement des langues secondes. L’objectif de l’Entente est de soutenir la langue de la minorité dans la province, de raffermir la collaboration entre les provinces et de faciliter le dialogue entre les deux communautés linguistiques du Québec.

L’historique des centres scolaires communautaires – ou CSC – est bref, mais éloquent. À ce jour, ils ont eu un grand succès dans les 23 écoles où ils ont vu le jour. Grosse-Île rejoint les rangs des 14 nouveaux CSC annoncés plus tôt cette année.

Votre communauté possède un patrimoine culturel et historique d’une grande richesse qui revêt une importance cruciale pour l’histoire du Canada. Si je ne m’abuse, le 28 juin 1534, Jacques Cartier a touché terre tout près d’ici, au hameau de East Cape, dans le village d’Old Harry.

Vos familles, comme celles d’autres communautés des Îles-de-la-Madeleine, sont composées de pêcheurs depuis de nombreuses générations. Vous partagez une histoire riche, dans laquelle abondent les récits au sujet de vos ancêtres qui ont survécu sans commodités modernes ou relatant des tragédies en mer. Ces récits font partie de l’histoire du Canada; ils doivent être transmis aux nouvelles générations de Canadiens, aussi bien francophones qu’anglophones. À ce propos, permettez-moi de souligner le travail remarquable réalisé par le Conseil des Anglophones madelinots pour préserver l’histoire de votre communauté, notamment avec son petit musée et ses publications fort intéressantes et pertinentes. J’ai d’ailleurs hâte de me rendre au village d’Old Harry avant de quitter les Îles.

Pour demeurer pleines de vitalité, les communautés de langue officielle ont besoin d’une forte participation de leurs membres. Une telle participation s’avère parfois difficile, en particulier au sein des communautés qui représentent une faible proportion de la population totale de leur région ou qui sont situées dans des endroits éloignés, comme c’est le cas de la communauté anglophone de l’île de l’Entrée. Avoir un lieu où tous peuvent se rencontrer pour apprendre, faire des découvertes, échanger des connaissances et des intérêts est un moyen extraordinaire pour une communauté de rester bien vivante. Les CSC représentent des liens solides entre les institutions et la vitalité communautaire.

Les effets positifs des CSC sur les élèves, les familles et la communauté sont nombreux : chacun bénéficie du soutien de l’autre, ce qui fait de l’école à la fois un centre scolaire et, permettez-moi ce jeu de mots, un point d’ancrage pour les communautés.

Conformément à la partie VII de la Loi sur les langues officielles, le gouvernement du Canada :

« s'engage à favoriser l'épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada et à appuyer leur développement, ainsi qu'à promouvoir la pleine reconnaissance et l’usage du français et de l'anglais dans la société canadienne. »

En conséquence, les institutions fédérales ont le devoir de s’assurer que des mesures positives sont mises en place dans le respect des compétences et des pouvoirs des provinces.

À titre de commissaire aux langues officielles, j’aimerais faire l’éloge du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, qui a soutenu la création de CSC dans des écoles dans l’ensemble du Québec. Je tiens également à remercier leurs nombreux partenaires communautaires du travail remarquable qu’ils ont accompli.

Ici, à Grosse-Île, le Centre scolaire communautaire poursuivra les objectifs suivants :

  • donner aux élèves l’accès aux conditions jugées essentielles à leur réussite;
  • s’adapter à la culture des communautés qu’elle dessert et répondre à leurs besoins particuliers;
  • offrir des services accessibles à la communauté en général;
  • assurer la prestation de divers services de manière autosuffisante et durable;
  • intégrer les ressources et services existants à ceux qu’offrent les organismes externes;
  • établir des partenariats pour la mise en commun de moyens financiers et de ressources afin d’assurer une durabilité à long terme;
  • être perçu, par les communautés qu’elles servent, comme une réponse efficace à leurs besoins;
  • faire preuve de souplesse et de créativité dans leur façon d’aborder la prestation de services.

Mais, par-dessus tout, votre CSC sera un lieu de rassemblement où toutes les générations de votre communauté pourront conserver leurs traits distinctifs, parler leur langue et garder leur communauté vigoureuse. Je vous souhaite à tous un succès retentissant. En constatant l’énergie positive de chaque personne ici présente, aujourd’hui, je suis certain que votre CSC aura de nombreux résultats exceptionnels, comme les autres CSC dans l’ensemble de la province.

Merci.

Date de modification :
2018-09-13