De la baie des Chaleurs jusqu’aux terres des bayous

Le 15 août, on célèbrera, dans un joyeux tintamarre, la fête des Acadiens. Pour marquer le coup, Au-delà des mots vous propose un article sur le chanteur louisianais Zachary Richard.

Si, de prime abord, on pense aux provinces des Maritimes quand on évoque l’Acadie, cette dernière n’a pas de véritables frontières, puisqu’il s’agit d’un territoire sans statut officiel. Première colonie européenne en Amérique du Nord, l’Acadie fut d’abord fondée en 1604, après que des Français vinrent s’établir dans cette région du Canada située à l’est du Québec d’aujourd’hui.

Depuis 1755, année où les autorités britanniques ont procédé à la déportation des Acadiens, les descendants de ce peuple se trouvent disséminés de par le monde. Certains durent aller s’établir dans des colonies britanniques ou d’autres colonies françaises, tandis que d’autres furent forcés de s’exiler en Europe. Ce point marquant de l’histoire canadienne est connu sous le nom du Grand Dérangement.

Plus tard, plusieurs mirent le cap sur la Louisiane, où ils créèrent la culture cajun. Ainsi, jusqu’au début du 19e siècle, le gouvernement louisianais fonctionnait majoritairement en français. Quand, en 1812, la Louisiane se joignit à la Confédération américaine, c’était le seul État dont le groupe majoritaire n’était pas anglophone.

Aujourd’hui, on parle toujours plusieurs variétés de français en Louisiane, mais cette pratique a connu un net déclin, puisque l’enseignement de cette langue a longtemps été interdit dans les écoles publiques. Tout de même, environ 200 000 personnes parlent français à la maison, tandis que plus du quart affirme être d’origine française. Il s’agit pour la plupart de descendants des Acadiens victimes du Grand Dérangement et ils constituent aujourd’hui la plus grande communauté francophone de tous les États américains.

Bonne fête à tous les Acadiens du monde!

Date de publication : Le mardi 03 août 2010

Date de modification :
2018-09-13