16 novembre 1896

Au Manitoba, l’enseignement bilingue est autorisé là où la demande le justifie

Nommé le « compromis Laurier-Greenway », l’accord se veut une entente dans l’épineux dossier des écoles confessionnelles dans la province. Laurier et Greenway sont les noms, à l’époque, du premier ministre libéral du Canada, sir Wilfrid Laurier, et du premier ministre libéral du Manitoba, Thomas Greenway.

Plus précisément, le compromis Laurier-Greenway autorise l’enseignement dans les langues autres que l’anglais dans les écoles rurales avec 10 élèves parlant une telle langue et dans les écoles urbaines avec 25 élèves parlant une telle langue. Le français est sur le même pied d’égalité que le polonais, l’ukrainien, l’allemand, etc. L’enseignement d’un cours de religion de 30 minutes est aussi permis après les heures normales de classe.

Le compromis Laurier-Greenway aura eu la vie courte, car une nouvelle loi annulera cette disposition en 1916 et fera de l’anglais la seule langue d’enseignement dans toutes les écoles publiques du Manitoba.

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